Maggie De Block

Beaucoup de nouveaux médicaments coûtent de plus en plus cher à notre sécurité sociale. La ministre de la Santé, Maggie De Block, dit qu’il n’y a pas d’alternatives si nous voulons que les patients aient accès aux médicaments les plus novateurs du marché. Mais est-il vrai que la ministre ne peut rien faire contre ces prix exorbitants ?

Depuis 2017, les malades de longue durée sont activés via ce qu'on appelle une « procédure de réintégration ». Mais, dans 70 % des cas, le patron dit qu'il n'y a ni travail adapté ni autre travail disponible et le travailleur malade est licencié sans la moindre indemnité. Ce mardi 22 mai, le Conseil des ministres a décidé que les travailleurs malades qui collaborent insuffisamment à cette procédure de licenciement pourront perdre de 5 à 10 % de leur indemnité de maladie. Les sanctions possibles pour les patrons qui ne procurent pas un travail adapté ou un autre travail sont quasiment supprimées.

Depuis le 1er avril 2018, et ce n’est pas un poisson, la majorité des travailleurs malades de longue durée qui reprennent le travail en temps partiel médical ont droit à moins d’indemnités de maladie. Ce sont surtout les travailleurs à bas revenu qui vont souffrir de cette nouvelle mesure.

Depuis deux mois, la direction de l’hôpital de la Citadelle essaye d’imposer un plan d’austérité de 11 millions d’euros dont la moitié serait portée par les travailleurs et les patients. Mais, depuis deux mois, les travailleurs résistent.

Depuis le début de l’an dernier, les malades de longue durée sous soumis à la réintégration au marché de l’emploi. « Avec quel résultat ? Dans sept cas sur dix, les employeurs prétendent qu’aucun travail adapté ou autre n’est disponible chez eux et les malades sont alors licenciés sans la moindre indemnité », écrit Peter Mertens.

Les mesures budgétaires 2018 dans le secteur des soins de santé viennent d’être annoncées. 187 millions seraient l’effort demandé au secteur pharmaceutique. Le patient devra débourser plus sur les médicaments s’il se voit prescrire par son médecin certains conditionnements et marques. Prenons à la loupe la politique des médicaments proposé par Madame De Block depuis 2015. Au lieu d’être étayée scientifiquement et accessible au patient, la politique des médicaments de Maggie De Block est surtout taillée à l’aune du profit de Big Pharma.

Les 11 maisons médicales de Médecine pour le Peuple (MPLP) refusent de collaborer à l’audit commandé par la ministre Maggie De Block sur les maisons médicales. « Nous ne collaborons pas à ce qui se résume à un exercice d’austérité arbitraire », s’indigne Sofie Merckx, porte-parole de Médecine pour le Peuple.

La Ministre de la Santé Maggie De Block n’aime pas les maisons médicales. Elle n’en veut pas de nouvelles, et veut couper les ailes aux maisons médicales existantes. Médecine pour le Peuple (MPLP) contre-attaque avec sa nouvelle campagne.

Depuis deux ans, la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld) a les maisons médicales dans son collimateur. Elle vient ainsi de lancer une nouvelle attaque, en confiant un audit des maisons médicales – « pour voir si chaque euro est bien utilisé » – à un bureau d’audit commercial international, KPMG. Un bureau connu pour ses positions en faveur d’une privatisation des soins de santé et d’une médecine à deux vitesses.

La présence d’un lobbyiste de Big Pharma dans son cabinet influence-t-elle Maggie De Block ? Une analyse du service d’études du PTB montre que, si nous appliquions les prix de onze médicaments hors-brevet en vigueur aux Pays-Bas en Belgique, cela rapporterait 203 millions d’euros. Pourtant, la ministre de la Santé préfère augmenter le prix des médicaments pour les patients.

Pages