Publifin

Que va-t-il advenir de Publifin et de toutes ses filiales ? C’est une question encore peu débattue publiquement. Mais en coulisses, les discussions s’approfondissent et les décisions se prennent. Parfois même, elles sont déjà prises. Comment faire pour orienter le débat à gauche ?

Le rapport du CA de Publifin envoyé à la ministre des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), demande qu’une exception soit octroyée à l’intercommunale pour qu’elle puisse dépasser le plafond de 245 000 euros pour les salaires des dirigeants. « Ce CA promettait d’incarner le renouveau politique, la transparence et l’éthique mais ils font exactement le contraire et ne respectent même pas les recommandations de la commission concernant les rémunérations », réagit Germain Mugemangango du PTB.

Le grand architecte du système corrompu de Nethys/Publifin Stéphane Moreau semble indéboulonnable, malgré les pressions de la population et d’une commission d’enquête. L’homme qui gagnait un million d’euros d’argent public est-il en train de négocier discrètement son départ sans poursuites ? Ou essaie-t-il de gagner du temps pour protéger d’autres secrets ? 25 minutes pour comprendre.

Il y a plus de six mois éclatait l’affaire Publifin. Puis Publilec et Brackegate en Flandre. Puis encore le Samusocial à Bruxelles. Le tout agrémenté des soubresauts du Kazakhgate. « Des brebis égarées », « des gens qui ont oublié leurs valeurs », « des personnalités corrompues », « des affaires différentes qui n’ont rien à voir entre elles », nous a-t-on juré, de M. Di Rupo à Mme Rutten en passant par MM. Chastel et De Wever. Vraiment ? La corruption est-elle une exception dans notre système ? Le conflit d’intérêt, un simple dérapage ? Ou s’agit-il d’une pratique généralisée qui permet au système de fonctionner ? Retour sur les affaires Publifin, Samusocial et autres Brackegate ou Kazakhgate.

Ce jeudi, le rapport intermédiaire de la Commission Publifin est enfin sorti. Il compte 44 pages d’analyses et de recommandations à mettre en place.

« Le gouvernement vient de prendre certaines mesures de bon sens en matière d’éthique, mais les changements apportés restent légers », estime Germain Mugemangango, porte-parole francophone du PTB.

Ce jeudi, l’Assemblée générale (AG) de Publifin est convoquée au siège de l’intercommunale. Pour le PTB, c’est l’occasion d’un retour à une intercommunale 100 % publique et la fin des rémunérations dans Nethys et ses filiales. L’ordre du jour de cette AG ne va pas dans ce sens…

Publifin, Publipart, Telenetgate… la vague de scandales a amené le Parlement à la constitution d'un groupe de travail « renouveau politique ». On aurait pu s'attendre à des mesures radicales contre la culture de la cupidité en politique, les conflits d’intérêts, etc. Mais c’est une tout autre proposition qui est venue de Vincent Van Quickenborne (Open Vld), soutenue par la N-VA : réduire le nombre de députés de 150 à 100. Une mesure qui renforcerait les partis au pouvoir et limiterait l'accès au Parlement aux forces d'opposition nouvelles, en particulier de la gauche authentique.

« C’est l’histoire d’un élu qui entre dans un conseil d’administration… » On pourrait presque en faire une blague belge, tant la culture de la cupidité semble répandue chez nos politiciens. Retour sur un début d’année « affairé ».

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

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