Gouvernement

Le ministre des Finances, le N-VA Johan Van Overtveldt, est pris en flagrant délit de mensonge. Alors qu’il prétend que le nombre de contrôleurs fiscaux ne va pas diminuer, le député PTB Marco Van Hees a réussi à lui soutirer la preuve qu’il fait le contraire. Ce qui confirme le ministre dans son statut de « champion de la lutte contre la lutte contre la fraude fiscale ».

Le Vice-Premier ministre libéral Alexander De Croo évoque une privatisation des entreprises publiques, en particulier de la SNCB. « Alors que les défis de mobilité et de climat n’ont jamais été aussi urgents, le ministre De Croo lance la plus mauvaise piste qui soit pour les résoudre », réagit Michael Verbauwhede, spécialiste chemins de fer du PTB. Qui plaide pour plus de participation des usagers, pas du privé.

Beaucoup de nouveaux médicaments coûtent de plus en plus cher à notre sécurité sociale. La ministre de la Santé, Maggie De Block, dit qu’il n’y a pas d’alternatives si nous voulons que les patients aient accès aux médicaments les plus novateurs du marché. Mais est-il vrai que la ministre ne peut rien faire contre ces prix exorbitants ?

À l'approche de la manifestation pour les pensions du 16 mai dernier, le gouvernement a vu arriver à son secours le « Conseil académique des pensions ». Derrière ce nom qui inspire la confiance, l'indépendance et l'objectivité se cache une initiative du gouvernement lui-même. C'est en effet lui qui nomme chacun des membres du conseil, et qui fixe le cadre. Ce groupe a donc lancé sur son site Internet une offensive pour défendre le principe de la pension à points et inciter le gouvernement à en faire une réalité. Analyse.

Le 6 juin, les fonctionnaires des ministères fédéraux (gardiens de prisons,  agents du fisc, etc.) seront en grève pour dénoncer les nouvelles attaques attaques du gouvernement contre toute une série de leurs droits rassemblés dans ce qu’on appelle « le statut ». Mais cette politique n’est pas une spécialité belge. Il s’agit d’une stratégie de l’Union européenne pour casser les services publics et les droits des salariés du secteurs publics.

Sur les réseaux sociaux, Kim De Witte, spécialiste Pension du PTB, a reçu de nombreuses questions concernant l'accord préliminaire sur les métiers pénibles dans les services publics. « Avec le préaccord qui est aujourd’hui sur la table, les personnes exerçant les métiers pénibles vont devoir travailler plus longtemps pour moins de pension. Pour beaucoup, c’est tout simplement infaisable ! » réagit-il.

Depuis 2017, les malades de longue durée sont activés via ce qu'on appelle une « procédure de réintégration ». Mais, dans 70 % des cas, le patron dit qu'il n'y a ni travail adapté ni autre travail disponible et le travailleur malade est licencié sans la moindre indemnité. Ce mardi 22 mai, le Conseil des ministres a décidé que les travailleurs malades qui collaborent insuffisamment à cette procédure de licenciement pourront perdre de 5 à 10 % de leur indemnité de maladie. Les sanctions possibles pour les patrons qui ne procurent pas un travail adapté ou un autre travail sont quasiment supprimées.

Charles Michel a donné le feu vert au projet du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken d’enfermer des enfants en centres fermés avant leur expulsion. L’enfermement d’enfants a pourtant un impact destructeur sur leur bien-être et leur développement, et est en violation avec les Droits de l’Enfant.

« La pression au boulot est toujours plus forte et on veut en plus nous faire travailler plus longtemps ? Impossible ! », voilà un témoignage qui représentait bien l’état d’esprit des 70 000 femmes et hommes, salariés et salariées venus des quatre coins du pays contre les plans pension du gouvernement. Nous étions deux fois plus nombreux qu’en décembre dernier. Une vraie claque pour le gouvernement.

Theo Francken utilise une nouvelle fois la situation au parc Maximilien pour déshumaniser les personnes dont le seul crime est de fuir la guerre, la persécutions et la misère. Le nombre de migrants n’a pourtant pas augmenté ces derniers mois. S'ils doivent dormir dehors, c’est uniquement parce que le centre d’accueil où ils dormaient cet hiver a fermé ses portes.

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