Emploi - Travail

Raoul Hedebouw a été attaqué à l’arme blanche en marge de son discours du 1er mai à Liège. Les blessures sont légères et les motifs de l’agresseur sont encore inconnus. Raoul Hedebouw a néanmoins tenu son discours, en commençant par s’exclamer : « Il en faudra plus pour nous faire taire. » Peter Mertens, le président du PTB, qui s'est dit « profondément choqué » par cette agression, lui a transmis ses encouragements depuis Anvers, où il a tenu un discours sous le thème « Change the system ».

Le nombre de travailleurs malades de longue durée explose. Ils sont 392 000. Un record. Le gouvernement a une responsabilité écrasante dans cette situation. Mais pour la N-VA, il faudrait permettre aux travailleurs malades de tester un autre employeur pour sortir du burn-out. Une équipe de la KU Leuven démonte pièce par pièce cette proposition. Loin des diversions des partis de droite, des pistes de solution existent.

Le rapport final d'évaluation de l’expérience de la semaine de 30 heures en Suède est là. Un rapport qui se lit comme une invitation à se lancer à son tour dans cette innovation sociale. Qu'attend la Belgique ?

Le gouvernement fédéral est en place depuis octobre 2014. Il s'est distingué par des attaques particulièrement dures contre le monde du travail, tandis qu'il offrait des milliards d'euros au patronat avec des mesures comme le saut d'index ou les baisses de cotisations sociales du tax-shift. Quel est le bilan après un peu plus de deux ans ?

De plus en plus d’entreprises importent des travailleurs détachés. Le but ? Éluder les réglementations de travail et de salaire belges. Et saper celles-ci.

Le gouvernement boucle une nouvelle loi qui limitera fortement les possibilités d'augmentations salariales les deux prochaines années. Les salaires belges augmenteront donc moins que les salaires dans nos pays voisins. Le gouvernement Michel-De Wever organise ainsi ni plus ni moins que le dumping salarial.

Les employeurs pourront désormais licencier les malades de longue durée sans indemnités, suite à l’une des réformes de la ministre de la Santé. Saskia Deceuninck, médecin à Médecine pour le Peuple, témoigne : certains de ses patients sont déjà inquiets et stressés, et ça ne fera qu’empirer.

Vous vous souvenez de la Loi Peeters ? Mais si, cette réforme du travail que le ministre de l’Emploi a tenté de faire passer durant l’été - et grâce à laquelle il voulait mettre fin à la semaine de 38 heures. Le projet de loi a été approuvé en octobre, mais le mouvement social a réussi à empêcher plusieurs mesures d’y figurer. Cela dit, ce qui reste du texte est toujours inacceptable. Ça tombe bien, car l’histoire n’est pas finie.

Ce vendredi 7 octobre, des grèves et actions ont été menées en front commun syndical dans tout le pays. Le mouvement a touché autant les entreprises privées que les services publics. De quoi envoyer un avertissement clair au gouvernement, qui doit trouver de quoi boucler son budget : l’argent, c’est au Bahamas qu’il se trouve, chez les millionnaires, et pas question d'encore le prendre dans la poche des travailleurs.

Le 6 octobre, à la Chambre, Marco Van Hees n’a pas mâché ses mots face à Charles Michel et à la politique du gouvernement face aux licenciements dans le secteur financier. « Derrière la digitalisation, il y a un enjeu qui apparaît : le partage du temps de travail. Pour ING, par exemple, passer de 35 heures à 30 heures par semaine permettrait de sauver 1000 emplois. Mais non, vous, votre solution, c’est de nouveaux cadeaux aux distributeurs de C4. »

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