Mobilité - SNCB

C’est durant la nuit du 16 au 17 novembre, à 2h30, que le « service minimum » pour le rail a été voté. Le député fédéral PTB Raoul Hedebouw a dit ses quatre vérités au gouvernement à propos de l'attaque contre le droit de grève à la SNCB : « Le service minimum, vous l’organisez déjà en économisant des milliards sur la dotation de la SNCB, en fermant des guichets, en rendant les trajets plus lents. Ce que nous voulons, c’est le service maximum pour les voyageurs ! »

Files de plus en plus longues autour des grandes villes. 250 millions (au moins) perdus chaque année à cause des embouteillages anversois et bruxellois uniquement.

Aujourd’hui, le Premier ministre Charles Michel tient son discours de rentrée gouvernementale. Un discours d’ores et déjà perturbé par une journée de réaction syndicale : des milliers de travailleurs étaient en action pour dénoncer la politique du gouvernement. Le gouvernement ne peut pas l’ignorer : ce n’est que la pointe visible d’un iceberg de mécontentement beaucoup plus profond.

« Le moment décisif dans la modernisation des entreprises comme bpost [...] s’est produit quand elles ont eu la possibilité de pouvoir recruter des contractuels et pas nécessairement des statutaires », a expliqué Marc Descheemaeker, ex-CEO de la SNCB et membre de la N-VA. Par « modernisation », entendez privatisation…

Le président de la N-VA, Bart De Wever, tire à boulets rouges sur les nombreux syndicalistes qui veulent passer à l’action contre la énième vague d’austérité. Pourquoi tant de haine ?

Selon le ministre Van Overtveldt (NVA), le gouvernement réfléchit à une privatisation d’entreprises publiques, et notamment de la SNCB. Pourtant, il n’existe aucun argument rationnel pour privatiser le rail, explique le député bruxellois PTB Michaël Verbauwhede dans cet article d’opinion paru sur Levif.be.

Le service étude du Parti du Travail de Belgique (PTB) a analysé l’avant-projet de loi visant à garantir la continuité du service de transport ferroviaire de personnes en cas de grève. Une lecture attentive de ce texte de loi démontre la dangerosité du projet du gouvernement.

Le 19 mai, le gouvernement a approuvé un projet de loi visant à instaurer un « service minimum » dans le rail. Si cette loi est officiellement motivée par de beaux principes (droit à la mobilité et liberté de circulation), elle cache un retour au 19e siècle au niveau des acquis sociaux. Car c’est l’ensemble des libertés syndicales de tous les travailleurs qui est remis en cause. Explications de l’avocat spécialiste du droit social Jan Buelens.

Manque de moyens, mauvaise gestion, mauvais choix politiques, pertes de temps inutiles, aucune analyse sérieuse sur les besoins en mobilité, estimations irréalistes, etc.

Des solutions pour que nos trains soient à l’heure existent. Même si visiblement, les dirigeants de la SNCB et le ministre ne les connaissent pas encore. Envoyons un e-mail à la nouvelle directrice de la SNCB, Sophie Dutordoir et au ministre de la mobilité, François Bellot (MR). 

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