SNCB

Le député fédéral PTB Marco Van Hees dénonce le projet de service minimum du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) : « Le service minimum pour les usagers, c’est déjà 365 jours par an. En quoi ce projet va-t-il améliorer le quotidien des usagers, qui est la priorité ? Avec son projet, le gouvernement veut casser la force du collectif et pousser à une opposition individuelle entre le travailleur et l’employeur. Le service minimum, même "light", que le ministre Bellot veut imposer à la SNCB est un précédent dangereux pour le droit de grève des cheminots, mais aussi pour l’ensemble des travailleurs. »

On connaissait les coupes dans le budget de la SNCB et leurs conséquences négatives sur le service et les conditions de travail. Mais, aujourd’hui, la direction a trouvé mieux : investir 40 millions d’euros dans… la détérioration du service et de la sécurité. Bienvenue dans le monde du « one man car », ou la déshumanisation du rail.

Le PTB ne peut accepter le projet de contrat de gestion de la ministre Jacqueline Galant (MR). Plutôt qu’une hausse des tarifs, le parti de gauche demande l’instauration de tarifs « COP21 » plus bas, et attractifs.

Le droit de grève n’a jamais autant été menacé. Les partis du gouvernement et le patronat veulent forcer les syndicats à accepter de fortes limitations à la liberté d’action des travailleurs. À défaut, ils menacent de passer en force au Parlement.

Après 48 heures de grève début janvier, la direction avait accepté de discuter des points qui fâchent les cheminots et qui menacent l'offre de service, sa qualité ainsi que sur la sécurité du rail. Après un mois de négociations, un nouveau protocole d'accord social est proposé. Pas de quoi rassurer les cheminots, et encore moins les navetteurs.

Il y a 12 000 morts par an en Belgique à cause de la pollution. Un RER était promis pour 2012 et n'arrivera pas avant 2026. Le rail doit être développé pour répondre aux défis climatiques et de mobilité. Et les deux patrons du rail passent leur temps à se taper dessus. Osons une réforme de la SNCB simple et efficace : fusionnons SNCB et Infrabel. Le PTB déposera une proposition en ce sens au Parlement.

Ce 1er février, les tarifs des billets et abonnements SNCB augmentent encore, au nom d'une amélioration (?) de la ponctualité. Les navetteurs sont plus que perplexes. Une hausse des tarifs de la SNCB constitue en réalité la meilleure publicité pour... la voiture.

La direction de la SNCB et d'Infrabel semblent vouloir sanctionner un délégué CGSP de la régionale de Bruxelles impliqué dans les grèves du 5 et 6 janvier. Celles-ci visaient à faire reculer les plans de la direction du rail qui veut mettre en oeuvre les 3 milliards d'économie imposés par la gouvernement. Au détriment de la qualité du service, de l'emploi et de la sécurité.

La fermeture du tunnel Stéphanie, les travaux annoncés dans le tunnel Leopold 2 ainsi que le nouveau report du RER font craindre le pire pour la mobilité à Bruxelles. Le PTB demande la création urgente d’une offre supplémentaire de transports en commun. Pour développer une vision cohérente et régler durablement les problèmes de mobilité à Bruxelles, le PTB demande également le retrait du plan Galant sur la SNCB et des investissements supplémentaires pour terminer le RER.

Marc Descheemaecker a été le CEO de la SNCB. En 2013, il annonce son ralliement à la N-VA. Grand partisan du plan de la ministre MR, Jacqueline Galant, il accuse régulièrement les syndicats d'être responsables de tous les maux de la SNCB et annonce sans détours qu'il faudra encore détruire des milliers d'emplois dans les chemins de fer. Mais au fond, quel est le vrai bilan du « règne » de Descheemaecker ?

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