« A bas le blocus impérialiste contre Cuba » peut-on lire dans un défilé du 1er Mai à Cuba. Le pays a déjà perdu 134,5 milliards de dollars à cause du blocus américain. (Photo Clara Sanchiz/Flickr)

Les Nations Unies votent encore massivement pour la levée du blocus contre Cuba

Ce 1er novembre, l’Assemblée générale des Nations Unies s'est prononcé pour la 23e fois en faveur de la levée du blocus américain imposé à Cuba. Les États européens ont voté également en faveur de la levée, mais sans s’opposer le moins du monde aux États-Unis. Vous avez dit hypocrisie ?

Officiellement, l’Assemblée générale des Nations Unies se prononce chaque 31 octobre sur une résolution cubaine intitulée « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba ». Pour la 23e fois, comme chaque année, Cuba décrira dans un rapport détaillé l’impact du blocus, données chiffrées et exemples à l’appui. Entre avril 2017 et mars 2018, le préjudice est estimé à 4,2 milliards de dollars, de sorte que le montant total des pertes subies par Cuba sur six décennies a déjà atteint le chiffre de 134,5 milliards de dollars. Prenons un autre exemple concret. Cuba a mis au point des traitements efficaces contre le cancer. Le problème est que le meilleur médicament pour limiter les effets secondaires de la chimiothérapie et la rendre ainsi plus supportable est commercialisé par une multinationale américaine, il est par conséquent impossible de s’en procurer sur l’île...

Tous les pays d’Europe ont rejeté – en paroles – le blocus

Ces dernières années, l’Assemblée générale a toujours approuvé à la quasi-unanimité la levée du blocus. Sous Obama, les États-Unis s’étaient abstenus, sur leur propre législation. Sous Trump, c’est le retour d’une confrontation musclée : seuls les États-Unis et leur disciple Israël ont voté contre.

Cette année, l'administration américaine va encore plus loin. Dans le contexte des attaques de Trump contre les Nations Unies et le multilatéralisme, les États-Unis ont exigé qu'un débat soit d'abord tenu sur huit amendements à la résolution cubaine. Ces amendements concernent des violations présumées des droits de l'Homme par Cuba.  Ce n'est qu'un jour plus tard que le vrai vote aurait lieu.

Mais le soutien à l’abolition du plus long blocus de l’histoire est plus important que jamais. Tous les pays européens votent depuis des années en faveur de la levée. Malheureusement, dans les faits cela n’a pratiquement rien changé, si ce n’est un nouvel accord de partenariat signé entre Cuba et l’Union européenne, l’an dernier au mois de novembre.

En réalité, l’Union européenne se fait le complice du maintien du blocus imposé à Cuba par les États-Unis. Ou plutôt devrait-on dire que les pays européens sont pris en otage par les États-Unis qui imposent de manière unilatérale à l’Europe leurs lois sur le blocus. Il existe pourtant des moyens légaux pour empêcher cela, malgré tout, l’Union européenne continue de se plier aux pressions américaines.

De grandes banques ont refusé une aide à Cuba après Irma

La Coordination pour la levée de l'embargo contre Cuba – dont le PTB fait partie aux côtés d’ONG, mouvements sociaux, syndicats et autres partis politiques – a récemment révélé que quatre grandes banques actives en Belgique avaient refusé d’envoyer une aide humanitaire à Cuba après le passage de l’ouragan Irma l’an dernier. Que les tentacules du blocus puissent se déployer aussi loin est inouï et inadmissible. La Coordination belge a d’ailleurs dénoncé l’hypocrisie des politiciens belges, qui condamnent en paroles le blocus, mais qui dans les faits le tolèrent. Ce qui les rend complices de ces sanctions inhumaines.

 

Pour soutenir la campagne contre le blocus et à l’occasion du vote qui aura lieu ce 1 novembre, le député PTB Marco Van Hees lance un appel vidéo.


• Signez la pétition pour soutenir la levée du blocus nord-américain contre Cuba et dénoncer la complicité de l’Europe : https://nonaublocus.be/petition

 

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