Emploi - Travail

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, le gouvernement Michel s’est mis d’accord sur une série de mesures, qu’il veut faire voter en octobre et novembre. Pense-t-il qu’elles passeront sans réaction ? Vu la gravité de ces mesures, plusieurs syndicalistes ont annoncé que l’automne serait socialement chaud.

Le 22 août, les travailleurs de Swissport Belgium à l’aéroport de Zaventem ont arrêté spontanément le travail. Il y a bien sûr eu des désagréments pour les passagers. Cependant, la trop grande charge de travail, des outils de travail peu sûrs, une trop grande flexibilité et des engagements non tenus de la direction ont poussé les bagagistes à agir. En tant qu’ancien travailleur chez Aviapartner, le concurrent de Swissport, je ne connais que trop bien cette situation.

Plus de flexi-jobs, de travail de nuit, réinstauration des périodes d’essai… voilà ce qui se cache en réalité derrière l’annonce du ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) qui « vise le plein emploi d’ici 2025 ». Pourtant, une étude universitaire vient jeter une – grosse – mouche dans son potage : « La récente politique en matière de marché du travail n’a pas bénéficié à la lutte contre la pauvreté. Sur certains points, elle est même devenue une lutte contre les pauvres », constate un des chercheurs.

Une récente étude du PTB a montré que le travail intérimaire était plus la norme que l’exception dans de nombreuses entreprises. Le député PTB Marco Van Hees a confronté le ministre du Travail Kris Peeters à ce sujet au Parlement le 6 juillet dernier. Voici son compte rendu.

Une étude du PTB le prouve : le travail intérimaire est devenu la règle pour de nombreuses grosses entreprises. Dans 10 entreprises, plus de la moitié des heures de travail sont prestées par des travailleurs intérimaires. Face à ces abus, le PTB présente un plan pour lutter contre l’intérim de masse.

Le travail intérimaire est sensé être une exception pour répondre à des imprévus temporaires d’une entreprise. Mais dans certaines grosses boîtes, il est pourtant devenu la règle. Le PTB a étudié le nombre d’intérimaires dans les entreprises employant plus de 250 équivalents temps-plein. Résultat : dans 10 entreprises, plus de la moitié des heures de travail sont prestées par des travailleurs intérimaires.

Raoul Hedebouw a été attaqué à l’arme blanche en marge de son discours du 1er mai à Liège. Les blessures sont légères et les motifs de l’agresseur sont encore inconnus. Raoul Hedebouw a néanmoins tenu son discours, en commençant par s’exclamer : « Il en faudra plus pour nous faire taire. » Peter Mertens, le président du PTB, qui s'est dit « profondément choqué » par cette agression, lui a transmis ses encouragements depuis Anvers, où il a tenu un discours sous le thème « Change the system ».

Le nombre de travailleurs malades de longue durée explose. Ils sont 392 000. Un record. Le gouvernement a une responsabilité écrasante dans cette situation. Mais pour la N-VA, il faudrait permettre aux travailleurs malades de tester un autre employeur pour sortir du burn-out. Une équipe de la KU Leuven démonte pièce par pièce cette proposition. Loin des diversions des partis de droite, des pistes de solution existent.

Le rapport final d'évaluation de l’expérience de la semaine de 30 heures en Suède est là. Un rapport qui se lit comme une invitation à se lancer à son tour dans cette innovation sociale. Qu'attend la Belgique ?

Le gouvernement fédéral est en place depuis octobre 2014. Il s'est distingué par des attaques particulièrement dures contre le monde du travail, tandis qu'il offrait des milliards d'euros au patronat avec des mesures comme le saut d'index ou les baisses de cotisations sociales du tax-shift. Quel est le bilan après un peu plus de deux ans ?

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