Charlie Le Paige

 
 

Des députés des différents Parlements du pays se chamaillent depuis quelques semaines pour adopter une déclaration interparlementaire à l’occasion du sommet international sur le climat (COP23) qui se tient à Bonn. Et ce projet de déclaration sert de paravent pour cacher l’absence d’engagements chiffrés ambitieux et contraignants et l’échec de la politique belge actuelle en matière de climat.

Pour le PTB, le gouvernement fait fausse route en pensant que la sécurité et la lutte contre le terrorisme passera par l’Otan, sa logique d'augmentation des dépenses militaires et ses politiques d'interventions. Il faut au contraire investir dans une politique active de paix. Plus de 12 000 personnes et des pans entiers du monde associatif belge et international l'ont dit hier clairement dans les rues de Bruxelles : ils refusent de suivre Trump et l'Otan sur le sentier de la guerre.

Les charges de Donald Trump contre les accords de libre-échange, ainsi que ses promesses d’instaurer des droits de douane de 45 % sur les produits chinois, ont fait le tour du monde et ont été déterminantes pour son élection. Cela veut-il dire que sa politique ira dans l’intérêt des travailleurs américains ?

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait voter le mercredi 29 mars l’instauration d’un examen d’entrée dès l’année prochaine pour les études de médecine afin de limiter le nombre d’étudiants. « Instaurer un examen d’entrée est un recul inacceptable, réagit Charlie Le Paige, le président de Comac, l’organisation étudiante du PTB. Cela ne résout en rien les pénuries ou les problèmes pour les étudiants, et impose en outre un filtre social renforcé. »

Le 24 janvier, en commission du parlement européen, la Grande Coalition des partis traditionnels a approuvé le CETA. Cela dit, l’expérience a montré que la pression populaire pouvait influencer le vote de certains députés. Il reste quelques semaines avant le vote en plénière. Agissons dès maintenant pour faire barrage à ce traité toxique.

Un mois après la signature de l’accord belge sur le traité eurocanadien de libre-échange CETA, Charles Michel utilise une petite phrase pour remettre en cause une des « garanties » qui avaient été promises. L’enjeu est clair : gagner du temps et mieux faire passer le traité tel qu’il a toujours été.

Théo Francken, secrétaire d’État N-VA à l’Asile et à la migration veut obliger désormais les nouveaux arrivants dans notre pays à signer une déclaration d’intégration pour obtenir le droit de séjour et à prouver qu’ils la respectent s’ils veulent le garder. Si on ne peut évidemment que soutenir en soi l’objectif d’une meilleure intégration, de sérieuses questions se posent quant au projet réel de Francken et du gouvernement.

« Selon moi, les négociations du TTIP avec les Etats-Unis ont échoué. » Cette déclaration de Sigmar Gabriel, vice-chancelier social-démocrate allemand (SPD) a rapidement fait le buzz. En effet, ce ministre du pays européen le plus puissant avait jusqu'ici totalement soutenu le TTIP, ce projet d'accord de libre-échange transatlantique1. Ce revirement est le résultat le plus visible de la montée de la pression populaire partout en Europe. Si la bataille n'est pas encore gagnée, la victoire semble bien à portée de main.

Une ville veut faire construire des logements sociaux. Elle fait appel dans ce cas au marché public. Une proposition de loi à ce sujet, basée sur une directive européenne, est discutée au Parlement. Avec cette proposition de loi, « au lieu de combattre le dumping social, le gouvernement le conforte », selon le député PTB Marco Van Hees, qui relaye les critiques des organisations syndicales.

Les traités de libre-échange avec le Canada (CETA) et les États-Unis (TTIP) ont été soutenus par la majorité aujourd’hui à la Chambre. Il reste jusqu’au 13 mai pour inverser la vapeur.

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