Finances - Fiscalité - Budget

Le mouvement des gilets jaunes exprime un malaise profond de la société : les revenus stagnent, les services publics nous sont chèrement facturés tandis qu'une série de taxes ne cessent d'augmenter. Et pas n’importe quelles taxes : les plus injustes. Les millionnaires, eux, peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Voici pourquoi il faut inverser la tendance.

Les récentes augmentations des prix de l’essence et du diesel on constitué un coup dur pour le revenu des travailleurs. En effet, cette hausse n’est pas prise en compte dans l’indexation des salaires. Le PTB a donc introduit une proposition de loi pour rétablir un véritable indice des salaires qui prend en compte le prix de l’essence et du diesel.

La forte hausse des prix du carburant a provoqué un mouvement de colère important. Pour le PTB, il n’est pas normal que le coût de la vie augmente autant et que les salaires ne suivent pas. Il faut réintroduire l’essence et le diesel dans l'indexation des salaires et arrêter la hausse des taxes injustes.

Le Top-50 des ristournes fiscales fait mal. Chaque année, le PTB réalise ce classement des sociétés belges profitant des plus importants cadeaux fiscaux. Et, chaque année, des critiques sont lancées contre le Top-50. Pourtant, chaque année aussi, l'étude (lire ici) comprend déjà elle-même la réponse à ces critiques. Reprenons-donc, une fois encore…

En 2008, plusieurs banques belges – à commencer par la Fortis de Maurice Lippens – n'échappent à la faillite que grâce à l'intervention de l’État. Les banquiers ont triché, menti, manipulé. Mais ils ne passent pas par la case prison et c'est la population qui casque lorsqu'ils franchissent la case « nouveau départ ». Leur meilleur serviteur aura été le ministre libéral Didier Reynders.

Les patrons en rêvaient. Le gouvernement l'a mis en place cet été : un nouveau plan pour s'attaquer à nouveau à nos salaires, à nos conditions de travail, à la mise en concurrence des travailleurs. Comment y est-il arrivé ? En créant le mythe des métiers en pénurie. Décryptage d'une stratégie bien orchestrée.

Le nouveau « jobs deal » du gouvernement pousse les chômeurs dans la pauvreté, démantèle encore davantage la prépension et menace les conditions de travail et de salaire pour tous. Mais les fraudeurs fiscaux et les super-riches sont hors de danger. Un deal injuste et antisocial, donc...

L'accord budgétaire conclu hier soir par le gouvernement fédéral cible durement les chômeurs et les prépensionnés, mais laisse les super-riches hors de danger.

Le ministre des Finances, le N-VA Johan Van Overtveldt, est pris en flagrant délit de mensonge. Alors qu’il prétend que le nombre de contrôleurs fiscaux ne va pas diminuer, le député PTB Marco Van Hees a réussi à lui soutirer la preuve qu’il fait le contraire. Ce qui confirme le ministre dans son statut de « champion de la lutte contre la lutte contre la fraude fiscale ».

« Difficile pour l'heure de se montrer plus précis : les tableaux budgétaires concrétisant cet exercice seront d'abord fournis aux parlementaires », lit-on aujourd'hui dans la presse, suite au contrôle budgétaire conclu vendredi soir par le gouvernement.

Pages