Fonction publique

Le cabinet du ministre Jambon déclare qu'actuellement, « il y a des fonctionnaires qui peuvent prendre leur pension deux ans plus tôt parce qu'ils ne sont pas souvent ou jamais malades ». Qu'en est-il ? La réponse est très claire : fake news …

Le 6 juin, les fonctionnaires des ministères fédéraux (gardiens de prisons,  agents du fisc, etc.) seront en grève pour dénoncer les nouvelles attaques attaques du gouvernement contre toute une série de leurs droits rassemblés dans ce qu’on appelle « le statut ». Mais cette politique n’est pas une spécialité belge. Il s’agit d’une stratégie de l’Union européenne pour casser les services publics et les droits des salariés du secteurs publics.

Vous connaissez probablement les conseillers emploi du Forem. Vous connaissez moins les éclusiers, gardes forestiers, responsables des pistes des aéroports, ou le personnel d’entretien des routes, mais ils sont là pour vous. Mais le gouvernement wallon, lui, n’est pas là pour eux. Ce jeudi 30 novembre, les services publics de Wallonie seront en grève pour demander le respect de ses engagements.

Le gouvernement s’apprête à lancer une des plus grandes réformes (lisez : casse) de notre système de pensions : la pension à point. Ce système, encore trop peu connu, s’appliquerait notamment aux travailleurs du secteur public. « Pour harmoniser », avance le gouvernement. Dans les faits, il s’agit d’une attaque en règle, dont aucun travailleur ne sortira gagnant.

Dans une nouvelle étude, le service d'études du PTB a analysé l'impact de la réforme de la pension des fonctionnaires. Il en ressort que les fonctionnaires vont devoir travailler plus longtemps pour 300 euros de pension en moins. « Il faut augmenter les pensions des travailleurs et des petits indépendants, au lieu de diminuer celles des fonctionnaires », avance Kim De Witte, spécialiste PTB des pensions et auteur de l'étude.