Etats-Unis

Les 11 et 12 juillet, Donald Trump viendra en Belgique pour un sommet de l’Otan. Il demandera à notre pays d’investir davantage dans la défense. Cela alors que les États-Unis durcissent leur politique étrangère et veulent assurer leur domination mondiale par la démonstration de leur force militaire. Le 7 juillet, 2000 personnes sont descendues dans la rue avec un message clair : #TrumpNotWelcome et #MakePeaceGreatAgain. Isabelle Vanbrabant est une des organisatrices.

Partout dans le monde, des gens ont exprimé leur indignation face aux images révoltantes de ces enfants enfermés dans des cages. Plus de 2300 enfants de réfugiés – la plupart originaires du Guatemala et du Salvador – étaient en effet séparés de leurs parents et enfermés dans des camps à la frontière avec le Mexique. Aux États-Unis mêmes, les importantes manifestations ont contraint Trump a faire un pas en arrière. Preuve qu’il n’est pas insensible à la pression. Le 30 juin, une grande marche de protestation est encore prévue à Washington et, le 7 juillet, à Bruxelles. 

Jusqu'il y a à peine quelques mois à peine, on pensait qu'on allait vers une guerre dévastatrice sur la péninsule coréenne – Trump promettait d'y amener « fire and fury », les manœuvres militaires des États-Unis et de la Corée du Sud battaient leur plein, la Corée du Nord poursuivait de plus belle ses essais de missiles nucléaires... Or désormais, un agréable vent de paix souffle sur la région et le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se sont même serré la main à Singapour. Mais qu'en est-il vraiment, et quelles sont les perspectives ?

Le 7 juillet, plusieurs organisations et mouvements manifesteront à Bruxelles pour protester contre la venue de Trump et sa politique. Le message est clair : #TrumpNotWelcome et #MakePeaceGreatAgain. Avec le PTB, nous soutenons totalement cette initiative et appelons chacun à venir manifester.

La décision de Donald Trump a en réalité peu à voir avec l’accord en tant que tel. Il s’agit plutôt d’une manœuvre visant à appliquer la bonne vieille recette des sanctions économiques afin de faire basculer un régime jugé indésirable. Donald Trump et ses acolytes entendent ainsi modifier les rapports de force au Moyen-Orient et y installer une domination américaine. Explications.

En novembre 2017, toute l'Assemblée générale des Nations unies (hormis les Etats-Unis et Israël) condamnait le blocus que les Etats-Unis imposent à Cuba. L'Union européenne elle aussi qualifie le blocus étasunien d'obsolète et illégal. Une action aura lieu ce 15 mai devant l'ambassade des États-Unis à Bruxelles.

Avec une rhétorique de guerre digne de la guerre contre l’Irak, Trump jette l’accord avec l’Iran à la poubelle et veut prendre des sanctions fortes contre ce pays. Ce sont les intérêts économiques et géostratégiques des américains et des israéliens qui sont en jeu, ces sanctions sont inacceptables.

Aux USA, les profs n'en peuvent plus, et ils le font entendre. En Oklahoma, par exemple : « Après plus de 10 ans d'économies et de négligence des autorités, nos élèves sont dans des classes surpeuplées, au mobilier insuffisant, avec de vieux livres scolaires qui tombent en morceaux, dans une école qui n'est ouverte que 4 jours par semaines, avec des enseignants qui sont obligés de vendre leur plasma sanguin, d'avoir un deuxième boulot ou de recourir aux banques alimentaires pour nourrir leur famille. »

Pourquoi les États-Unis ont-il décidé d’attaquer la Syrie le 13 avril dernier ? Le recours aux armes chimiques est évidemment intolérable, mais personne ne croit que Washington s’inquiète du sort des civils syriens. L’impérialisme se moque bien du sort des peuples arabes. Depuis 1990, les interventions militaires occidentales n’ont fait que semer le chaos et la destruction au Moyen-Orient.

« Les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner. » C'est par ce message sur Twitter que, début mars, le président des États-Unis Donald Trump lançait la campagne qu'il avait promise contre la Chine. Tout de suite après, il annonçait une taxe d'importation de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium. Il réalise ainsi une de ses plus importantes promesses électorales, celle faite aux barons américains de l'acier et aux travailleurs de la sidérurgie à qui il avait promis davantage d'emplois. Mais mieux aurait valu twitter : « Les guerres commerciales sont faciles à commencer, mais on ne sait jamais comment elles se terminent. »

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