La semaine dernière, Charles Michel présentait l’accord gouvernemental d’été et son « jobs deal ». Au nom des métiers en pénurie, le gouvernement nous vend de nouveaux reculs sociaux. (Capture d’écran RTBF)

Jobs deal : les métiers en pénurie, le mythe fabriqué pour s'attaquer à nos salaires

Les patrons en rêvaient. Le gouvernement l'a mis en place cet été : un nouveau plan pour s'attaquer à nouveau à nos salaires, à nos conditions de travail, à la mise en concurrence des travailleurs. Comment y est-il arrivé ? En créant le mythe des métiers en pénurie. Décryptage d'une stratégie bien orchestrée.

Depuis plusieurs mois, le nouveau problème urgent à résoudre serait la croissance du nombre de métiers en pénurie. On ne trouverait personne pour remplir des métiers bien existants. Un comble quand on sait que notre pays compte encore plus de 350 000 chômeurs. Le 18 juin, la FEB (Fédération des entreprises de Belgique) tire à nouveau la sonnette d’alarme. Selon les patrons belges, « la pénurie qui frappe le marché du travail freine la croissance économique ». Ils s’inquiètent que la situation entraîne « des augmentations salariales incontrôlables (qui) pourraient menacer la compétitivité de nos entreprises ».1 Un mois plus tard, le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V), avec le reste du gouvernement, reprend le même discours : « La pénurie sur le marché du travail constitue une menace pour la croissance économique. »2 Ce n’est pas tout. Des experts proches de la FEB montent au créneau dans les médias pour soutenir l’urgence du problème et entretiennent ce qui s’apparente à une véritable campagne. Les métiers en pénurie sont dès lors au coeur du « jobs deal » du gouvernement. Au nom des métiers en pénurie, le gouvernement nous vend de nouveaux reculs sociaux. Mais le problème des métiers en pénurie est-il bien réel ? Non. Il s’agit d’une stratégie bien orchestrée pour s’attaquer aux salaires, aux conditions de travail et accentuer la mise en concurrence des travailleurs. Ce n’est pas au problème de pénurie que le gouvernement doit s’attaquer. C’est au problème du chômage – toujours bien présent – et des conditions de travail toujours plus intenables pour un nombre croissant de travailleurs.

Emplois en pénurie ou pénurie d’emplois ?

Il y aurait un peu plus de 140 000 jobs « vacants » dans le pays. Un « poste vacant » est selon la définition officielle « un emploi rémunéré nouvellement créé, non pourvu, ou qui deviendra vacant sous peu, pour le pourvoi duquel l’employeur entreprend activement de chercher un candidat ». Et il y a 350 000 chômeurs complets.* Même si tous les métiers « en pénurie » étaient donc comblés, il resterait plus de 200 000 chômeurs. Le problème majeur à résoudre reste donc le manque général d’emplois. 

Le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) : « La pénurie sur le marché du travail constitue une menace pour la croissance économique. » (Photo EPP)

Mais la question suivante est de savoir comment il est possible d’avoir autant de jobs qui ne trouvent pas preneur alors qu’il y a autant de chômeurs ? Les différents organismes pour l’emploi identifient trois types de causes à ce problème : 

1. La mauvaise qualité des emplois proposés : très bas salaires, travail stressant, pénible ou dangereux, horaires impossibles (travail du soir, de week-end, à temps partiels…), etc.

2. Les entreprises trouvent que les candidats pour le boulot ne sont pas assez compétents, expérimentés, etc. 

3. Il n’y a pas (suffisamment) de candidats ayant les diplômes requis pour la profession demandée : ingénieurs, médecins, informaticiens…

L’analyse des « causes » permet de comprendre où le gouvernement et le patronat veulent en venir. 

Plonger les chômeurs dans la pauvreté ou augmenter les salaires ? 

Un des métiers les plus en pénurie en Flandres est celui… de travailleur de call center. « Au début, beaucoup de jeunes rentrent dans le secteur. Ils se disent qu’ils s’y connaissent un peu dans l’IT (informatique et télécommunications, NdlR) et que ça peut être un métier pour eux. Mais ils ne restent jamais très longtemps. Ton salaire ? 1 250 euros nets par mois pour un temps plein de 38 heures. Et pour ce petit salaire, la pression est maximale. Tu as maximum 10 secondes entre chaque appel. A la fin de la semaine ma pression sanguine était chaque fois beaucoup trop élevée alors que je ne travaillais qu’à 4/5ème. Les trois premiers mois, les jeunes sont enthousiastes mais ils sont vite dégoûtés. En plus, ils se rendent compte rapidement qu’il n’y a en fait pratiquement aucune possibilité de promotion dans le métier. » Tel est le témoignage de Jan qui a travaillé plusieurs années dans le secteur. D’autres boites de call center sont quant à elles les championnes du travail intérims avec jusque 70 % des heures prestées sous formes de travail intérimaire…3

Réduire les allocations de chômage constituera « un stimulant pour chercher du boulot », déclarait Charles Michel.4 Quand on lit l’histoire de Jan, on comprend qu’il s’agira avant tout d’un stimulant pour forcer des travailleurs licenciés et qui gagnaient jusqu’ici 1 400, 1 500 ou 1 700 euros à, finalement, devoir accepter un job en « pénurie » comme celui de travailleur de call center. 

La pénurie sur le marché du travail est due au fait que les employeurs rémunèrent trop peu les postes pour lesquels ils ne trouvent personne

L’histoire de Jan montre également qu’une bonne partie des métiers en « pénurie » ne sont en fait… pas en pénurie. Ce qui est en pénurie, ce sont les emplois de qualité qui respectent le travailleur. Comme l’explique Sacha Diercks, chercheur au centre d’études progressiste Minerva : « Selon l'économiste américain Dean Baker, la pénurie sur le marché du travail est due au fait que les employeurs rémunèrent trop peu les postes pour lesquels ils ne trouvent personne. S'ils payaient un salaire suffisant, ils trouveraient bel et bien des candidats pour travailler chez eux. La question est donc : où place-t-on la responsabilité, chez le travailleur ou chez le patron ? »5

Pénurie d’emploi ou obliger les entreprises à investir dans l’humain ?

Les entreprises se plaignent que pour beaucoup de métiers, les gens ne sont pas suffisamment formés, pas assez expérimentés, etc. Mais cela a toujours été le cas et c’est normal. Par exemple, pour devenir conducteur de train, il faut un an de formation. La SNCB ne se « plaint » pas qu’elle ne trouve pas des conducteurs ou des accompagnateurs de train déjà formés. Elle les forme. Par contre, le privé ne veut plus faire aucun effort dans ce sens. Un jeune est trop « jeune », il n’est pas assez formé ou manque d’expérience. Un vieux est trop « vieux », trop lent et trop cher. Rien n’est jamais bon dès qu’il faut investir dans l’être humain. Les entreprises veulent des travailleurs directement exploitables et ne rien devoir faire pour la formation. Même la FEB est obligée de dire à ses adhérents qu’elles ne doivent pas toujours attendre des candidats qui correspondent à « 100 % » (!) de leurs attentes. Pour le monde patronal, tous les efforts de formations sont transférés sur le secteur public ou sur le travailleur même qui doivent s’adapter à tous les besoins les plus particuliers du monde de l’entreprise. 

Là encore, on voit que les problèmes de pénurie sont en fait très limités. On ne doit pas parler dans ce cas de « pénurie » mais bien de manque d’investissement des entreprises dans l’humain : formation, aménagement du temps pour garder les anciens, etc. 

Il manque d’ingénieurs mais on maintient un examen d’entrée pour accéder à ces études

Pénurie d’emploi ou manque d’investissement dans l’enseignement ? 

Pour certaines professions particulières, il manque effectivement des travailleurs formés. Tous les services régionaux pour l’emploi pointent par exemple le manque de médecins. Et c’est une réalité. Pourtant, le gouvernement maintient le numérus clausus qui limite drastiquement l’accès aux études de médecine. Il manque d’ingénieurs mais on maintient un examen d’entrée pour accéder à ces études. Il manque de certains autres métiers nécessitant une formation supérieure mais on augmente les droits d’inscription au lieu de démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur.

Tous les services régionaux pour l’emploi pointent le manque de médecins. Pourtant, le gouvernement maintient le numérus clausus qui limite drastiquement l’accès aux études de médecine... (Photo Pixnio)

Là encore, on devrait parler moins de problèmes de « pénurie » et plus de problèmes de manque d’investissement dans l’enseignement.

La pénurie cache une stratégie pour casser les salaires

Nous sommes le 22 mars 2017, au Brussels Expo. Le magazine économique Trends-Tendance organise sa grande soirée de remise des prix des « Trends Gazelles » nationales. Le gratin patronal (petit et grand) du pays est réuni. Il s’agit de récompenser les entreprises qui dans chaque région ont connu la plus forte croissance. Pour Bruxelles, c’est l’entreprise Ikanbi Belgium qui est récompensée. Le siège social de l’entreprise est à Bruxelles mais son implantation réelle se situe en fait à Herstal. Il s’agit d’un service de « gestion clients » qui gère les clients de manière numérique pour plusieurs autres boites. An Meers, la général manager de l’entreprise, est très fière de recevoir ce prix. Son chiffre d’affaire a plus que doublé en 5 ans. Ce qui n’est pas dit lors de cette soirée, c’est qu’Ikanbi emploie près de 70 % de travailleurs intérimaires. Et quand on demande à An Meers si l’entreprise n’a pas connu de problèmes pour trouver du personnel, elle répond: « Vu le taux de chômage assez élevé que connaît la région de Herstal, nous avons jusqu’à présent toujours réussi à trouver les travailleurs qu’il nous fallait. »6

Cette réponse résume assez bien la stratégie patronale : pour pouvoir engager à des bas salaires et dans de mauvaises conditions de travail (des intérimaires par exemple), le patronat a besoin d’un taux de chômage « assez élevé ». 

L’expert pro-patronat, Jan Denys, explique ce mécanisme avec beaucoup de cynisme: « L’augmentation du chômage et la diminution du nombre d’emplois vacants modifient le comportement de recrutement des entreprises et le comportement de recherche des demandeurs d’emploi. Les entreprises, qu’elles le veuillent ou non, placeront la barre plus haut. Il s'agit là d’une conséquence logique du fait que des candidats plus nombreux et meilleurs poseront également leur candidature pour un emploi vacant spécifique. (...) La façon de postuler des demandeurs d’emploi est, bien sûr, en train de changer tout autant. Les exigences qu’ils fixent pour un emploi sont en cours de révision à la baisse, que ce soit au niveau du contenu de l’emploi ainsi que du type d’entreprise, du salaire et des avantages sociaux supplémentaires. Par exemple, les candidats auront moins d’exigences en matière d’équilibre travail-vie personnelle. Les travailleurs seront également moins préoccupés par le fait de déménager loin de chez eux pour se rendre au travail. »7 Dans la suite de son texte, écrit en 2010 déjà, il met en garde le monde patronal que c’est le « mécanisme inverse qui joue » quand le chômage diminue. Il y a un vrai rapport de force sur le marché du travail, explique l’expert pro-patronat.

Plus de chômage, c’est plus de concurrence entre les chômeurs pour accepter n’importe quel boulot

Plus de chômage, c’est plus de concurrence entre les chômeurs pour accepter n’importe quel boulot. Et la baisse actuelle du chômage inquiète donc le monde patronal. Les gouvernements successifs ont créé de nombreux jobs de mauvaises qualités (intérims, temps partiels, bas salaires…) mais ils ne trouvent pas toujours preneur car le taux de chômage n’est plus « assez élevé ». En plus, le patronat craint qu’avec moins de chômeurs, la pression sur les salaires devienne « incontrôlable ». 

Selon cette logique patronale, il faut donc d’urgence deux choses : remettre sur le marché du travail beaucoup plus de gens et augmenter la pression sur les chômeurs pour les forcer à accepter n’importe quel boulot. La FEB exige : « Il est crucial que tous les niveaux de pouvoir misent (…) sur une politique effective de contrôles et de sanctions, et sur une activation efficiente des chômeurs, des malades de longue durée, des bénéficiaires du RIS (Revenu d’intégration sociale, NdlR) et autres inactifs. »8 Le gouvernement exécute: « Le jobs deal a pour but d'activer rapidement le groupe (en baisse) des chômeurs (actuellement 345 000) et la réserve de 1,8 million de gens qui n'exercent pas de travail rémunéré », déclare Kris Peeters.9 Ces 1,8 million de personnes sont les malades, les étudiants, les prépensionnés, les handicapés… On va puiser chez eux de quoi agrandir « l’armée de réserve », comme Marx appelait dans « Le Capital » l’armée de chômeurs qui font pression sur les salaires : « L'armée de réserve industrielle pèse sur les travailleurs actifs, pour en refréner les prétentions pendant la période de haute prospérité. »10

Pourrir la vie des travailleurs âgés, malades et sans emploi pour baisser les salaires

Pour élargir l’armée de réserve et la forcer à accepter n’importe quel job, on va pourrir la vie des chômeurs mais aussi celle des travailleurs âgés et des travailleurs malades. 

Pourrir la vie des travailleurs âgés

Le gouvernement avait déjà pris les mesures suivantes : pension à 67 ans, recul de la pension anticipée à 63 ans après 42 ans de carrière, les prépensionnés doivent être disponibles sur le marché du travail, baisse du montant de la prépension, etc. Toutes ces mesures ont entre autre pour but de ralentir la baisse du chômage qui aurait provoqué ce que la FEB appelait dès 2005 une « pression inflatoire sur les salaires ». En d’autres mots, ce qui aurait provoqué une pression à la hausse sur les salaires. On retarde donc la sortie du marché du travail. 

Les gens n’en peuvent plus mais on supprime la mesure la plus efficace permettant un travail faisable en fin de carrière

Mais ce n’est pas suffisant pour le patronat qui réclamait des mesures supplémentaires. Ce que le gouvernement veut faire à la rentrée : en mettant un terme à la possibilité de prépension avant 60 ans même en cas de restructuration. Et il faudra avoir cumulé 41 ans de carrière. 

Les crédit-temps à 55 ans sont supprimés. Il faudra attendre 60 ans pour en bénéficier. Ce qui constituait la seule bouffée d’oxygène pour de nombreux travailleurs de 55 ans qui pouvaient terminer leur carrière à 4/5 temps est supprimée. Les gens n’en peuvent plus mais on supprime la mesure la plus efficace permettant un travail faisable en fin de carrière. Cette mesure est aussi une claque dans la figure des 70 000 travailleurs qui ont manifesté le 16 mai dernier et qui réclamaient le retour de la pension à 65 ans, la défense d’un droit à la prépension et la généralisation des crédits-temps à 55 ans. 

Pourrir la vie des travailleurs malades

Le nombre de travailleurs malades de longue durée explose. Plus de 400 000. Pourquoi ? Parce que de nombreux travailleurs âgés ne tiennent plus le coup. Parce que de nombreux jeunes sont en burn-out à cause de la pression au boulot. Au lieu de permettre aux travailleurs malades de se réinsérer, au lieu de ralentir le rythme en défendant les crédits-temps de fin de carrière ou les possibilités de prépension, etc. le gouvernement a déjà pris des mesures facilitant le licenciement sans indemnité des travailleurs malades. Et ce n’est pas fini. Il veut faire voter à la rentrée parlementaire une loi qui sanctionnerait – sous forme de baisse de l’allocation de maladie – ceux qui ne participeraient pas à un parcours de réinsertion. Comme si appauvrir des malades allait les guérir. Comble du cynisme, après avoir facilité le licenciement des travailleurs malades, il veut dépenser des moyens pour les forcer à reprendre un job « normal ». L’employeur qui a rendu malade le travailleur est épargné. Il a pu licencier son travailleur sans aucune indemnité. Et toute la pression et la sanction est mise sur le salarié. 

Et c’est dans la même veine qu’il s’en prend aux jours de maladie des fonctionnaires. Le gouvernement veut réduire le nombre de jours de maladie où ils gardent leur traitement plein. Comme pour le privé, il active la double peine : celle d’être malade et ensuite celle de voir sa rémunération réduite de 40 %. Avec un discours où le problème n’est plus la maladie mais le malade qu’il faut forcer à revenir sur le marché du travail en baissant ses allocations.  


Un des métiers les plus en pénurie en Flandres est celui… de travailleur de call center. (Photo Diana Varisova)

Pourrir la vie des chômeurs

Et pour que cette stratégie « marche », il faut mettre la pression maximale sur le chômeur en le plongeant plus rapidement dans la pauvreté. Après 6 mois de chômage, ses allocations seront très vite amputées pour se retrouver au minimum. Pourtant, diminuer les allocations pousse davantage de gens dans la pauvreté mais ne contribue pas à mettre davantage de gens au travail. Quelqu’un qui doit survivre avec un revenu sous le seuil de pauvreté ne peut plus se permettre d’avoir une voiture, supprime son abonnement Internet et n’a plus de budget pour une formation, pour la crèche ou pour avoir une vie sociale. Comment trouver ainsi du travail ? Au contraire, les gens trouvent plus vite du travail lorsqu’on leur garanti un revenu décent. Mais ce gouvernement fait exactement le contraire.

Et ce n’est pas tout. Le gouvernement a également décidé « de rendre possible un service communautaire pour les chômeurs de longue durée ». Il s’agit de tâche réalisée quasi gratuitement par le chômeur deux fois par semaine. Cette mesure augmente encore plus fortement la pression pour accepter n'importe quel job. La personne qui ne trouverait pas de job convenable pourrait bientôt devoir aller balayer les rues en tant que chômeur. Aux Pays-Bas, où un tel service communautaire a été instauré, le travail obligatoire des chômeurs s’est fait au détriment des emplois stables. Des balayeurs de rue salariés sont remplacés en partie par des balayeurs de rue réalisant gratuitement un « service pour la communauté ». 

La peur allemande du chômage pour baisser les salaires

Toute la stratégie du gouvernement suit la même logique que celle mise en place par le gouvernement rouge-vert allemand début des années 2000 : faire peur aux travailleurs qui ont un emploi « stable ». Comment ? En rendant la vie impossible aux chômeurs et aux malades ainsi qu’en créant tout un pan du marché du travail fait de jobs précaires. Avec comme idée que la peur de tomber au chômage ou de tomber malade permettra de nouvelles attaques contres les salaires et les conditions de travail. Et cela a marché pendant quelques années. Les gens avaient tellement peur de tomber au chômage que les travailleurs ont accepté pendant plusieurs années des baisses importantes de leurs salaires. 

La peur peut changer de camp

Après des années de défaites, les travailleurs allemands ont commencé à relever la tête. Jamais le pays n’a connu autant de grève pour des meilleurs salaires et des meilleures conditions de travail. Les salaires reprennent une courbe ascendante. Le mouvement social a aussi pu imposer il y a quelques années l’introduction d’un salaire minimum qui a poussé les salaires à nouveau vers le haut. 

Le 16 mai dernier, les 70 000 travailleurs dans les rues de Bruxelles ont fait reculer le projet de pension à points du gouvernement. (Photo Solidaire, Patrick Govaert)

En Belgique, toute la mobilisation pour les pensions a fait reculer le gouvernement sur la pension à points. Il a dû retarder sont projet de loi sur les métiers pénibles qui était en fait une nouvelle supercherie pour nous faire travailler plus pour moins de pensions.11 Le gouvernement craint la mobilisation sociale. En particulier avant les élections qui arrivent. Même s’il prétend le contraire, il craint que cette mobilisation sociale se transforme également en sanction électorale en octobre 2018 et mai 2019. Et il a raison d’avoir peur. La crainte du gouvernement est d’autant plus forte que son jeu est de plus en plus clair. Même le journal économique l’Echo est obligé de constater que « depuis le début de la législature, les efforts demandés par le gouvernement reposent presqu'exclusivement sur les épaules des travailleurs. »12

Le gouvernement et le patronat tentent de nous faire peur. Mais la peur peut rapidement changer de camp. Si nos ministres sentent arriver la mobilisation sociales et la sanction électorale. S’ils sentent que les gens n’acceptent plus leur cadre et veulent imposer une autre logique : celle du respect des travailleurs en permettant de s’arrêter plus tôt, en permettant de travailler moins ; celle de l’activation des fortunes via une taxe des millionnaires et celle de l’honnêteté politique où des politiciens payés plus de 5 000 euros nets ne pourront plus baisser le salaire de ceux qui en gagnent 1 000. 

 

* Et ce chiffre ne tient pas compte des jeunes en stage d’attente, des demandeurs d’emploi qui dépendant du revenu d’intégration, les demandeurs d’emploi non indemnisé. Si on tenait compte de toutes ces catégories, on devrait parler de 490 000 chômeurs...

1. http://www.vbo-feb.be/en/business-issues/labour-market--jobs/marche-du-travail--emploi/moins-de-postes-vacants-pour-metiers-en-penurie-plus-de-croissance-economique/ • 2. https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_suivez-en-direct-la-conference-de-presse-sur-le-budget-federal?id=9979546#anchor-pdf • 3. https://ptb.be/articles/exclusif-dans-10-grosses-entreprises-plus-de-la-moitie-des-heures-sont-prestees-par-des • 4. « De Tijd », 28 juillet 2018 • 5. https://solidaire.org/articles/la-penurie-sur-le-marche-du-travail-est-une-fable • 6. « Trends », « Gazelles 2017 Bruxelles - Lauréate pour les Grandes Entreprises: iKanbi », 01/02/2017. http://trends.levif.be/economie/magazine/gazelles-2017-bruxelles-laureate-pour-les-grandes-entreprises-ikanbi/article-normal-607209.html • 7. Jan Denys, Free to work, Houtekiet, février 2010 • 8. http://www.vbo-feb.be/en/business-issues/labour-market--jobs/marche-du-travail--emploi/leconomie-de-penurie--les-propositions-de-la-feb-sont-pretes/ • 9. https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_suivez-en-direct-la-conference-de-presse-sur-le-budget-federal?id=9979546#anchor-pdf • 10. Karl Marx, « Le Capital, livre premier, Chapitre XXV : Loi générale de l’accumulation capitaliste » • 11. https://www.pastoucheanospensions.be/m_tiers_p_nibles_le_ptb_entre_en_campagne_pour_soutenir_le_plan_65_60_55 • 12. « L’Echo », 28 juillet 2018
 

 

Rendez-vous à maniFiesta !
Grève européenne chez Ryanair, une des années sociales les plus chaudes en Allemagne – entre autre dans la lutte pour les salaires –, grève historique dans le chemin de fer français, les jeunes qui se bougent avec succès aux Pays-Bas pour de vrais salaires,… C’est ça aussi l’Europe d’aujourd’hui. Cette Europe de l’action collective, de la résistance sociale et démocratique. Chaque pays a sa particularité mais dans chaque pays on fait face à des mesures qui sont le fruit de la même politique européenne de l’austérité. 
On va en parler à ManiFiesta le dimanche 9 septembre avec :
• Laurent Brun - secrétaire général de la CGT-cheminot
• Lotte van der Horst - responsable des FNV-jeunes (le FNV est le plus grand syndicat des Pays-Bas)
• Michael Erhardt - président d'IG Metall Francfort.
Débat animé par Benjamin Pestieau, responsable des relations syndicales du PTB.
En savoir plus? Lire toutes les infos ici.
Se procurer des tickets pour Manifiesta? C'est par ici.

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Commentaires

de toute façon s et sur ce gouvernement nous vole tous nos acquis que nos grand parent se sont battus pour nous les avoir , vas t on continuer comme cela il et super temps d agir , quand je vois charlot 1e dire les syndicat j en ai pas peur , je dit il serait peut etre temps que le syndicat se leve un peut et bouge leur cul a l heure actuelle pour moi il font pas grand chose , a part dire oui on vas faire greve tel date ou tel date , mais mon fond foncer dans le tas messieur les syndicat , quoi vous avez des couilles molle faudrait aussi que les gens prenne conscience qu il et temps d agir car si sa continue ce gouvernement vas tous nous prendre , SON OBJETIF S ET DE REDUIRE NOS SALAIRE PLUS BAS QUE BAS , ET FAIRE CREVER LES PAUVRE , COMME DIRAIT A LA LEGION MARCHE OU CREVE voila leur ojectif
Les riches plus riches,les pauvres plus pauvres, on est dirigé par des personnes qui n'ont jamais travaillé de leurs vie car il ne savent pas c'est quoi au juste le travail, eux leur boulot c'est beaucoup de blabla et faire craquer leurs siéges comfortables et réformer et supprimer les acquis des vrais travailleurs pour faire plaisir aux patrons et a la finance ,les élections approchent on s'en souviendra.
Mon mari est couvreur, métier en pénurie donc. Au choix: contrat intérimaire ou PFI dans une autre branche, par exemple isolateur de façade , mais qui fait le travail de couverture. et le forem est parfaitement au courant! PFI, il est toujours quand même un chômeur, donc pas de timbres , pas de cotisations dans le secteur, que dalle. Tout bénef pour le patron
Le concept du chômage a été créé après la guerre lorsque la question de l'emploi n'existait pas en réalité, il fallait juste un certain temps (quelques heures, quelques jours) pour trouver un poste adéquat, mais en réalité y avait du travail pour tous. Or, de nos jours, cela ne répond plus aux conditions du marché et encore moins à celle de l'économie des entreprises qui sont asphyxiées par la concurrence mondiale et un système périmé qui met au final tout le pays en défaut, alors que les chômeurs sont aptent au travail. Le problème c'est qu'actuellement le chômeur est dans l'obligation de rester inactif pour percevoir ses allocations. L'idée serait de financer un salaire à la place d'une allocation. A lire attentivement jusque la fin. GARANTIE D'EMPLOI POUR TOUS UTOPIE ou REALITE........ Seule de la croissance pourrait redonner de l'emploi et redresser tous les secteurs en difficultés. Mais cette croissance comment l'obtenir ? Depuis plus de 30 ans toutes les politiques se heurtent à ce problème. Comment à la fois, maintenir la protection sociale tout en réduisant l'impact négatif qui pèse sur le coût de production ? De toute évidence c'est l'assurance chômage qui contient un défaut majeur dans son modèle. Cette allocation est prévue pour être reversée aux travailleurs privés d'emploi. Lorsque l'on approfondi le concept de protection sociale pour le chômage il est évident que ce système doit être revu et corrigé, il est juste de protéger un travailleur victime de licenciement indépendant de sa volonté, et il n'est pas juste de payer un travailleur inactif alors qu'il est apte au travail. C'est pourquoi la faute majeure du système, c'est de ne pas vouloir financer un salaire à la place d''une allocation, ce qui serait équivalent en terme de coût mais beaucoup plus efficace en tout point, socialement et économiquement puisque l'assurance chômage deviendrait "une garantie d'emploi pour tous", et non pas une garantie de ressource en cas d'inactivité. Avec des règles simples, une limite de 12 mois dans une entreprise, la réinsertion deviendrait ainsi possible pour tous ! Chaque chômeur perdant son emploi pourrait se replacer librement dans le tissus actif en choisissant lui même un poste et une entreprise dans laquelle il souhaiterait se réinsérer. Pris en charge par la protection sociale, l'accès dans l'entreprise serait totalement simplifié, il n'y aurait plus de chômeurs inactifs destructeurs pour l'économie. 1 an pour se former et obtenir l'embauche, ceux qui accepteraient d'être productifs durant leur chômage, pourraient retrouver un niveau de ressources équivalent au dernier salaire ou du moins équivalent au salaire en vigueur dans l'entreprise, financé a 100 % par la protection sociale et de manière illimitée dans le temps jusqu’à l'obtention d'un CDI. Le nouveau point de bascule entre les allocations de chômage et le salaire ne serait plus comme aujourd'hui la notion de "reprise d'activité", mais serait le "CDI". Ce qui veux dire que tous travailleurs actifs qui ne serait pas en CDI serait en charge de la protection sociale et tous travailleurs actifs en CDI serait payé directement par l'entreprise. En changeant d'entreprise jusqu’à l'obtention d'un CDI, le chômeur se formerait au fil du temps et dans le même temps ne serait plus une charge pour l'économie puisqu'il deviendrait un " chômeur-productif". Globalement la compétitivité des entreprises serait ainsi améliorée. Sans imposer la mesure, ce principe de chômage actif "relayable de 12 mois en 12 mois" pourrait faire l'objet d'une "option libre" disponible pour chaque demandeur d'emploi. Cela permettrait de choisir entre un niveau d'allocation réduit sans activité et un niveau de revenu équivalent a son dernier salaire ou très proche, dès lors que l'on accepte de devenir actif productif durant son chômage. Le chômage protégerait ainsi toujours le travailleur contre la précarité et l'endettement en cas de licenciement, mais cette fois en proposant immédiatement un autre poste actif dont le salaire serait pris en charge par la protection sociale jusqu'au CDI. Les entreprises n'ayant possibilité d'abuser de ce système, pourraient ainsi bénéficier d'une proportion de salariés gratuit permanente en compensation de leurs charges et ainsi devenir plus compétitif, but final de cette mesure. Les grandes règles : .. Un chômeur inscrit à l'Onem aurait la possibilité de choisir le poste en entreprise de son choix et d'y travailler pour un temps déterminé sans que cela ne nécessite aucun engagement d'embauche ni participation financière de l'entreprise... .. En devenant actif, le chômeur percevrait des allocations "réévaluées" sur la base de son précédant salaire, sans limitation de temps jusqu'à obtention d'un CDI (maximum 1 an dans la même entreprise) .. Toutes entreprises pourraient bénéficier du système à condition qu'il n'y ai pas eu de licenciement économique dans les 2 dernières années. ... Chaque entreprise disposerait d'une capacité d'accueil proportionnelle à son effectif CDI, et suivant son secteur d'activité (entre 1 à 30% défini par l'état) .. Si un CDI n'a pas été délivré par l'entreprise dans le délai, le chômeur pourrait changer d'entreprise et recommencer une nouvelle insertion pour continuer a percevoir ses allocations réévaluées. .. Si le chômeur préfère rester inactif, il resterait soumis aux conditions actuelles des allocations de chômage rapidement dégressives. Potentiel Un moyen d'embaucher avec souplesse si le travailleur est compétant. Le principe de calcul est simple, à partir du moment où le système de chômage offre les moyens aux entreprises de compenser leurs charges grâce à un apport de la main d’œuvre gratuite, l'assurance chômage ne serait plus une charge, car elle ne pèserait plus sur le coût du travail. A ce stade le chômage serait déjà en partie résolu, c'est juste pour expliquer le potentiel. On peut aller plus loin dans le raisonnement en constatant que si les charges des entreprises peuvent être compensées grâce à un apport de main d’œuvre gratuit, il ne s'agirait plus en réalité d'une charge, mais plutôt d'un prélèvement pour financer les travailleurs en insertion au niveau national dans un esprit de solidarité. Ainsi cela aboutirait au fait que si l'assurance chômage n'est plus une charge, il serait donc possible d'imaginer à terme de l'augmenter si nécessaire afin que l'ensemble des chômeurs qui acceptent le principe puisse percevoir une allocation équivalente à un vrai salaire. Permettre le relayage d'entreprises en entreprises sans temps mort jusqu'au CDI. Tout cela offrirait une compensation immédiate aux entreprises qui ne payeraient plus leurs charges inutilement, obtenant ainsi une possibilité de baisse du coût du travail bénéfique pour la compétitivité et la croissance. Mais aussi un moyen d'évaluer et de former son futur personnel gratuitement avant de l'embaucher. Au final une baisse des coûts de production, un retour de la compétitivité, puis de la croissance.. Mise en œuvre A titre d'exemple, la mise en œuvre se ferait en 3 étapes : 1) Constitution de l'offre - définir dans chaque branche professionnelle le pourcentage de chômeurs actifs ( entre 0 et 30 % de l'effectif cdi) l'état pourra ainsi favoriser certain secteur en offrant plus de potentiel de croissance. Le ministère chargé de la croissance devrait définir l'orientation plus ou moins importante de la mesure. - développer une plate-forme permettant aux entreprises de définir en fonction de leur activité et du nombre de CDI effectif, les différents postes à pourvoir dans le cadre de la mesure, chaque entreprise pourrait concevoir ses offres, en respectant ses quotas. 2) Mise à disposition de l'offre - ouvrir le service, branche par branche, ouvrir les branches à fort potentiel de croissance en priorité, chaque chômeur concerné pourra postuler aux offres afin de réévaluer ses allocations à hauteur de son dernier salaire. - l'accord d'insertion se ferait ensuite par un accord tri partis, entre l'entreprise, le chômeur et l'Onem, afin d'installer les différentes conditions de l'insertion. 3) Démarrage et gestion de l'insertion par L'Onem - un système de suivi de l'insertion serait obligatoire, avec pointage des heures et validation par l'entreprise, afin de débloquer les allocations revalorisées chaque mois. - une alerte de fin d'insertion au terme de la période convenue, pour informer l'entreprise et le chômeur, un rappel des solutions : création d'un CDI ou rejet de l'insertion avec obligation pour le chômeur de changer d'entreprise pour continuer à percevoir ses allocations revalorisés. Lier l'assurance chômage non plus au licenciement mais au CDI pour permettre aux chômeurs de travailler sans que cela nécessite d'embauche de l'entreprise. Un nouveau concept de "chômage" qui permettrait au chômeur d'être salarié de l'état tant qu'il n'a pas obtenu un vrai contrat (CDI). Le chômage serait à la fois plus protecteur, sans être une charge pour le système. Cela permettrait de faciliter la réinsertion, le chômage dit "actif" permettrait à un chômeur de travailler pendant qu'il perçoit des allocations de chômage et ainsi servir ceux qui financent les allocations. Il est temps de prendre conscience que l'assurance chômage contient un défaut majeur dans son concept qui gangrène notre pays d'une "maladie" inattendue : les "travailleurs > payés > inactifs". Lorsque l'on parle de chômage, on parle d'assurances et d'allocations qui sont versées à des travailleurs qui ont été licenciés et qui espèrent retrouver un emploi durable !! L'objectif c'est le CDI. Avant d'obtenir un CDI il faut en général une période d'insertion pour se former et faire ses preuves, le problème c'est qu'actuellement le chômeur est dans l'obligation de rester inactif pour percevoir ses allocations ! C'est là l'erreur qui met le système en déficit. Il est impératif de rectifier cette erreur, pour permettre à tous les travailleurs "chômage" de reprendre une activité sans quitter sa protection ! En générale une ressource s'obtient contre un travail, or, dans notre cas, nous avons des milliers de gens qui doivent rester inactifs pour recevoir leurs allocations, incroyable ! Tant que cela ne concernait qu’une petite partie des travailleurs, c'était indolore, mais aujourd'hui des milliers de travailleurs sont improductifs et perçoivent des revenus en provenance du tissu actif et c'est cela qui gangrène notre chômage depuis plus de 30 ans. Un système actif permettrait de faire entrer la protection sociale dans l'entreprise jusqu'à ce que le salariés obtienne un CDI. Ainsi toutes les périodes d'essai, de formation, nécessaire à l'insertion seraient financées par la protection sociale et permettraient grâce à la productivité apportée de compenser les charges des entreprises qui financent l'assurance chômage. D'un point de vue économique ce serait la seule solution possible pour rééquilibrer le système qui est un pur déficit aujourd'hui et qui ne profite d'aucune manière à ceux qui le financent (les entreprises). Il serait ainsi possible de déverrouiller la reprise de travail, sans imposer de frais immédiat à l'entreprise et en protégeant le chômeur tant qu’il n'a pas de contrat valable. C'est l'unique solution ! pour offrir une réinsertion à tous > un avenir possible > moins de morosité > plus de confiance, > une meilleure vision globale des institutions > une baisse des coûts de production, etc.. Il s'agit d'une autre vision, qui consisterait à ce que la masse salariale en recherche d'emploi au niveau national soit payée par le mécanisme de solidarité jusqu'à l'obtention d'un vrai contrat en CDI. Le fond du problème c'est que le concept du chômage à été créé après la guerre lorsque la question de l'emploi n'existait pas en réalité, il fallait juste un certain temps pour trouver le poste adéquat, mais en réalité il y avait du travail pour tous. Or de nos jours, cela ne répond plus aux conditions du marché et encore moins à celle de l'économie des entreprises qui sont asphyxiés par la concurrence mondiale et un système périmé qui met au final tout le pays en défaut, alors que les chômeurs sont aptent au travail. Il suffirait de recalculer l'allocation à hauteur du dernier salaire, pour motiver le chômeur à se remettre en activité et pour que le chômage devienne "productif" et ainsi qu'il puisse profiter à l'économie en général. Un surplus de main d'œuvre en insertion offert aux entreprises qui pourraient ainsi améliorer leur productivité. Aucune dérive possible !! le nombre de chômeurs actifs possible dans une entreprise pourrait être calculé en fonction du nombre de salariés en CDI, et en fonction des branches d'activité, avec une limite de durée pour l'obtention du contrat. En cas d’échec le chômeur pourrait se replacer immédiatement dans une autre entreprise pour obtenir son CDI tout en restant actif durant son chômage ce qui est l'essentiel. Permettre ainsi un retour facile à l'emploi et à l'activité, permettre à chaque travailleur victime de licenciement de retrouver espoir et dignité. Même si cela bouleverse quelques idées, il serait tout à fait possible que le chômeur puisse se former, faire ses preuves et produire dans une entreprise qu'il choisira lui-même si poste disponible. Ce serait si facile, tant que le travailleur n'a pas obtenu un vrai contrat (CDI) le mécanisme de solidarité (charges sociales sur les entreprises) assurerait le revenu, ou est le risque ? Les entreprises adhéreraient facilement à cette idée consistant à récupérer une main d'œuvre gratuite permettant de compenser leurs charges. Cela annulerait au final les charges liées à l'assurance chômage, ce qui redonnerait plus de compétitivité à de nombreux secteurs d'activité. Tout les CDI resteraient en rémunération directe par les entreprises (salaire et charges) offrant un mécanisme à la fois souple pour l'entreprise et sécurisant pour le salarié. Une période limitée de prise en charge pour éviter les abus pour permettre à l'entreprise de valider l'embauche. Quelques règles simples suffiraient ......et notamment l'obligation de changer d'entreprise si le CDI n'est pas obtenu dans un délai convenu au départ. Il serait ainsi possible pour chaque chômeur de se réinsérer dans le tissu actif sans se déconnecter de la protection sociale, se serait plus sécurisant, plus facile et moins risqué, tout en bénéficiant d'une allocation mieux rémunérée et illimitée dans le temps. Les contraintes économiques et sociales seraient ainsi toutes solutionnées simultanément. Les charges se transformeraient en main d'œuvre et en moyen de production, elles seraient ainsi éliminées. La compétitivité serait améliorée. Cela offrirait une vraie solution de réinsertion a tous, fin de l'assistanat imposé et fin du risque de quitter le monde actif contre son grès. Tous les salariés avant CDI seraient payés par la protection sociale et ceux en CDI payés par l'entreprise, mais plus personne ne resterait inactif contre sont grès. Une solution quasi gratuite puisque les charges actuellement sur les entreprises dans un principe de solidarité ne serviraient plus à payer des allocations pour la recherche d'emploi, mais serviraient à payer des travailleurs productifs en insertion profitable aux entreprises ! Une adhésion certaine par les entreprises qui en ont marrent de payer des charges pour entretenir des travailleurs inutiles ... Conçu pour aider les travailleurs, le système actuel est un mécanisme hautement destructeur au final Lorsque vous êtes licencié, que perdez votre emploi, vous tomber dans le chômage, le marché étant saturé, votre avenir ne vous appartiens plus ! ni votre énergie ni votre courage à vous lever le matin ne changera votre destin, vous avez un certain délai pour retrouver un travail. L'assurance chômage actuellement vous maintient en vie, mais faute de poste disponible, le chômeur arrive vite au bout du système, ses ressources deviennent de plus en plus faibles, il concentre alors son énergie pour obtenir des aides pour ne pas sombrer.. Déstabilisé par ses encours, sa préoccupation n'est plus de trouver un emploi mais de faire face à ses difficultés quotidiennes. Le chômeur se déconnecte progressivement de sa vie professionnelle, il entre dans la spirale de l'assistanat. Plus les aides se développeront ainsi et plus le problème s'aggravera. Se rajoute à cela qu'une fois les différentes solutions trouvées, le chômeur ne veux surtout pas perdre ses aides, tout du moins, tant qu'il n'aura pas une offre de travail sérieuse en contrepartie, les démarches sont longues, on est jamais sûr de rester dans une entreprise avant de bien la connaître, le contexte économique est complexe, les banques n'accordent aucune facilité, beaucoup d'entreprises pratiquent le dumping social, le chômeur fragilisé ne veux prendre aucun risque avant de quitter sa protection. De l'autre coté, les entreprises doivent lutter contre une concurrence mondiale exacerbée. Les entreprises sur le marché intérieur suivent l'évolution du pouvoir d'achat qui stagne. Un pouvoir d'achat qui ne pourrait évoluer que si le déficit se réduirait, etc.. Un concept de relance, qui permettrait de concentrer tous les efforts vers un retour de la compétitivité de nos entreprises et bassins d'emploi. Au niveau National, un principe de chômage "actif" produirait une dynamique équivalente au plein emploi,  et donc une baisse générale du coût du travail, même si une partie des salaires passerait par l'état. Toutes les allocations versées par l'assurance chômage deviendraient productives. Un chômeur en recherche d'emploi est aujourd'hui une charge pour l'économie, même si cela est indépendant de sa volonté. Permettre l'utilisation de l'allocation de chômage comme moyen de rémunération serait le seul vrai moyen pour que le système retrouve un sens économique. Chômage actif : Les conditions coté chômeurs.  C'est un système qui pourrait être ouvert à l’ensemble des travailleurs en capacité de travailler et n'ayant pas de CDI. Le choix du poste et de l'entreprise serait libre suivant un réseau d'annonces et d'un commun accord entre le chômeur et l'entreprise. Les parties seraient tenues d'accepter les futurs conditions d 'embauches dès le départ. La période d'insertion serait effectuée en 2 étapes, une première de 6, 9 ou 12 mois pour l évaluation, et une deuxième étape de même durée pour l'aide à l'embauche. Durant la première période, le chômeur perçoit ses revenus depuis l'Onem, au terme de la 1ere période (évaluation), l'entreprise valide ou rejette l'embauche, si l'embauche est validée le chômeur perçois alors son salaire de l' entreprise, qui elle perçoit durant la 2em période les allocations sous forme de prime à l'embauche, tout en étant exonérée de charge. Enfin, au terme des 2 périodes le CDI serait effectif, le salaire + les charges seraient délivrés par l'entreprise. Si le chômeur ou l'entreprise ne se conviennent pas l'un pour l'autre, la rupture devrait avoir lieu en principe au terme de la période d'évaluation, ainsi le chômeur pourrait préparer son départ vers une autre entreprise. On peut imaginer qu'à la demande de l'entreprise ou du chômeur actif, la rupture de l'insertion soit demandée durant la période d'évaluation, cela nécessiterait alors qu'aucune partie ne puisse si opposer, soit d'un commun accord entre le travailleur et l'entreprise. "L'allocation d'activité" resterait active en cas de transition jusqu’à 8 jours, au delà, le chômeur retombe sur des indemnités traditionnelles de recherche d'emploi. Le principe serait simple et identique pour tous, cela permettrait de produire rapidement le plein emploi. Un tel système concernerait tout type de chômeurs. Travailleurs ayant subit un licenciement économique, jeunes sans qualification cherchant une activité, jeunes diplômés en sortie d'études, seniors en pré-retraire souhaitant rester actifs, etc.. Le chômage actif ne serait pas accessible aux travailleurs ayant démissionné volontairement d'une entreprise alors qu'il était en CDI, les salariés en situation de chômage partiel, et intermédiaires du spectacle. Les conditions pour l'Entreprise Aucun salaire, ni charges, ni engagement d’embauche ne seraient imposés aux entreprises avant le terme de la première période (évaluation 6, 9, 12 mois). Il s'agirait là d'une condition majeure, l'objectif n’étant pas de faire un cadeau aux entrepreneurs, mais de permettre à chaque chômeur de trouver un poste en adéquation avec ses attentes et ses compétences, et pour cela il faut que toutes les entreprises proposent des postes, une situation qui, avec des contreparties obligatoires, ne pourrait jamais être obtenu. C'est pourquoi seule une mesure gratuite et sans engagement pour les entreprises pourrait être suivie majoritairement et ainsi proposer des solutions d'insertion adaptée à chaque demandeur d’emploi. Les conditions d'embauches seraient présentées dès le départ. Une période d'évaluation seraient alors démarrée et transformée en cas d engagement de l'entreprise . Au total de 1 à 2 ans de gratuité, pour un CDI, avec 6, 9, 12 mois d'essai suivant le secteur d'activité. Ce qu'il faut bien voir c'est que les charges payées par les entreprises sur les CDI (principe de solidarité pour la protection des travailleurs) ne serviraient plus à payer des travailleurs durant leur recherche d'emploi, mais à financer la réinsertion de leur choix, ce qui est une différence capitale. Au prorata de son effectif CDI. La capacité d’accueil de l’entreprise pourrait être alors calculée en fonction de son effectif réel en CDI. Les entreprises décideraient elles-mêmes du nombre « de chômeurs actifs » qu’elles souhaiteraient accueillir, dans une limite qui pourrait être fixée par l’état en fonction du secteur d'activité et du nombre de CDI. Par exemple une PME présente sur les marchés internationaux porteuse de croissance pourrait bénéficier du taux maximum par exemple 1 chômeur actif pour 3 CDI. Ainsi une entreprise employant 100 CDI pourrait passer immédiatement à 130 salariés sans aucun coût supplémentaire pour relancer son activité. Beaucoup d'entreprises sont régulièrement consultées au moyen d’appels d'offres provenant de toute l’Europe, elles sont souvent confrontées à de réels problèmes de disponibilité et de prix  ! Elles subissent des difficultés souvent faute du coût de la main-d’œuvre trop élevés. En utilisant les avantages du chômage actif les entreprises pourraient bénéficier d'une réduction de quasi 25 à 30 % des coûts de main d'œuvre durant plusieurs mois grâce au soutien offert par les chômeurs actifs. Il serait possible aussi d'imaginer l'intervention de chômeurs actifs aussi dans des domaines en périphérie de la production dans lesquels l'entreprise n'a pas toujours les moyens d'investir en proportion nécessaire. Reste à l entrepreneur de définir lui-même les postes à pourvoir en fonction de sa stratégie, des marchés qui sont à sa portée et de recruter en conséquences les chômeurs susceptibles de la rejoindre. Pour optimiser encore, il serait possible de favoriser certains secteurs d'activité par rapport à d'autres. L'état aurait pour rôle de déterminer un pourcentage différent de chômeurs actifs suivant certaines branches d’activités plus ou moins porteuses de croissance. L'industrie exportatrice et en concurrence serait certainement placée au premier rang avec un taux d’accueil de chômeurs actifs qui pourrait aller jusqu’à 30 % de la masse salariale, y compris toutes les branches PME, PMI sous-traitante ou directement liées aux chaînes de production et de productivité. Une véritable stratégie de reconquête de certain marché pourrait être mis en œuvre. A l'autre extrémité, les petits commerçants, le commerce local, l'artisanat, les services à la personne, etc.. serait moins concernés au départ en bénéficiant d'un taux réduit, priorité à la croissance. Allocations ré-évaluées. Le montant de l'allocation est un sujet de spécialiste, mais il reste possible d'imaginer un système sur des bases cohérentes et réalistes. Il faudrait que le montant de l'allocation se situe dans une fourchette calcul, l'offre proposée dans le cadre du poste à pourvoir et le montant du dernier salaire du travailleur licencié. Le montant de l'allocation serait déterminé dès le départ de l'insertion, validé par L'Onem, et qui représenterait pour l'entreprise son seul engagement au terme de la 1ere période d'essai gratuite. Un barème salarial officiel serait certainement nécessaire pour les entreprises ne disposant pas de drh. - Obliger l'entreprise à définir ses conditions d'embauche au départ de chaque insertion - Établir un barème salarial servant de base aux négociations entre le chômeur et l'entreprise. - Autoriser l'entreprise à compléter ce barème par une rémunération complémentaire - Donner 6 mois à l'entreprise pour décider du CDI  - Financer l'insertion pendant 1 an en cas d'embauche  - Refuser toutes nouvelles insertions dans les entreprises au prorata des rejets (contrôle de l'Onem) Qui paye ? Le but étant de transformer l'allocation de chômage en "allocation d'activité", la majeure partie de la mesure serait déjà financée. Ce sont les entreprises qui financent ou collectent la protection sociale en fonction de leur masse salariale, elles continueraient à payer leurs charges comme actuellement. Les charges subiraient certainement une augmentation (part patronale). Mais cette augmentation de charge répartie sur l'ensemble des entreprises Belges, serait acceptable car immédiatement compensée par la mise en activité de dizaines de milliers de chômeurs au sein de la productivité des entreprises. Cela offrirait au final un système de solidarité sociale financé par les entreprises et les salariés, pour relayer directement vers de nouvelle formation et insertion dans l'attente d un prochain CDI.  En résumé, il y aurait donc une augmentation des prélèvements, qui se traduirait immédiatement par un plein emploi et donc une amélioration de la productivité générale et une baisse des coûts de main d’œuvre, des coûts salariaux, et donc une meilleure compétitivité globale, but final recherché pour relancer la croissance. En offrant une meilleure protection aux travailleurs qui perdent leur emploi, le système de chômage actif pourrait ainsi devenir le passage obligatoire pour un travailleur en préalable de toutes nouvelles embauches (sauf recrutements spéciaux salariés avec bagages qui pourraient toujours être embauchés en CDI direct) . Tous travailleurs ayant subit un licenciement obtiendraient immédiatement la possibilité de choisir librement un poste dans une entreprise avant même de quitter l'entreprise, et ainsi maintenir les ressources du travailleur par le biais de la protection sociale qui profiterait pleinement aux entreprises de cette manière. Le poids du chômage ne serait ainsi non plus calculé en fonction du nombre d'inscrit à l'Onem, mais en fonction du nombre de chômeurs "inactifs"... Les cotisations resteraient calculées sur le nombre de chômeur (actifs + inactifs) Pour les Jeunes.  Combien de jeunes diplômés, après avoir étudiés pendant de nombreuses années sont dans l'obligation d'accepter n'importe quel travail, faute de débouché ? Tout le monde peut comprendre que le système ne puisse pas garantir des ressources à des jeunes en recherche d'emploi... Par contre le système devrait financer les moyens pour que chaque jeune souhaitant devenir "actifs et productifs" dans une entreprise puisse le faire, sans se heurter à la situation économique de l'entreprise. En contribuant par un travail le jeune obtiendrait un droit aux ressources, en étant payé par l'allocation, l'accès à l'entreprise serait libéré, en attendant son embauche, le jeune pourrait se former, s'adapter à l'entreprise... L'emploi des jeunes serait enfin déverrouillé. Avec le chômage actif le jeune taperait au porte de l'entreprise avec 1 an de salaire en poche, un moyen pour lui de convaincre l'entreprise de tenter une insertion à moindre coût puisque celle-ci serait totalement gratuite durant 1 an. Pour l’intérim.  Sans conséquences négatives, la mise en œuvre du chômage actif aurait quelques effets sur les contrats intermédiaires de type CDD ou autres contrats temporaires actuellement utilisés par les entreprises. Effectivement, comme il serait possible d’accueillir des chômeurs "actifs" dans son entreprise, certains de ces contrats dis "précaires" serait d'évidence moins utilisés par les entreprises pour être remplacer par la gratuité offerte par le statut des chômeurs actifs. De nombreuses situations nécessiteraient encore le recours à l'intérim et autres contrats temporaires, mais moins. Cela ne serait pas un réel problème au fond, puisque le seul contrat valable et convoité c'est le CDI, il faudrait s'attendre durant les 12 premier mois à une baisse progressive des CDD. Cela serait néanmoins très positif, car de moins en moins de chômeurs seraient inactifs, ce qui est le but recherché ! Surveiller que la mesure ne soit pas utilisée autrement que pour ses objectifs initiaux. On peut imaginer le cas le plus défavorable qui serait celui d'une entreprise de 100 salariés qui rencontrerait de sérieuses difficultés économiques, sur le point de délocaliser ou de faire faillite, elle déciderai à l’annonce de la mesure, de l'exploiter à son maximum, en proposant immédiatement 30 postes (30 % de l’effectif CDI en cours) tous pourvus après quelques jours. A ce stade l'entreprise compterait 130 salariés, mais ne supporterait que 100 salaires. Quelques mois plus tard; l'entreprise toujours en difficulté, envisagerait alors de licencier 30 salariés, pour réduire son coût salariale en retrouvant sa productivité initiale. A ce 2ème stade l'entreprise compterait 100 salariés, mais ne supporterait plus que 70 salaires. En conclusion cette entreprise remplacerait 30 % de son effectif par des chômeurs actifs ! Y aurait t'-il dans ce cas une utilisation illicite de la mesure ? L'état accordant l'entrée de "chômeurs actifs" dans l'entreprise en proportion de l’effectif réel de celle-ci, oui, il serait possible, de remplacer une partie de ses salariés par des chômeurs actifs dans le but de permettre aux entreprises en très grande difficultés de réduire leur masse salariale, sans pour autant réduire leur capacité de production, une solution risquée et de courte durée. Pour contrer une utilisation systématique de cette méthode, il suffirait d'intégrer une règle simple : L’accueil de chômeurs actifs dans une entreprise ne serait pas possible si il y a eu de licenciements économiques dans les 24 derniers mois, (sauf dérogation exceptionnelle) Ainsi une entreprise pourrait réduire son effectif grâce à la mesure qu'une seule fois et durant 1 an maximum. Ensuite, sauf autorisation, au terme de 12 mois les chômeurs actifs seraient dans l'obligation de quitter l'entreprise pour continuer à percevoir leurs allocations d'activité, ils ne pourraient pas être remplacés, puisque des licenciements ont eu lieu depuis moins de 2 ans. Il ne resterait plus pour cette entreprise que la solution ré-embaucher (CDI) ou de réduire définitivement son effectif. Sans oublier le vrai risque pour l'entreprise de se démunir au départ de son vrai personnel. En allant encore plus loin, dans cet exemple, l'effectif réel étant passé en 2 étapes de 100 à 70 CDI, la capacité de l'entreprise concernant l'autorisation de chômeurs actifs passerait de 30 à 21 (30%). En conséquence, elle recevrait de l'administration l'obligation de stopper 9 contrats d'allocataires actifs. Par conséquent, sauf difficultés insurmontables, les patrons n'auraient aucun intérêt à remplacer leurs salariés par des chômeurs actifs., éventuellement en cas de difficultés extrêmes pour une période de 1 an maximum s'ils estiment au moyen d'une étude de marché que cela pourra relancer l'entreprise.  Coté chômeurs, difficile d’imaginer comment abuser du chômage actif, sauf de percevoir l’allocation sans être actif, cela demanderait la complicité de l’entreprise, un manque à gagner pour l’entreprise qui verrait son potentiel de main d’œuvre disparaître sans intérêt. D’une manière générale, l’intérêt de l’entreprise est de faire des profits, et donc d’exploiter toutes les solutions permettant de réduire les coûts, en déclarant un allocataire actif sans qui ne le soit, l’entreprise irait à l’opposé de ses intérêts. Conclusion.  En laissant le choix à chacun d'en bénéficier et en évitant de faire l'erreur sur le message de cette conception du chômage afin qu'elle ne soit pas prise comme une idée d'exploitation du travailleur, mais plutôt comme une rectification d'un concept aujourd'hui périmé qui ne peut plus fonctionner face à la mondialisation. La Belgique, et L’Europe pourraient ainsi développer une protection du travail parfaitement efficace qui profiterait dans le même temps à la compétitivité des entreprises. A ce jour quasiment tout les secteurs d'activités sont en crise ! Pour retrouver une vision sereine de l'avenir, il n'y a qu'une innovation d'ampleur suffisante qui puisse changer la vision de TOUS, une innovation qui puisse offrir des perspectives à chacun, une dignité, un avenir et qui de plus se doit d'être gratuite pour être envisageable par l'état. L'idée d'un chômage "productif" répondrait ainsi à une réalité économique sachant que dans la situation actuelle nous n'avons plus les moyens de soutenir des dizaines de milliers de travailleurs à chercher un emploi qui n'existe pas. Il est temps maintenant d’arrêter de s'obstiner à vouloir faire redémarrer un système conçu au moment ou la Belgique était protégée et seule à organiser son travail. Il faut contourner le blocage (croissance-emploi) qui se neutralise l'un l'autre. Être au chômage, mais rester actif !  devrait être la nouvelle devise proposée pour répondre aux attentes sociales et économiques des travailleurs et des patrons. Les conditions de la confiance seraient enfin réunie ! Offrir par un relayage automatique de l'activité un avenir possible à tous les concitoyens !
Même si dans les grandes lignes , ce n'est pas faux, j'aimerais nuancer : j'estime que les entreprises sont moins asphyxiées par la concurrence internationale que par l'avidité des actionnaires et leur modèle de fonctionnement (manque cruel d’innovation, manque de vision, manque d'autonomie du personnel bridé dans leur inventivité par la recherche permanente d'un profit immédiat dans une structure ou seul le patron décide ... avec l'accord d'actionnaires incapables d'avoir une vision de terrain). en mécanisant, en automatisant le travail, c'est le talent qui s'évapore. voilà pourquoi le modèle même des contrats de travail tout secteurs confondus doit faire place à un modèle qui laisse au travailleur plus de temps libre de tâches dans sa fonction, le temps de l'inventivité! A la lumière de ce modèle théorique nouveau, lorsque ING décide de licencier en prévisions des impacts de la numérisation du travail , nous pourrions rétorquer que cette économie de temps de travail, plutôt que de permettre des économies sur les coûts de production (réduction de la masse salariale) doit être mise au profit d'innovations que peuvent amener les travailleurs relâchés de leur tâches vers de nouveaux services au clients, de nouvelles tâches de contrôle et régulation des actifs financiers ... ) , mais cette voie n'est possible qu'à choisir de faire en sorte que la concurrence s'exerce légalement entre les entreprises bancaires, Or la similitude des profils de services et leur tarifications offerts par les différentes Banques font penser tout le contraire ! (Le secteur bancaire n'est certainement pas un cas isolé, bien que la preuve doit en être apportée de l'entente anticoncurrentielle des entreprises, cette entente existe aussi sur le marché du travail avec la complicité des gouvernements.) En parallèle à cela, les minimums salariaux que nous garantissent les commissions paritaires sont malheureusement trop souvent devenus normes salariales, ce n'est pas leur philosophie. Les métiers en pénuries sont victimes de ce comportement avide des entreprises qui consiste à payer le moins pour obtenir le plus, il faut un syndicat des métiers en pénurie pour deux choses : négocier FERME les augmentations salariales qui permettent de rendre ces métiers acceptables par les travailleurs et pas uniquement par les patrons Empêcher le gouvernement d'imposer aux chômeurs de longue durée des ersatz de formation à destination des métiers en pénurie qui prétendent abreuver le marché de travailleurs (former un non volontaire à un métier ne gage en rien de la qualité de son travail) qualifiés. dormiriez vous tranquille aux abords d'une chaudière à gaz nouvellement révisée par un technicien en chauffage contraint d'accepter une formation expresse, mal payé, épuisé par le nombre d'heures prestées et fatigué d'attendre la pension de ses prochains 67 ans ? C'est pourtant sur cette bombe que nous assoit le gouvernement actuel, celui du profit à tout prix , de la prolongation des centrales etc etc
Bon article. " Au nom des métiers en pénurie, le gouvernement nous vend de nouveaux reculs sociaux. " " accentuer la mise en concurrence des travailleurs " " conditions de travail toujours plus intenables pour un nombre croissant de travailleurs. " " Comment il est possible d’avoir autant de jobs qui ne trouvent pas preneur alors qu’il y a autant de chômeurs ? 1. La mauvaise qualité des emplois proposés : très bas salaires, travail stressant, pénible ou dangereux, horaires impossibles ... " " enthousiastes mais ils sont vite dégoûtés " " aucune possibilité de promotion " " 70 % des heures prestées sous formes de travail intérimaire… " " Ce qui est en pénurie, ce sont les emplois de qualité " " S'ils payaient un salaire suffisant, ils trouveraient bel et bien des candidats pour travailler chez eux" " Les entreprises veulent des travailleurs directement exploitables " " pour pouvoir engager à des bas salaires et dans de mauvaises conditions de travail (des intérimaires par exemple), le patronat a besoin d’un taux de chômage « assez élevé »." "Plus de chômage, c’est plus de concurrence entre les chômeurs pour accepter n’importe quel boulot. Et la baisse actuelle du chômage inquiète donc le monde patronal. Les gouvernements successifs ont créé de nombreux jobs de mauvaises qualités (intérims, temps partiels, bas salaires…) mais ils ne trouvent pas toujours preneur car le taux de chômage n’est plus « assez élevé » " " forcer à accepter n’importe quel job, on va pourrir la vie des chômeurs mais aussi celle des travailleurs âgés et des travailleurs malades. " " Quelqu’un qui doit survivre avec un revenu sous le seuil de pauvreté ne peut plus se permettre d’avoir une voiture, supprime son abonnement Internet et n’a plus de budget pour une formation, pour la crèche ou pour avoir une vie sociale. Comment trouver ainsi du travail ? " " La peur peut changer de camp " " des politiciens payés plus de 5 000 euros nets ne pourront plus baisser le salaire de ceux qui en gagnent 1 000 " Proposition (que le PTB pourrait faire sienne ?) : Que le budget soit fixé par les électeurs via une annexe à leur déclaration fiscale. Ceux qui sont imposés paieront la même chose. Le changement se situe sur celui qui décide de ce qu'il sera fait de la manne (Actuellement = les représentants, Demain, les représentés). Pour chaque poste - un par ministère - un pourcentage est fixé par le contribuable. La moyenne des pourcentages de tous les contribuables fixera le budget alloué à ce ministère. Actuellement, le travailleur paye l'impôt, le politicien décide. Demain, le travailleur paye l'impôt et il décide (sur le budget). Les ministres et représentants pourront continuer à jouer mais dans les limites fixées (par les travailleurs). Qu'en pensez-vous ?
Bonjour, je me permets de reagir à cet article, en effet, vous considérez systématiquement (j’ai lu beaucoup d’articles du PTB) qu’un temps partiel est un emploi précaire ! J’ai l’impression que vous ne connaissez pas la réalité du terrain, vous oubliez complètement qu’un très très très grand nombre de personnes souhaitent travailler à mi temps et qu’ils ne trouvent malheureusement pas des offres d’emploi allant dans ce sens ! Pourquoi ? 2 mi-temps coutent plus cher que un temps plein !
Bonjour, Il est clair qu'à l'annonce du gagnant MR, pour lequel (je rêve à le supposer) il n'y avait très certainement pas la majorité, est monté au pouvoir à sa tête, l'indigne fils "Michel" on savait d'office que nous allions perdre notre bas de laine... Je suis en incapacité de travail et quand j'entends notre "superbe" représentante ministre de la santé (mdr) je me demande chaque jour quand est-ce que l'épée de damoclès finira par faire céder le crin de cheval qui la maintien !!! J'entends beaucoup de gens autour de moi qui se plaignent mais TOUS, je dis bien TOUS, nous nous mettons en grève GENERALE sans pour cela attendre les syndicats, et pas seulement 1-2 jours, ne croyez-vous pas que l'économie s'en sentirait encore plus ?? Mais le problème, c'est que les gens sont devenus très individualistes et sans pour autant les critiquer car je les comprends, jamais cela ne sera possible car pour faire un piquet de grève générale, il faut de l'entraide et ça.... C'est une autre histoire
Très bon article. Je ne suis pas le PTB sur beaucoup de points (sauf sur votre positionnement face au PS). Vous ne parlez pas de certains points : l'automatisation accélérée de la société qui verra certains métiers disparaître, l'émergence de nouveaux métiers qui ne figurent même pas sur la liste des métiers en pénurie, la "marche forcée" vers la fusion de tous les statuts (salariés, indépendants, fonctionnaires, ...), l'instauration d'une allocation universelle (qui aura pour effet de supprimer les administrations pléthoriques et inefficientes (malgré la bonne volonté des fonctionnaires)). Ayant une longue expérience dans le recrutement, je n'ai pas pu m'empêcher de rire en voyant la liste des métiers en pénurie. La plupart des employeurs ne connaissent pas les compétences dont ils/elles ont (ou auront) besoin) dans les 5 ans à venir. Ce n'est pas d'opérateurs de call center que l'on doit former mais des pilotes de drônes..........Autre exemple : ma dernière commande en ligne m'a été livrée par Post Nederland (un coursier très aimable mais qui ne parlait ni néerlandais, ni français) mais j'ai bien reçu le colis.
Bonjour. En vue des élections à venir, je m'intéresse au PTB. J'ai une question pour le parti : Pensez vous qu'un véritable statut communément reconnu par tout à chacun et par le gouvernement pourrait être créé pour le parent décidant de rester au foyer dans le but d'élever son ou ses enfants (père ou mère). Pensez-vous que eci libérerait des "emplois vacants" et aiderait à enrayer, voir à éliminer ce fléau qu'est l'intérim qui ne doit son existance qu'à la pression sociale sur ce même emploi, amenant de plus en plus de précarité et de division au sein des différentes couches sociales.
C'est le concept même du plein emploi, qui est un leurre. On oublie que l'argent, n'est qu'un moyen de valoriser des échanges de biens ou de services. Le problèmes est que l'offre potentielle de services dépasse les besoins. Tant que nos politiques continuerons leurs tours de passe, passe pour préserver leur situation, en occultant leur rôle de régulateur, manipulé par les nantis. Nous resterons des cerfs. Aujourd'hui, même à force de travail, un lopin de terre est devenu presque une illusion. Il faut d'urgence baissé les salaires de nos représentants, il doivent travailler par conviction et non pas par avidité. Il faut préserver la séparation des pouvoirs et donner les moyens de le faire. Réévaluer nos besoins réels, à quoi servent les innovations et la technologie, s'ils ne servent qu'à valorisé celui qui les détiens, les avancées de bien commun doivent être de droits commun. Si nous arrivions déjà à une conscience politique et à une réorganisation du travail en fonction des réels besoins et des services, ce serait un fameux pas en avant.
Enfin, un excellent article de fond actualisé sur le chômage, hors caricature et manipulation chiffrée, hors propagande patronale, gouvernementale, européenne et donc aussi hors propagande médiatique et rentière (celles des grands gagnants multi-milionnaires). Il renvoie à l'essentiel, la peur et la justice sociale, J'espère que beaucoup de citoyens pourront en prendre connaissance d'une façon et d'une autre, et cela au delà des vacances, à la rentrée par exemple pour s'auto-mobiliser.
personnes ne veux bouger ou ne peut le faire car il est tenu par les coui... (banque) ect ;la greve si il y a doit se faire au finiche ...perso je n y croit pas , les syndicat MDR ils sont en partie subsidier par les entreprises ,alors que faire , Cesar disait donner leur du vin et des jeux pour les endormirent .
A quand le blocus du pays? Quelle association de citoyens instiguera le mouvement? Attendre que nos syndicats, gangrénés par le système et octroyant des salaires plus que conséquents à leurs gestionnaires principaux, se décident est utopique sans une très forte pression des adhérents, je le crains. Ils ne semblent pas vouloir se décider à faire front commun, tous secteurs confondus, pour stopper la machine de guerre que "nos dirigeants" nous imposent, toujours au profit des plus aisés et sur le compte des forces vives, ayant pour seuls objectifs croissance, rendement, rentabilité ... De plus en plus d' économistes, sociologues, écologues, ... sont d' accord pour dire que ce système de croissance et consommation mène le monde à sa perte et n' a aucun sens éthique si ce n' est celui de l' Avoir (toujours plus) au détriment de l' Être! Je préconise une révolution pacifiste, une grève générale domiciliaire. Pas de blocage d' axes routiers ou d' usines; tous à "la maison", en famille. Ça permet d' éviter les confrontations violentes avec les milices d' état, et si un bon pourcentage de travailleurs est absent, très vite le fonctionnement de la machine s' enraye et ceux qui hésitaient à se joindre au mouvement se retrouveront à le suivre par la force des choses. S' organiser, faire ses réserve de fuel et aliments non-périssables, et avec les producteurs locaux ( qu' on pourrait épauler du fait de notre temps libre et qu' ils ne soient pas les seuls à bosser) pour le ravitaillement alimentaire frais, et ne plus sortir de son quartier, village... jusqu' au finish! Entre-aide et solidarité avec les voisins et familles. Plus d' achat en grandes surfaces, plus de transactions bancaires, plus de ravitaillement aux pompes à essence, plus de téléphonie abusive ni de télévision ... Et si nos enfants les plus doués en informatique décidaient de foutre un peu le bordel dans le système bancaire, ce serait un grand plus. Utopie!? Il est clair que mon "plan" est plein de lacunes( ex: comment empêcher les gestionnaires de couper l' alimentation électrique ou gazière, pour ceux qui n'ont que ces moyens énergétiques pour fonctionner, et l' eau courante...?)... Peut-être y a-t-il une ou l' autre citadelle à prendre mais l' idéal serait de pouvoir s' en passer... C' est un véritable plan de bataille qu' il faut mettre en place. Mais je pense aussi que tous secteurs confondus, il y a toute la "hiérarchie" de travailleurs expérimentés nécessaire pour planifier tout ça. L' état nous déclare la guerre, s' il a les forces armées à disposition, nous avons les forces vives qui font tourner la machine... si on bosse! La crainte de chacun de se retrouver en cessation de paiement des prêts et autres créances,, le désintérêt de bon nombre de la chose publique, la confiance aveugle à toutes les publications médiatiques de masse, la culpabilité des problèmes sociaux et économiques posés sur le dos des migrants, SDF, sans emploi et autres petits revenus... tout ça orchestré de longue date par les nantis, me font avoir des doutes sur la faisabilité de ce genre d' action universelle.... Pourtant, j' ai envie d' y croire....
Rien de nouveau ici malheureusement, déjà au 17ième la politique dans les "workhouses" étaient la même, travail pénible et gratuit, exploitation par l'église puis par la célèbre alliance privé/publique. Déjà à l'époque la ligne de conduite était claire : "To discourage dependency, workhouse conditions were worse than the lowest standard of the independent labourer" ... Depuis 4 siècle, l'Homme n'a malheureusement jamais voulu faire le nécessaire pour changer drastiquement sa condition. Même si votre analyse est correcte, la faute n'est à chercher dans l'oppression du patronat, mais dans la faiblesse de ceux qui acceptent d'être opprimés. Les gens veulent travailler à n'importe quel prix pour des grandes marques, afin de flatter leurs egos, puis se rendent compte que leur ego ne paie pas les factures et se plaignent ... J'ai vu des gens proposer leur travail GRATUITEMENT au groupe LVMH ... On sait tous qui est l'ennemi, mais il semblerait que la volonté des gens soient de devenir l'ennemi, pas de le tuer ...
mort a ce gouvernement qui ne nous respecte pas , il et temps d agir nos grand parent qui son mort pour nous avoir les acquis son occuper a se retourner dans leur tombe , a entendre se qui se passe il super temps de réagir et très vite si nous voulons sauver quel que chose qui nous reste encore , car se crétin de charlot 1er la marionnette de de dewever fait tous pour nous enfonce et retourner 30 ans en arriére