Entreprises publiques

Ce 22 mars, les cheminots français descendront dans la rue pour manifester contre la libéralisation du rail prévue par le gouvernement français. L'enjeu est important et concerne toute l'Europe, car cette libéralisation entre dans le cadre des directives européennes qui affecteront tous les pays de l'UE. Ce 22 mars, des dizaines de cheminots belges affiliés à la CSC-Transcom et à la CGSP se rendront à Paris pour soutenir leurs collègues français. Une délégation du PTB sera également présente. Explications.

Le rapport du CA de Publifin envoyé à la ministre des Pouvoirs locaux, Valérie De Bue (MR), demande qu’une exception soit octroyée à l’intercommunale pour qu’elle puisse dépasser le plafond de 245 000 euros pour les salaires des dirigeants. « Ce CA promettait d’incarner le renouveau politique, la transparence et l’éthique mais ils font exactement le contraire et ne respectent même pas les recommandations de la commission concernant les rémunérations », réagit Germain Mugemangango du PTB.

Ce jeudi, le rapport intermédiaire de la Commission Publifin est enfin sorti. Il compte 44 pages d’analyses et de recommandations à mettre en place.

« C’est l’histoire d’un élu qui entre dans un conseil d’administration… » On pourrait presque en faire une blague belge, tant la culture de la cupidité semble répandue chez nos politiciens. Retour sur un début d’année « affairé ».

Après l’affaire Publifin en Wallonie, le Nord du pays connait lui aussi « son » « Publi-scandale », Publipart. Le scandale s’étend au Telenetgate, impliquant le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA). Un plafond maximum pour les rémunérations des politiciens et la mise sur pied d’un « service pour la transparence » pourraient endiguer la corruption et la culture de la cupidité dans la politique, explique Peter Mertens, le président du PTB. Il plaide pour la dissolution des sociétés d’investissements douteuses et propose des « entreprises citoyennes 3.0 » fonctionnant selon le modèle suédois du offentlighetsprincipen, le principe de transparence.

Alors que les agents pénitentiaires francophones et bruxellois ont rejeté la proposition du ministre de la Justice Koen Geens, ils entament leur troisième semaine de grève. Une mini-crise couve dans le gouvernement, qui tente de s’en sortir par des mesures autoritaires.