Publifin

Ce jeudi, le rapport intermédiaire de la Commission Publifin est enfin sorti. Il compte 44 pages d’analyses et de recommandations à mettre en place.

« Le gouvernement vient de prendre certaines mesures de bon sens en matière d’éthique, mais les changements apportés restent légers », estime Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB.

Ce jeudi, l’Assemblée générale (AG) de Publifin est convoquée au siège de l’intercommunale. Pour le PTB, c’est l’occasion d’un retour à une intercommunale 100 % publique et la fin des rémunérations dans Nethys et ses filiales. L’ordre du jour de cette AG ne va pas dans ce sens…

Publifin, Publipart, Telenetgate… la vague de scandales a amené le Parlement à la constitution d'un groupe de travail « renouveau politique ». On aurait pu s'attendre à des mesures radicales contre la culture de la cupidité en politique, les conflits d’intérêts, etc. Mais c’est une tout autre proposition qui est venue de Vincent Van Quickenborne (Open Vld), soutenue par la N-VA : réduire le nombre de députés de 150 à 100. Une mesure qui renforcerait les partis au pouvoir et limiterait l'accès au Parlement aux forces d'opposition nouvelles, en particulier de la gauche authentique.

« C’est l’histoire d’un élu qui entre dans un conseil d’administration… » On pourrait presque en faire une blague belge, tant la culture de la cupidité semble répandue chez nos politiciens. Retour sur un début d’année « affairé ».

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

Lors du dernier conseil communal de Seraing, le bourgmestre Alain Mathot (PS) a annoncé sa démission de ses différents mandats dans Publipart et d’autres entités. Mandats qui lui permettaient de toucher… 265 000 euros bruts par an. Il faut dire que le PTB local n’a rien lâché. Retour sur un conseil animé.

Un bourgmestre wallon qui touche 960 000 euros bruts par an en cumulant sa fonction avec le poste de CEO de Nethys, une présidente de commission d’enquête parlementaire qui empoche 3 600 euros bruts par réunion… Au PTB, rien de tout ça. Depuis sa création, ses élus et responsables touchent un salaire moyen de travailleur. Pas plus, pas moins.

La commission d’enquête du Parlement wallon sur le scandale Publifin sera-t-elle aussi transparente qu’un mur de brique ? En se basant sur le règlement du parlement, les partis traditionnels excluent le PTB et Ecolo de la commission. Pourtant, le PTB est le seul parti à ne pas être du tout impliqué dans l’affaire Publifin. L’entre-soi est une mauvaise habitude très tenace.

Gwendolyn Rutten (Open Vld) et Jean-Claude Marcourt (PS) se sont récemment prononcés pour une privatisation des intercommunales. Pour le PTB, « la privatisation ne va pas pousser les intercommunales à être gérées de façon plus démocratique, éthique, au service des citoyens et des communes mais va simplement permettre la privatisation de la corruption ».

Pages