Syndical

Bruno Verlaeckt, le président de la FGTB d'Anvers, a été condamné le vendredi 29 juin dernier comme organisateur d’une « entrave méchante à la circulation » lors de la grève générale du 24 juin 2016. La Ville d’Anvers, le tribunal correctionnel et le procureur ont voulu en faire une question de principe. Le mouvement social au sens large devra également en faire une question de principe pour ne pas faire reculer gravement les droits démocratiques.

Les 29 et 30 juin derniers, les cheminots ont organisé une grève pour défendre leur pension et un chemin de fer de qualité. L’occasion pour el gouvernement et la direction de tester pour la première fois le service minimum sur le rail. Bilan et analyse d’une première expérience qui montre les dangers pour les usagers et le caractère antidémocratique de la manœuvre.

Le gouvernement veut rendre possible la réquisition des gardiens de prison en cas de grève. Avec comme prétexte les droits fondamentaux des détenus. Pour l’avocat Jan Buelens, « ce que fait aujourd'hui le gouvernement, c'est réduire les droits tant des gardiens que des détenus. Et il utilisera demain les mêmes arguments pour limiter le droit de grève des autres groupes professionnels. »

Bruno Verlaeckt, le président du FGTB d'Anvers, a été reconnu coupable ce vendredi 29 juin pour "entrave méchante à la circulation" dans le cadre d'un piquet de grève lors d'une grève générale en 2016. C'est inacceptable. Cette condamnation constitue une menace pour les syndicats et pour toutes les organisations d'action collective. Sur cette base, même une action de parents et d'enfants devant la porte de l'école pour un air plus propre pourrait conduire à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 10 ans.

L'an dernier, les 800 travailleurs du constructeur de tracteurs Case New Holland Industrial (CNHi), dans la zone portuaire anversoise, faisaient grève contre la pression au travail. La direction avait dépassé plusieurs limites sur le plan des droits syndicaux pour briser la grève. Les syndicats lui ont intenté un procès. Ils demandent que le tribunal confirme leurs droits syndicaux et mette un terme à l'agressivité des patrons.

Vendredi 29 juin, la décision du tribunal sera connue. Le 15 juin, Bruno Verlaeckt et Tom Devoght, syndicalistes de la FGTB, comparaissaient en correctionnelle pour leur participation à une action pacifique de grève en 2016. Ils ont bénéficié du soutien massif de militants et de sympathisants de tout le pays. Vendredi, il faudra de nouveau être présents en nombre. Le PTB soutient l'appel et sera présent lui aussi.

Le vendredi 15 juin, les syndicalistes Bruno Verlaeckt et Tom Devoght comparaîtront devant le tribunal. Ils sont poursuivis pour avoir participé en 2016 à un piquet de grève dans la zone portuaire anversoise. Avec ce procès devant le tribunal correctionnel, ils risquent de lourdes sanctions. L'enjeu est particulièrement important pour le maintien du droit démocratique à mener des actions syndicales.

Le 15 juin comparaîtront devant le tribunal Bruno Verlaeckt et Tom Devoght, deux syndicalistes anversois qui risquent une peine de prison de cinq à dix ans pour avoir participé à un piquet de grève. Lors de la précédente audience, la salle était remplie de sympathisants et militants venus soutenir les deux syndicalistes. La FGTB appelle à remettre le couvert, avec le soutien de la CSC. Le PTB sera également présent.

Le 6 juin, les fonctionnaires des ministères fédéraux (gardiens de prisons,  agents du fisc, etc.) seront en grève pour dénoncer les nouvelles attaques attaques du gouvernement contre toute une série de leurs droits rassemblés dans ce qu’on appelle « le statut ». Mais cette politique n’est pas une spécialité belge. Il s’agit d’une stratégie de l’Union européenne pour casser les services publics et les droits des salariés du secteurs publics.

280 000 personnes dans tout l'hexagone. 80 000 rien qu'à Paris. La « Marée populaire » organisée par une cinquantaine d'organisations associatives, syndicales et politiques dans plus de 80 villes était un succès, ce samedi 26 mai. Des militants du PTB ont répondu présent dans la capitale française. A la grande joie des manifestants locaux.

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