#LaCoupeEstPleine

Bien que la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale (Open Vld) ait annoncé ce week-end qu’on avait déjà économisé assez sur la sécurité sociale, elle engage elle-même la chasse, désormais, afin de sanctionner les malades de longue durée. Selon Tim Joye, médecin à Médecine pour le Peuple : « La ministre ferait mieux de s’en prendre aux causes des maladies de longue durée, et non aux malades mêmes. »

« Si la population se montre patiente, tout va s’arranger ». Le propos vient de Bart De Wever qui nous raconte des histoires pour nous endormir. Heureusement, la population ne semble pas répondre à l’appel du marchand de sable. La manifestation de ce 24 mai n’est que le début d’une nouvelle vague de résistance sociale, pour que l’espoir l’emporte sur le désespoir.

Nous étions 80 000 aujourd’hui dans les rues de Bruxelles. 80 000 porte-paroles d’une majorité croissante de la population qui rejette la politique du gouvernement, en particulier son projet de semaine de travail à 45 heures et ses attaques sur les pensions publiques.

La fin de la semaine des 38 heures, des semaines hyper-flexibles ou l’intérim à vie. Voilà quelques exemples de ce qui se cache derrière le projet de réforme du marché du travail voulu par le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V). Résumé des cinq mesures principales de la loi Peeters, qui sont autant de raisons de la rejeter.

Le 24 mai, le front commun syndical (FGTB, CSC et CGSLB) ainsi que d’autres organisations appellent à manifester à Bruxelles. Pour le maintien de la semaine de 38 heures et contre « la régression sociale » que ce gouvernement a déjà amorcé et veut encore approfondir. C’est le premier rendez-vous d’un vaste plan d’actions qui vise à faire reculer le gouvernement.

Le ministre de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), veut casser la lutte contre sa réforme du marché du travail. « Tout cela n’est pas très grave » et « on peut encore négocier sur tout », explique-t-il. Fin 2014 et début 2015, il s’y était déjà pris de la même façon. Mais beaucoup de syndicalistes en ont tiré les leçons.

Le plan Peeters, ministre de l’Emploi (CD&V), fait parler de lui ces dernières semaines, notamment parce qu'il menace la semaine de travail de 38 heures. N’est-ce pas exagéré comme analyse ? Pour y répondre, le service d’études du PTB vient de sortir une brochure : « Plan Peeters : travailler plus, gagner moins et rendre nos vies impossibles ».

David Pestieau, vice-président du PTB, réagit aux propos de Karel Van Eetvelt, le patron d'une organisation patronale du Nord du pays, Unizo, qui qualifie les grèves annoncées des syndicats, de « déclaration de guerre », « d'actes que les terroristes appliquent ». « La démocratie ne les intéresse que quand ça les arrange », précise-t-il.

Discous du 1er mai 2016 de Peter Mertens, président du PTB, à Anvers. 

« La lutte contre la grande fraude fiscale et les paradis fiscaux nécessite une lutte sans compromis, avec des mesures claires et ambitieuses. L’exact inverse de ce que fait le gouvernement Michel. » Dixit Marco Van Hees, député fédéral PTB et auteur du plan #BastaPanama. Voici ses propositions.

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