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Suite à l’accord de majorité communale conclu part les socialistes du sp.a et le PTB à Zelzate, les partis de droite, N-VA et Open VLD en tête, hurlent au scandale. Au point d’en appeler à l’instauration d’un cordon sanitaire autour du PTB. Mais qu’est-ce qui leur fait si peur ? Peut-être les propositions sociales et écologiques présentes dans l’accord ? Découvrez-les ici et faites-vous une idée par vous-même.

La commune de Zelzate, située au Nord de Gand, sera désormais dirigée par une majorité de gauche. Le PTB sera donc au pouvoir dans une commune, et c'est une première. Le sp.a et le PTB ont conclu un accord de majorité qui opte radicalement pour la participation citoyenne, une taxation juste et une vraie politique sociale qui investit dans les gens.

Fumée blanche à Zelzate. La commune, située au nord de la ville de Gand, sera dirigée pour les six prochaines années par une « coalition pour l'avenir » composée par les socialistes flamands du sp.a et le PTB. « Nous voulons que Zelzate redevienne une commune chaleureuse, sociale et démocratique », explique Geert Asman, chef de file du PTB local, qui sera Premier échevin.

Convoqué à une dernière réunion ce mardi 30 octobre, le PTB a pris acte de la rupture unilatérale par le PS des négociations en vue de former une majorité à la Ville de Liège. Le PTB regrette que les échanges constructifs n’aient pas abouti à un accord de majorité.

Le PS a donc choisi l’alliance avec le MR. Ce ne sera donc même pas une alliance PS-Ecolo-cdH-Défi qui était pourtant possible. Comme à Verviers, comme à Binche, comme en Province de Liège… s'allier avec le MR fait partie de la stratégie d'ensemble du Boulevard de l'Empereur (siège du PS). Les négociations PS-PTB-Ecolo étaient-elles une mascarade organisée ? Les négociateurs du PTB reviennent sur les coulisses de ces discussions...

Dirk De Block, chef de file du PTB Molenbeek, réagit à l'annonce de la majorité PS-MR dans sa commune : « L'alliance avec le MR était inscrite dans les astres. Ce ne sera donc même pas l’Olivier qui était mathématiquement possible… Contrairement aux apparences, Catherine Moureaux n'a jamais voulu négocier avec le PTB mais voulait transférer la responsabilité de son accord avec le MR sur le PTB. La ficelle est un peu grosse. C’était donc une mascarade organisée. »

Le PS, ce parti qui dit vouloir faire des majorités avec le PTB, a fait voter ce vendredi l’exclusion de deux élus du parti de gauche du conseil provincial du Hainaut. « Le PS a beau dire qu’il a tiré des leçons des affaires, il n’a pas changé d’un poil : c’est toujours la course aux postes, dans le mépris total du choix des électeurs », réagit Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB.

Dès le départ, le PTB a défendu une vision pour Charleroi caractérisée par une rupture par rapport à ce qui se fait aujourd’hui. Une rupture pour avoir un projet qui part des besoins des travailleurs et des habitants. Malheureusement, Paul Magnette estimait, lui, avoir un mandat pour continuer dans son modèle de ville libéral et avait la majorité absolue à lui tout seul. Le PTB a mené campagne pour un projet vraiment social, et se battra depuis les bancs de l’opposition et en mobilisant les gens, pour ce projet.

En envoyant sept élus du PTB au conseil communal de Molenbeek, les habitants ont envoyé un signal fort. Contre la majorité sortante menée par Françoise Schepmans (MR). Mais aussi pour ne pas simplement retourner au passé d’avant 2012. C’était avec cette volonté de rupture exprimée par les électeurs et électrices molenbeekois·es que le PTB a entamé les négociations avec le PS et Ecolo, au lendemain du 14 octobre… sans succès.

« Depuis le début des négociations, nous avons voulu qu'il y ait au moins un cadre général pour avoir une rupture de gauche avec la politique du passé, mais c'était visiblement en vain. Ce sera donc sans nous, » déclare Sofie Merckx, tête de liste PTB à Charleroi.

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