IVG

L'avortement va-t-il sortir du code pénal ? C'est ce dont la Commission Justice du Parlement fédéral débat aujourd'hui. Le PTB veut une vraie dépénalisation, sans plus aucune sanction pénale sur les femmes, avec un rallongement du délai à 18 semaines et un temps de réflexion plus court de 48h.

Sortir l'interruption volontaire de grossesse (IVG) du Code pénal ? C'est le débat qui se posait concrètement en Commission Justice de la Chambre, ce mercredi 2 mai. Diverses propositions de loi, dont celle du PTB, demandent sa suppression du code pénal. L'IVG n'y a tout simplement pas sa place. Les partis du gouvernement ont tout fait pour enterrer le débat.

L’interruption volontaire de grossesse est un droit fondamental de la femme. C'est pourquoi les députés du PTB Marco Van Hees et Raoul Hedebouw introduisent cette semaine une proposition de loi destinée à retirer l'avortement du droit pénal.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’avortement n’a toujours pas été dépénalisé dans notre pays. Pourtant, les femmes doivent pouvoir décider librement et bénéficier de tous les soins médicaux dont elles ont besoin.

Le Centre d’Action laïque a récemment dénoncé le fait que des animations sur le droit à l’avortement était réalisé dans les écoles par le Groupe Croissance, dont le but est de décourager la pratique de l’avortement.

La loi sur l’avortement existe depuis 25 ans. Pourtant, les femmes qui optent pour une interruption de grossesse sont toujours confrontées à une situation des plus problématiques. Il est donc plus que jamais temps d’introduire des amendements, estime Justine Begerem, du mouvement de femmes du PTB, Marianne.