Espagne

« Enfin ! » C’était le sentiment de nombreux Espagnols quand le Parlement a voté la destitution du Premier ministre Mariano Rajoy. Les livres d’histoire se rappelleront des années Rajoy comme celles de l’austérité sauvage. L’allié de toujours de Merkel et de la Commission européenne. Mais où va l’Espagne maintenant ?

Depuis l’automne 2017, des milliers de pensionistas descendent régulièrement dans les rues de toute l’Espagne. Le 22 février ont eu lieu les premières grandes actions de la « Coordination nationale pour le maintien du système public des pensions ». Dans plus de 80 villes et communes espagnoles, des dizaines de milliers de seniors luttent pour une pension décente. Et ce 17 mars, les deux plus grands syndicats organisent une journée d’action massive dans tout le pays. Mais quelle est la cause exacte de la colère des retraités espagnols ?

Révolte des grands-parents en Espagne. Grève dans les universités britanniques. Mécontentement en France et en Italie. Pensions de misère en Allemagne. Et, chez nous, métiers pénibles et pension à points. Une résistance se lève en Europe face à une régression sociale coordonnée au niveau européen.

La crise entre les dirigeants espagnols et catalans ne s’apaise pas. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, refuse tout dialogue et menace de prendre le contrôle direct sur la région. Les dirigeants européens soutiennent tacitement la répression. Le dirigeant catalan Puigdemont, de son côté, a organisé un référendum très discutable. Dans un jeu tactique, il a fait une déclaration d’indépendance, qu’il a de suite suspendue. Faut-il choisir entre l’autoritarisme de l’État espagnol et de l’Europe et l’indépendantisme ?

El Partido del Trabajo de Bélgica (PTB-PVdA) condena la violencia brutal de la policía española en Cataluña y llama al diálogo.

The Workers' Party of Belgium (PTB-PVDA) condemns the brutal violence of the Spanish police in Catalonia and calls for dialogue. “We condemn the brutal violence by the Spanish State and plead for a negotiated solution”, says PTB-PVDA chairman Peter Mertens.

Le PTB condamne la violence brutale de la police espagnole en Catalogne et lance un appel au dialogue.

Les images sont fortes. Au matin du 20 septembre, 14 hauts fonctionnaires de l'administration catalane ont été arrêtés par la Garde civile espagnole. L'objectif du gouvernement espagnol est d'éviter l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, programmé pour le 1 octobre.

« "Lorsqu’elle a été élue bourgmestre de Barcelone, Ada Colau a immédiatement diminué son salaire de manière drastique", ai-je expliqué lors d’une interview ce dimanche à la radio. Siegfried Bracke en a avalé son café de travers et tweeté son mécontentement. Alors que des villes comme Anvers et Bruxelles ont beaucoup à apprendre de comment Barcelone révolutionne la ville », écrit Peter Mertens, le président du PTB, dans une opinion parue sur LeVif.be.

Alors que la question des rémunérations des mandataires politiques et de l'éthique politique est d'une actualité brûlante avec le scandale du Samusocial, le PTB participera ce week-end à une conférence organisée organisée par la Ville de Barcelone et Barcelona en Comú, l’organisation d’Ada Colau, la bourgmestre de Barcelone. Celle-ci, qui s'est fait connaître comme activiste avant d'être élue en 2015, a démarré son mandat en diminuant son salaire et en prenant des mesures de tolérance zéro envers la corruption et la politique de l’enrichissement personnel.

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