Chemins de fer

Les 29 et 30 juin derniers, les cheminots ont organisé une grève pour défendre leur pension et un chemin de fer de qualité. L’occasion pour el gouvernement et la direction de tester pour la première fois le service minimum sur le rail. Bilan et analyse d’une première expérience qui montre les dangers pour les usagers et le caractère antidémocratique de la manœuvre.

D'Ostende à Arlon, ils étaient nombreux aujourd'hui à se mettre en grève à la SNCB, signe que le malaise sur le rail est grand. Et les gares du pays étaient aujourd'hui bien désertes. Preuve que beaucoup de navetteurs ne font pas confiance au service minimum prévu par la SNCB.

« SNCF : Macron a gagné », « Macron bat les syndicats de cheminots », « Rail : victoire pour Emmanuel Macron »… Ces derniers jours, les titres des articles sur le mouvement social enclenché depuis trois mois par les cheminots vont dans le même sens. Mais…

Pour la première fois de son histoire récente, le nombre de cheminots (en équivalents temps-plein, ETP) est passé sous la barre des 30 000 en mai 2018. Une chute de 10 000 ETP en moins de 15 ans. Alors que le nombre de voyageurs, lui, a augmenté de 40 % en 15 ans...

La CGSP Cheminots a déposé un préavis de grève les 29 et 30 juin. Un coup de tonnerre dans un ciel bleu ? Pas vraiment. Les mesures de la direction et du gouvernement n’arrêtent pas de détériorer les conditions de travail. Sans compter les carrières rallongées pour des pensions plus basses. La colère gronde dans toute la SNCB, et plusieurs préavis ont été déposés. Pour le moment, seul celui de la CGSP est maintenu. La grève annoncée est un mouvement pour la sécurité des usagers et pour des trains à l'heure.

Le Vice-Premier ministre libéral Alexander De Croo évoque une privatisation des entreprises publiques, en particulier de la SNCB. « Alors que les défis de mobilité et de climat n’ont jamais été aussi urgents, le ministre De Croo lance la plus mauvaise piste qui soit pour les résoudre », réagit Michael Verbauwhede, spécialiste chemins de fer du PTB. Qui plaide pour plus de participation des usagers, pas du privé.

280 000 personnes dans tout l'hexagone. 80 000 rien qu'à Paris. La « Marée populaire » organisée par une cinquantaine d'organisations associatives, syndicales et politiques dans plus de 80 villes était un succès, ce samedi 26 mai. Des militants du PTB ont répondu présent dans la capitale française. A la grande joie des manifestants locaux.

Depuis deux mois, les travailleurs français sont en lutte contre les plans du président Emmanuel Macron et les politiques libérales de l'Union européenne. Dans ce combat, les cheminots sont la locomotive. Décryptage avec un des conducteurs de cette locomotive, le Secrétaire général de la CGT Cheminots.

Cette année, le 1er mai du PTB à Liège a été marqué par la présence de cheminots français en lutte. Rencontre avec Matthieu Bolle-Reddat, conducteur de train et Secrétaire général de la CGT Cheminots Versailles.

« Bravo les Français ! On est avec vous ! » Cette phrase a été répétée de nombreuses fois au 1er Mai de Liège. A l’invitation du PTB, des cheminots de la CGT ont fait le déplacement depuis la région parisienne.

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