Pensions

Le gouvernement veut absolument faire passer son projet de loi sur les pensions des métiers pénibles. Sa dernière tentative ? Nommer deux experts pour convaincre les syndicats. Ses experts ? Un banquier et un PDG… Prochain rendez-vous le 14 décembre, pour la journée d’action syndicale pour nos pensions et le pouvoir d'achat.

Le dossier des métiers pénibles est suspendu comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête du gouvernement. Kim De Witte, le spécialiste des pensions du PTB et auteur de De Grote Pensionroof (le grand hold-up des pensions) analyse la question et présente des pistes pour en sortir.

Le PTB s’oppose à la volonté du gouvernement de supprimer la possibilité de crédits-temps de fin de carrière à 55 ans et soutient les appels des organisations syndicales à se mobiliser le 14 décembre prochain.

« Vous attaquez l’ensemble des droits sociaux des agents de police », disait Marco au Ministre N-VA de la Sécurité et de l'Intérieur Jan Jambon. La liste est longue : à la fois les pensions, les congés, les salaires, le régime maladie, les effectifs et le droit de grève sont attaqués.

Le PTB a apporté son soutien aux près de 60 000 manifestants et manifestantes qui sont descendu·e·s dans les rues de huit villes du pays ce mardi 2 octobre. Ils protestaient contre les plans pension du gouvernement. Partout, dans tous les secteurs, en rouge ou en vert, s’est exprimé le refus radical d’une logique qui nous fait travailler plus longtemps pour moins de pension.

Dans son discours à ManiFiesta, le président du PTB, Peter Mertens, a précisé les priorités nationales du parti de gauche pour les élections : la pauvreté et le logement.

Le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine affirme que le PTB diffuse des fake news sur la pension à mi-temps. Pour Kim De Witte, spécialiste des pensions du PTB, la pension mi-temps aura un effet négatif sur la pension ultérieure, en comparaison avec le système actuel des emplois de fin de carrière (crédit-temps de fin de carrière ou interruption de carrière).

Sous pression du mouvement social, le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) a dû mettre sa pension à points de côté. Mais il ne perd pas le Nord. Pour continuer à s’attaquer à nos pensions, il a un nouveau concept : la pension à mi-temps. Un système qui est censé remplacer les crédits-temps… et qui implique une perte de 70 à 150 euros par mois de pension, évidemment.

Avant les vacances, les syndicats avaient annoncé une journée d’action nationale pour les pensions le 2 octobre. Pendant les vacances, le gouvernement a pris dans notre dos de nouvelles mesures antisociales, sous le rutilant nom de « Jobs deal ». Résultat : nos avons au moins 6 bonnes raisons de lui promettre un été indien au niveau de la mobilisation sociale.

En fin de carrière, beaucoup se sentent un peu, ou totalement, au bout du rouleau. Ce qui fait qu'aujourd'hui, plus de 100 000 personnes travaillent en 4/5e ou à mi-temps, dans l'espoir de pouvoir continuer à travailler jusqu'à leur pension. Mais cette possibilité, le gouvernement Michel vient de la supprimer…

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