Intercommunales

Que va-t-il advenir de Publifin et de toutes ses filiales ? C’est une question encore peu débattue publiquement. Mais en coulisses, les discussions s’approfondissent et les décisions se prennent. Parfois même, elles sont déjà prises. Comment faire pour orienter le débat à gauche ?

Sans aucun débat démocratique, la présidence de Nethys vient d’être attribuée à Pierre Meyers, un multimillionnaire liégeois qui a été longtemps propriétaire de la multinationale CMI. Pour Damien Robert, président provincial du PTB, c’est une décision qui ne présage rien de bon : « Une intercommunale n’a pas vocation à être dirigée par un patron d’une multinationale. »

Publifin, Publipart, Telenetgate, Kazakhgate, Optima… Autant de dossiers dans lesquels les politiciens traditionnels confondent l’intérêt général avec leurs intérêts particuliers et ceux de leurs amis. Le PTB est déterminé à dénoncer les casseroles des profiteurs en politique, et à promouvoir une politique au service des gens.

Gwendolyn Rutten (Open Vld) et Jean-Claude Marcourt (PS) se sont récemment prononcés pour une privatisation des intercommunales. Pour le PTB, « la privatisation ne va pas pousser les intercommunales à être gérées de façon plus démocratique, éthique, au service des citoyens et des communes mais va simplement permettre la privatisation de la corruption ».

Suite au scandale Publifin, une note a été discutée au bureau du PS sur la gouvernance et l’éthique. Avec ces règles, rien ne changera pour Stéphane Moreau et ses rentrées de 960 000 euros par an. Tout juste devra-t-il arrêter d’exercer sa fonction de bourgmestre.