Le 26 juin 2017, à l’appel de la plateforme Ry-Ponet, des citoyens se sont rassemblés devant le conseil communal de Liège pour dénoncer un projet immobilier à Chênée. (Photo Jean Peltier)

Sophie Lecron, tête de liste à Liège : Droit à une ville où on respire

Vendre la ville au plus offrant, quitte à couler des espaces verts dans du béton. C’est une réalité que l’on retrouve dans la plupart des villes du pays. L’exemple par Liège.

Sophie Lecron, tête de liste à Liège

Sophie Lecron, 35 ans, est enseignante dans le secondaire, mère d’un enfant et cheffe de groupe du PTB au conseil communal liégeois. L’environnement touche particulièrement la tête de liste locale : « A Liège, ces dernières années, beaucoup de dossiers ont touché à cette problématique. Les autorités communales ont une vision libérale de l’environnement. Pour chaque espace vert bien situé, elles se demandent  : “Comment le rendre attractif pour le vendre à un promoteur privé ? »

Le sujet est arrivé à la quatrième place des sujets qui préoccupent le plus les gens que nous avons sondés. Parmi nos 1  538 enquêtes remplies, 33  % des gens ont mis ce thème dans leur top 3. La première revendication ? Lutter contre la privatisation des espaces verts. » Ce n’est pas un hasard quand on voit le contexte local.

« La majorité communale PS-cdH n’envisage les espaces verts que comme une marchandise à vendre au privé. Et ce, sans consulter les principaux intéressés – les riverains – évidemment. Quand les citoyens et les associations apprennent l’existence d’un projet, il est bien souvent déjà bouclé et prêt à passer au vote du conseil communal. »

Mais tout n’est pas noir dans la Cité ardente, selon Sophie Lecron, qui se réjouit que les citoyens ne se laissent pas faire. Ces six dernières années, trois gros dossiers ont été bloqués.

« Par exemple, à Chênée, Neufcour a voulu construire 520 logements sur une colline de 300 hectares. Plus on montait la colline, plus on allait avoir des logements de luxe. Un collectif s’est créé et a appelé à envoyer un courrier à la ville pour s’opposer au projet. Résultat : 4200 lettres, pour un seul quartier ! »

Mobilisation citoyenne

Quel est le rôle du PTB dans ces luttes  ? « On est aussi sur le terrain. On participe à différentes initiatives. On diffuse les infos des collectifs, on relaie leurs activités, leur vision, etc. »

Une étude de Greenpeace parue il y a quelques semaines montre que la qualité de l’air à l’école est préoccupante sur tout le territoire. Partout en Belgique, des parents et des élèves se bougent pour exiger des autorités des mesures afin de rendre l’air plus sain.

« Nous voulons une ville où on respire », résume Sophie Lecron. Une nécessité, selon elle : « Nous sommes une commune très polluée car beaucoup d’entreprises ont été ou sont présentes sur le territoire. Face à cela, il n’y a que deux stations de mesure des particules fines. La Ville en promet une troisième mais ça tarde… Nous voulons la mettre en place dès que possible. Nous voulons aussi un plan d’investissements pour rénover les logements publics, aider les gens pour isoler leur logement, diminuer les déchets, etc. »

Un souhait pour le 15 octobre 2018 ? « Nous voulons que les pouvoirs publics reprennent en main les espaces verts et impliquent les citoyens. »

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Article publié dans le magazine Solidaire de juillet - août 2018Abonnement.

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72 ans retraite actif, je m'occupe de trouver des solutions de mobilité VERTES, une de mes solution le VELO ELECTRIQUE SECURISE, pas de vol, de dégradation, stationnement en sécurité, un vrai moyen de locomotion POPULAIRE, des solutions VILLES VERTES il y en a mais des volontés politiques ? J'en propose et pas de reponse, ALLER LE PEUPLE REVEILLEZ VOUS !