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Une équipe médicale de M3M est arrivée à Gaza, ravagée par la guerre

Le cessez-le-feu a été décidé voici quinze jours à peine que Gaza a déjà disparu des infos. Pourtant, les ravages humanitaires sont énormes. Une mission médicale de Médecine pour le Tiers Monde (M3M), composée d'une urgentiste et d'une anesthésiste, est finalement parvenue sur place. Récit.

Les besoins restent énormes, même après la fin des bombardements. La guerre a fait 11 100 blessés, dont 3374 enfants. Un millier de ces enfants au moins garderont un handicap à vie. Cent mille personnes n'ont plus de logement. Un quart de la population n'a pas accès à l'eau potable.

Pour cette mission, qui commencera par une assistance au personnel médical, avant de déterminer avec les équipes locales les manières d’utiliser au mieux les dons qui ont été faits, trouver des volontaires n'a pas été un problème : plusieurs médecins ont fait savoir qu'ils désiraient y aller.

Cependant, si trouver des volontaires s’est avéré relativement facile, avoir accès à Gaza était une tout autre affaire. Malgré la promesse de réouverture des frontières après la fin des hostilités, Israël continue à en limiter fortement l'accès, même pour l'assistance humanitaire.

Nous sommes néanmoins parvenus à obtenir une autorisation pour Céline et Élisabeth. Hier matin, elles ont quitté Tel-Aviv pour Erez, le check-point où Israël contrôle l'accès à Gaza. Tous les bagages y ont été contrôlés minutieusement mais, finalement, toutes deux ont pu passer en compagnie d'une équipe de médecins britanniques de MAP-UK.

Une bouffée d’oxygène, mais le soutien reste nécessaire

Du côté palestinien les attendait une délégation de notre organisation partenaire, l'Union of Health Work Committees (UHWC). Durant le trajet jusqu'à l'hôpital d'Al-Awda, l'ampleur des ravages qu'a subis la bande de Gaza est apparue très clairement.

Par chance, l'hôpital où l’équipe se rendait a été épargné par les bombardements. Aux urgences, il faisait relativement calme, maintenant qu'il n'y entre plus de blessés de la guerre. Le directeur médical, le Dr Yousef Sweity, a expliqué que, depuis le cessez-le-feu, l'UHWC avait pu reconstituer les stocks, entre autres grâce à notre soutien. Ils ont également reçu des dons de matériel médical et de médicaments. Certains manques sont désormais moins dramatiques, mais cela ne signifie pas que tout soit déjà redevenu normal. Il reste à s'assurer qu'on ne va pas se retrouver avec des armoires sans approvisionnement d'ici la fin du mois, notamment en ce qui concerne les médicaments essentiels.

Avec le Dr Al-Kashif, le coordinateur international du ministère palestinien de la Santé publique, l’équipe a discuté de la suite du planning de la mission. En tout cas, l'UHWC est déjà partie prenante pour la formation du personnel.

Lors des diverses prises de contact de ces premières heures, une constante demeure présente : « Les bombardements israéliens de juillet et août ont été les plus graves qu'on ait jamais subis. Jamais nous n'avons vu tant de mort et de destruction. »

L'appel aux dons est donc toujours d'actualité, même après le cessez-le-feu.

Vous pouvez soutenir le fonds d'urgence de Médecine pour le Tiers Monde (M3M) en faisant un don sur le numéro de compte BE15 0010 4517 8030 (BIC: GEBABEBB) et en inscrivant « fonds d'urgence » dans la communication. Vous pouvez aussi faire un don en ligne. Avec une domiciliation mensuelle, vous donnez un caractère durable à votre soutien. Les dons de 40 euros ou plus par an donnent droit à une attestation fiscale. 
Informez-vous sur le site web www.m3m.be et sur la page Facebook de M3M sur les actions concrètes que nous soutenons.

Article repris de www.m3m.be.

« L’engagement de ces jeunes est admirable »

Riet Dhont, une des responsables du PTB active sur la question de la Palestine, a réagi au témoignage de l’équipe de M3M : « Il est admirable que des jeunes gens s’engagent ainsi et fassent preuve d’une telle solidarité dans ces circonstances difficiles. Nous ne pouvons que le féliciter. On constate la même chose en Belgique, ou ce sont surtout des jeunes qui s’activent pour faire signer la pétition exigeant l’annulation de la mission économique prévue en décembre par les gouvernements régionaux. »

Le PTB continue en effet de faire signer sa Pétition pour l'annulation des missions économiques belges en Israël. Cliquez pour avoir plus d’information à ce sujet et pour signer la pétition.

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