Syrie

Pourquoi les États-Unis ont-il décidé d’attaquer la Syrie le 13 avril dernier ? Le recours aux armes chimiques est évidemment intolérable, mais personne ne croit que Washington s’inquiète du sort des civils syriens. L’impérialisme se moque bien du sort des peuples arabes. Depuis 1990, les interventions militaires occidentales n’ont fait que semer le chaos et la destruction au Moyen-Orient.

« Tiens-toi prête, la Russie, nos missiles arrivent. » Le tweet de Trump était clair : une confrontation directe entre les deux grandes puissances nucléaires semble très proche. La Grande-Bretagne et la France s’apprêtent à y participer. Pour le PTB, la priorité est l'arrêt de l'escalade guerrière et l'organisation de négociations de paix.

Les projecteurs du monde entier sont braqués sur la Ghouta orientale. La population civile y est victime à la fois des bombardements de l’armée syrienne comme de la terreur des rebelles islamistes. L’armée turque bombarde les Kurdes d’Afrine et les GI’s américains s’installent durablement dans le désert syrien. Mais quand donc cette guerre atroce prendra-t-elle fin ?

Le président des États-Unis Donald Trump a envoyé plus de 50 missiles sur une base de l’armée syrienne, ce jeudi 6 avril. Trump affirme réagir à l'utilisation d'armes chimiques. Il s'agit surtout d'une escalade dangereuse du conflit.

Ce samedi 1er avril, le journal britannique The Guardian révélait l’implication des F-16 belges dans les bombardements effectués le 17 mars par la coalition occidentale sur Mossoul, en Irak, qui ont tué au moins 140 civils. Le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) balaie les critiques en les taxant de « petits jeux politiques ». Ce lundi 3 mars, le ministre est invité à s’expliquer en Commission spéciale de suivi des missions à l’étranger – à huis clos. Le PTB exige la transparence et un débat public sur le bilan des interventions militaires occidentales auxquelles il s'oppose depuis le départ.

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés de ce 20 juin, le réseau Amitié sans frontières appelle le gouvernement belge à changer de politique : « Au lieu de tout faire pour “décourager” les réfugiés de venir chercher l’asile ici, la Belgique devrait prendre sa part. »

Selon le Premier ministre Michel, la « légitime défense » pourrait être invoqquée pour bombarder la Syrie. Avec cet argument, on pourrait bombarder tous les pays où des terroristes sont présents.

Sous pression des États-Unis, le gouvernement fédéral veut étendre l’intervention militaire belge à la Syrie et même la Libye, même sans mandat des Nations unies. Le choix des bombardements est inefficace contre le terrorisme et, dans le contexte chaotique syrien, il est en plus très dangereux. Le député fédéral PTB Raoul Hedebouw a interpellé le Premier ministre ce jeudi au Parlement.

L’actuelle crise des réfugiés doit être traitée à la racine. Bien des Syriens et des Irakiens fuient aussi et surtout parce qu’ils en ont assez des combats. Douze millions de Syriens, soit plus de la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire. Dans une telle situation, la toute première priorité doit toujours être de faire taire les armes. L’histoire montre que c’est possible. 

Le 13 mai, le président de la Commission européenne Juncker présentait « l’Agenda européen 2015 de la migration ». Ce qui saute aux yeux, c’est l’intention de détruire les réseaux de passeurs via une « opération militaire de gestion de crise ». Celle-ci a été annoncée dans un arrêté du 18 mai 2015. Le Conseil de l’Union européenne lancera l’opération sous le nom de EUNAVFOR Med.

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