#PasToucheANosPensions

Une nouvelle étude sur l’incapacité de travail réalisée par Médecine pour le Peuple montre qu’à l’âge de 59 ans, un travailleur sur trois n’est plus en mesure de travailler en raison de problèmes de santé et qu’un autre tiers a besoin d’un travail adapté. « Notre étude démontre combien la pension anticipée, la prépension et le travail adapté en fin de carrière sont nécessaires pour un grand nombre de travailleurs », explique Sofie Merckx, spécialiste santé du PTB.

« Moins de profiteurs, plus de pension », tel sera le slogan de 1er Mai du PTB. Le gouvernement donne des milliards aux profiteurs et des cadeaux à l'industrie militaire mais, pour cela, il veut diminuer nos pensions. Le PTB propose une autre vision de société, où la richesse que nous produisons chaque jour peut améliorer notre existence en permettant qu'on arrête de travailler plus tôt.

Vous êtes malade parce que vous avez un métier pénible ? Vous devrez travailler plus longtemps pour pouvoir prendre votre pension. Et plus le métier est pénible, plus vous serez pénalisés.

Depuis l’automne 2017, des milliers de pensionistas descendent régulièrement dans les rues de toute l’Espagne. Le 22 février ont eu lieu les premières grandes actions de la « Coordination nationale pour le maintien du système public des pensions ». Dans plus de 80 villes et communes espagnoles, des dizaines de milliers de seniors luttent pour une pension décente. Et ce 17 mars, les deux plus grands syndicats organisent une journée d’action massive dans tout le pays. Mais quelle est la cause exacte de la colère des retraités espagnols ?

En Belgique, les femmes ont en moyenne 34 % de pension en moins que les hommes. Un chiffre consternant, constate Kim De Witte, spécialiste pension du PTB, dans une carte-blanche parue sur Knack.be que nous publions ci-dessous. Il explique qu’il est tout à fait possible de faire autrement, comme le prouvent des exemples à l’étranger.

Révolte des grands-parents en Espagne. Grève dans les universités britanniques. Mécontentement en France et en Italie. Pensions de misère en Allemagne. Et, chez nous, métiers pénibles et pension à points. Une résistance se lève en Europe face à une régression sociale coordonnée au niveau européen.

« Quand il s’agit du vieillissement, on n’entend systématiquement qu’un seul son de cloche. On nous dit que l’horloge tourne et que c’est maintenant que nous devons agir », écrit Kim De Witte, spécialiste pension du PTB, qui démonte les arguments avancés pour justifier l’actuelle politique en matière de pensions.

Koen, un ancien chauffeur de bus, a travaillé chaque jour durant 41 ans. Il va perdre 141,30 euros de pension par mois. Firmin et Jean-Marie sont ouvriers. Ils ont commencé à travailler, le premier à 16 ans, le second à 18. Ils ont travaillé 42 ans, jour après jour, mais vont désormais perdre plus de 200 euros de pension par mois, et ce, jusqu'à la fin de leurs jours. 

De Liège à Bruges, en passant par Bruxelles, des milliers de travailleurs des services publics sont en action aujourd’hui. Après avoir repoussé la pension à 67 ans, le gouvernement continue de vouloir casser nos pensions. Mais ces réformes ne passent pas auprès de la population. La preuve encore aujourd’hui avec cette journée d’actions.

Daniel Bacquelaine, le ministre des Pensions (MR), l’a encore rappelé ce lundi 15 janvier : il veut imposer cette année la « pension à points ». Malgré l’opposition répétée des organisations syndicales mais aussi d’autres associations…

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