Kim De Witte

Pensioenspecialist van de PVDA.

Le dossier des métiers pénibles est suspendu comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du gouvernement. Kim De Witte, le spécialiste des pensions du PTB et auteur de De Grote Pensionroof (le grand hold-up des pensions) analyse la question et présente des pistes pour en sortir.

Sous pression du mouvement social, le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) a dû mettre sa pension à points de côté. Mais il ne perd pas le Nord. Pour continuer à s’attaquer à nos pensions, il a un nouveau concept : la pension à mi-temps. Un système qui est censé remplacer les crédits-temps… et qui implique une perte de 70 à 150 euros par mois de pension, évidemment.

Si le mensonge et la tromperie étaient punissables, plusieurs parlementaires ou ministres libéraux auraient bien des problèmes avec la justice. La présidente des libéraux flamands de l'Open VLD, Gwendolyn Rutten, serait certainement même en prison. « Personne ne perdra rien de sa pension », avait-elle affirmé fin 2017 dans la presse. Et même : « Celui qui travaillera plus longtemps touchera plus de pension. » Rien n'est moins vrai.

En Belgique, les pensions légales sont très basses comparées à celles dans les pays voisins. Le service d'études du PTB a calculé cet écart des pensions dans une nouvelle étude. "L'écart des pensions avec les pays voisins va jusqu'à 50 %, explique Kim De Witte, le spécialiste des pensions du PTB. Et cet écart risque de se creuser encore davantage suite aux mesures du gouvernement Michel.”

En Belgique, les femmes ont en moyenne 34 % de pension en moins que les hommes. Un chiffre consternant, constate Kim De Witte, spécialiste pension du PTB, dans une carte-blanche parue sur Knack.be que nous publions ci-dessous. Il explique qu’il est tout à fait possible de faire autrement, comme le prouvent des exemples à l’étranger.

« Quand il s’agit du vieillissement, on n’entend systématiquement qu’un seul son de cloche. On nous dit que l’horloge tourne et que c’est maintenant que nous devons agir », écrit Kim De Witte, spécialiste pension du PTB, qui démonte les arguments avancés pour justifier l’actuelle politique en matière de pensions.

Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Les pensions dans notre pays sont parmi les plus faibles d’Europe. Le gouvernement Michel veut l’abaisser encore, via la pension à points.

Connaissez-vous ce sentiment désagréable de finir la soirée avec les poches vides et un ticket perdant de tombola en main ? Et si on vous disait que le gouvernement voulait instaurer ça pour nos pensions ? Cela porte même un nom : la pension à points. Voici tout ce que vous devez savoir à son sujet.

Les pensions sont hors de prix. Ou, du moins, c'est ce qu'on nous répète souvent. Kim De Witte, spécialiste pensions du PTB, indique que d'autres pays parviennent pourtant à financer des pensions plus élevées.

« Les propositions de pensions plus élevées semblent sympathiques mais, financièrement, c’est hors de prix », écrivait dans sa rubrique du Tijd Bart Van Craeynest, économiste en chef du gestionnaire de fortunes Econopolis. Réponse du spécialiste des pensions du PTB, Kim De Witte.

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