Maxime Vancauwenberge

 
 

Le 13 décembre, la coalition « Justice migratoire », qui regroupe associations citoyennes, syndicats, ONG, appelle à une grande manifestation à Bruxelles. « L’objectif est de rassembler plusieurs milliers de personnes, afin que l’Europe change de cap », selon David Mendez, l’un des organisateurs.

Il y a quelques jours, une équipe de CNN a sorti une vidéo terrifiante. Des migrants étaient vendus comme esclave pour une somme allant de 300 à 500 dollars dans une ville à proximité de Tripoli, la capitale Libyenne. Les images ont choqué de nombreuses personnes qui voient réapparaître le fantôme de l’esclavage qui a si longtemps détruit les populations africaines.

Pauvreté, flexijobs, pensions et attaques sur nos services publics tandis que des multinationales continuent de ne pas payer d’impôts et que Charles Michel & co gagnent plus de 11 000 euros par mois : le mécontentement de la population augmente et Michel le sent. Pour détourner la colère des gens, Michel couvre la politique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken qu’il qualifie même de « humaine ». Fact-check des propos de Michel à propos de la politique migratoire lors de son discours à la Chambre du 10 octobre dernier.

Une délégation soudanaise est invitée par le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) pour venir identifier et ramener les réfugiés soudanais arrêtés dans le parc Maximilien et aux alentours de la gare du Nord à Bruxelles. Après les rafles policières des dernières semaines, la politique de #nettoyage de Francken prend une dimension supplémentaire.

« Le moment décisif dans la modernisation des entreprises comme bpost [...] s’est produit quand elles ont eu la possibilité de pouvoir recruter des contractuels et pas nécessairement des statutaires », a expliqué Marc Descheemaeker, ex-CEO de la SNCB et membre de la N-VA. Par « modernisation », entendez privatisation…

Selon le secrétaire d’État Theo Francken, les 400 migrants qui dorment actuellement près de la gare de Bruxelles-Nord refuseraient tous de demander l’asile en Belgique. L’État n’aurait donc aucun devoir à leur égard et devrait même les expulser. Mais pendant que des mesures répressives sont prises par les autorités, des bénévoles de tout le pays se relaient quotidiennement pour apporter nourriture et chaleur humaine aux migrants. Parmi eux, ceux d’Amitié Sans Frontières, un réseau créé par le PTB.

Lorsqu’une personne est exposée à des risques de torture ou à des traitements inhumains, un État doit-il lui octroyer un visa humanitaire ou peut-il la laisser souffrir ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), sous pression de la Commission et des États-membres de l’UE, s’est déclarée incompétente en la matière. La question reste donc ouverte.

bpost veut engager des réfugiés comme facteurs. Il faut dire que manque de personnel chez bpost est criant, et cause des problèmes aux travailleurs. Cependant, cette proposition vise davantage à pratiquer le dumping social pour éviter d'améliorer les salaires et conditions de travail des postiers.

Le 4 mars dernier, le conseil d’administration de l’université de Gand prenait la décision d’augmenter les frais d’inscription des masters complémentaires (Master na Master, ou « Manama ») jusqu’à 5 330 euros. Une pétition, une chanson et trois rassemblements plus tard, les étudiants réussissent à empêcher la hausse.

L’Union européenne cherche à conclure un accord en vue de faire porter le poids de la crise des réfugiés sur la Turquie. L’ONU et Amnesty international dénoncent les principes qui sont à la base de cet accord. De plus, la crise humanitaire risque de s'aggraver considérablement.

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