Photo Tali C, Flickr

Airbnb ne propose plus de séjours en territoire palestinien occupé

La décision d'Airbnb de ne plus proposer de logements dans les colonies illégales israéliennes en Cisjordanie occupée constitue une grande victoire pour le mouvement BDS. C'est le résultat d'une campagne de plusieurs années à laquelle se sont ralliées plus de 150 000 personnes.

La campagne #stolenhomes (logements volés) demandait à Airbnb de ne plus proposer de résidences de vacances dans les colonies israéliennes, parce que celles-ci sont installées sur des terres palestiniennes volées et qu'elles sont donc considérées comme illégales par le droit international.

La politique anti-discrimination d'Airbnb dit que l'entreprise interdit la prise en charge de logements quand il est question de racisme, de discrimination ou de dommages infligés à des individus ou à des groupes. La prise en charge de résidences de vacances dans les colonies illégales favorise la discrimination structurelle, le vol de terres palestiniennes et des violations directes du droit international. De plus, Airbnb profite financièrement de l'occupation permanente et de l'expropriation des terres et habitations palestiniennes.

Une étape positive

Et si Israéliens et étrangers peuvent louer des logements dans les colonies, les Palestiniens ne le peuvent pas. C'est un cas unique dans le monde, où l'accueil d'Airbnb doit discriminer ses hôtes sur base de leur nationalité ou de leur origine ethnique.

Le ministère israélien des Affaires étrangères consacre d'importants moyens à ce qu'il appelle les campagnes « Brand Israel » (la marque Israël), mises sur pied pour améliorer l'image d'Israël à l'étranger et contrer l'indignation du monde entier à propos de ses crimes de guerre.

Une partie de ces campagnes est consacrée à favoriser le tourisme, à promouvoir le pays et à inviter les gens à le visiter. Ces voyages sont censés masquer les violations permanentes des droits palestiniens par Israël, telle l'occupation militaire. On invite par exemple les touristes à admirer la partie ancienne de la ville de Jérusalem, sans leur dire que cette Vieille Ville fait partie de Jérusalem-Est, territoire palestinien occupé par Israël. Airbnb a participé à cette opération de « marketing ».

Le fait qu'Airbnb cède aujourd'hui sous de fortes pressions est une étape positive qui devrait être suivie par d'autres plates-formes touristiques internationales – comme Booking.com, par exemple.

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