Geert Haverbeke

 
 

Les prix de l’essence et du diesel grimpent en flèche. Un coup dur pour le revenu des travailleurs, puisque cette hausse n’est pas prise en compte dans l’indexation des salaires. Le PTB veut le rétablissement du véritable indice des salaires qui prend en compte le prix de l’essence et du diesel, ainsi qu’un plan climat ambitieux qui fait payer les géants du pétrole.

L'an dernier, les 800 travailleurs du constructeur de tracteurs Case New Holland Industrial (CNHi), dans la zone portuaire anversoise, faisaient grève contre la pression au travail. La direction avait dépassé plusieurs limites sur le plan des droits syndicaux pour briser la grève. Les syndicats lui ont intenté un procès. Ils demandent que le tribunal confirme leurs droits syndicaux et mette un terme à l'agressivité des patrons.

« Tous les métiers sont pénibles », entend-on souvent. Et à juste titre, puisque, partout, la pression de travail a fortement augmenté et que, pour presque tous les travailleurs, travailler jusqu'à 67 ans est infaisable – dans la grande distribution, les usines, le secteur des soins, l'enseignement, la logistique, les transports publics, etc. Or de nombreux salariés espèrent y échapper grâce à la reconnaissance comme métier pénible par le gouvernement. Avec cela, le gouvernement vise le diviser pour régner. Comment l'éviter ?

Le rendez-vous est pris. Les organisation syndicales appellent à descendre massivement dans les rues de Bruxelles le 16 mai prochain. Objectif ? Défendre nos pensions contre les attaques du gouvernement. Cet appel à la mobilisation est la deuxième étape d'un plan qui a démarré par la distribution de plus d’un million de gazettes de sensibilisation.