Le nationalisme recule en Flandre

David Pestieau

Selon plusieurs études récentes, les campagnes nationalistes incessantes ont moins d'effet sur les Flamands : ils se sentent de plus en plus Belges. Et quand il s'agit de résistance sociale, ils sont mêmes plus nombreux à se mettre à l'action.

Le nationalisme, et oui, recule en Flandre, nous apprend une étude de la KUL, révélée ce matin dans De Standaard et Le Soir. Près d’une moitié des Flamands (49,6 %) souhaite que la Sécurité sociale reste fédérale, alors que 30,7 % voudraient la voir régionalisée. 

Quant à la scission du pays, elle ne séduit que 6,4 % des personnes interrogées contre 11,9 % encore en 2010. 

Alors qu’en 2010, 52 % des électeurs flamands plaidaient pour un renforcement de l’autonomie des Régions, ils n’étaient plus que 36,4 % en 2014. 

A quelle entité s’identifient d’abord les citoyens du Nord du pays : la Flandre, la Belgique, leur commune ou leur province ? La Belgique arrive loin devant : 56,7 % des personnes interrogées citent le pays comme premier choix, devant la Flandre (27,7 %). 

Une autre étude de l'Université d'Anvers, parue dans De Morgen, nous apprend que les mouvements de grève contre le gouvernement Di Rupo et contre la gouvernement Michel ont une base sociale similaire, mais aussi ont vu la participation de 55% de néerlandophones et de 45% de francophones, une proportion égale contre les deux gouvernements. 

Tout ça montre que malgré les campagnes nationalistes incessantes, la montée du nationalisme n'est pas irrésistible, que nous ne sommes pas condamnés à la scission du pays et que les forces de la solidarité ont un grand potentiel aussi en Flandre.

Étiquettes

Ajouter un commentaire

You must have Javascript enabled to use this form.