Syndical

Après Lidl, Ryanair et Aviapartner, c'était au tour des postiers de se mobiliser pour plus de respect et le droit de travailler dans de bonnes conditions. Un mouvement exemplaire qui, même s'il n'est pas encore fini, a déjà fait trembler la direction. Voici six leçons que l'on peut tirer de cette première mi-temps sociale.

Les propositions de la direction de bpost ont été discutées aujourd’hui dans les instances syndicales. « Nous avons reçu un avis négatif unanime », a résumé la CSC. De son côté, la CGSP estime les propositions « insuffisantes » et demande « la réunion du front commun dans les plus brefs délais ». Retour sur cinq des raisons pour lesquelles les postiers rejettent le plan de la direction.

Les stewards et les pilotes ont mis la multinationale Ryanair à genoux. David remporte sa première victoire sur Goliath. En s’unissant et en tenant bon, les travailleurs de l’air montrent qu’on peut gagner.

Les bagagistes, les manutentionnaires et le personnel d’enregistrement d'Aviapartner en ont assez. Après le personnel de Ryanair, eux aussi se sont mis en grève. Pour O'Leary et ses homologues, les compagnies d'aviation rapportent peut-être des millions, mais pour les travailleurs, les conditions de travail ne font que régresser. Une vraie bombe à retardement... 

Yuksel Kalaz travaille depuis 25 ans à IVAGO, intercommunale gantoise de déchets. Dans le numéro de mai dernier, Solidaire l’avait longuement interviewé. Rencontre avec un délégué syndical qui va faire son entrée au conseil communal de Gand.

L'an dernier, les 800 travailleurs de la fabrique de tracteurs Case New Holland industrial (CNHi) faisaient grève pour de meilleures conditions de travail. La direction réagissait de façon très agressive avec des huissiers, des astreintes et des briseurs de grève. Après l'opposition de l'ACV-CSC METEA et de la FGTB Métal, la cour d'appel d'Anvers a confirmé que le droit de grève a été enfreint par la direction. Il s'agit d'une victoire importante pour tous les travailleurs de notre pays.

L'an dernier, Ryanair a engrangé 1,4 milliard d'euros de bénéfice. Mais, quand le personnel veut boire un peu d'eau, il doit la payer. Le personnel de cabine et les pilotes en ont assez d'être exploités. Cela semblait impossible, mais un mouvement de lutte a finalement a finalement réussi à se former, par-delà les frontières. Et il exige d'être entendu de la direction de Ryanair.

« Le respect, réagit Raoul Hedebouw, porte-parole national et député fédéral du PTB. Voilà ce que demandent les travailleurs de Ryanair. Depuis des mois, ils luttent contre le dumping social qui vit dans leur entreprise. Nous voulons les soutenir dans ce combat, ainsi que demander le respect de leur droit à faire grève et à l'action collective. »

Le gouvernement cherche à rendre inoffensifs ceux et celles qui font entendre une voix de contestation. Comment ? En cassant le contre-pouvoir que représentent les syndicats et les mutuelles. Les partis de la majorité prévoient déjà une large attaque dans ce domaine après les prochaines élections. Mais il prépare dès aujourd’hui la bataille idéologique.

8 août 1956. 13 mineurs rescapés de la catastrophe de Marcinelle, 262 collègues ne remonteront jamais de la mine. Dont une majorité d’Italiens, mais aussi des belges, allemands, polonais, soviétiques, hongrois, grecs, français, hollandais, anglais, algériens, … Le combat syndical pour la santé et la sécurité au travail est international. Aujourd'hui encore le combat pour le droit à la vie et à la santé des travailleurs bute contre la logique du profit capitaliste.

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