Migration - Asile

Le PTB s’oppose au projet de loi du gouvernement visant à permettre de pénétrer le domicile de migrants ou celui de personnes les hébergeant.

« Ceux qui sont contre ma politique sont pour une politique de frontières ouvertes », selon Bart De Wever. « C’est ça ou la régularisation massive », affirme Charles Michel. Comme pour les pensions et tous les dossiers où le gouvernement Michel est en difficulté, c’est le même refrain : les opposants mentent et l’opposition n’a pas d’alternative. Vraiment ?

Malgré les nouvelles révélations selon lesquelles le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken a menti depuis le début dans l’affaire du renvoi de réfugiés vers le Soudan, le Premier ministre a décidé de continuer à le couvrir. Preuve que Charles Michel a besoin de la N-VA pour se maintenir au pouvoir et continuer sa politique d’austérité.

Des Soudanais renvoyés par le Belgique ont été torturés dès leur retour au Soudan. Non seulement des ONG, mais également le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, responsable de traiter les demandes d'asile en Belgique, avaient averti Theo Francken. Depuis le début dans cette affaire, le Parlement est mis devant le fait accompli, quand le secrétaire d’État ne ment pas tout simplement. N’y a-t-il pas de limites au cynisme du gouvernement, qui continue de soutenir Theo Francken ?

Le 13 décembre, la coalition « Justice migratoire », qui regroupe associations citoyennes, syndicats, ONG, appelle à une grande manifestation à Bruxelles. « L’objectif est de rassembler plusieurs milliers de personnes, afin que l’Europe change de cap », selon David Mendez, l’un des organisateurs.

Une délégation soudanaise est invitée par le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) pour venir identifier et ramener les réfugiés soudanais arrêtés dans le parc Maximilien et aux alentours de la gare du Nord à Bruxelles. Après les rafles policières des dernières semaines, la politique de #nettoyage de Francken prend une dimension supplémentaire.

Selon le secrétaire d’État Theo Francken, les 400 migrants qui dorment actuellement près de la gare de Bruxelles-Nord refuseraient tous de demander l’asile en Belgique. L’État n’aurait donc aucun devoir à leur égard et devrait même les expulser. Mais pendant que des mesures répressives sont prises par les autorités, des bénévoles de tout le pays se relaient quotidiennement pour apporter nourriture et chaleur humaine aux migrants. Parmi eux, ceux d’Amitié Sans Frontières, un réseau créé par le PTB.

Le vendredi 4 août, vers 7h30, les bénévoles d’Amitié Sans Frontières ont assisté à une nouvelle rafle de la police à l’encontre des migrants de la gare du Nord. Pour Loïc Fraiture, porte-parole d'Amitié Sans Frontières, le groupe d'action et de solidarité avec les réfugiés du PTB, les pouvoirs publics doivent « prendre leur responsabilité pour appliquer des solutions à la fois légales, humanitaires et structurelles. »

Jeudi 20 avril, plusieurs centaines d’homosexuels, transsexuels et sympathisants venus de tout le pays se sont rassemblés devant la Bourse à Bruxelles à propos de la récente vague de persécution homophobe en Tchétchénie. Mix*, le groupe LGBT+ (lesbiennes, gays, bi, transgenre…) du PTB, y était. Une semaine plus tard Marco Van Hees, député du PTB, a partagé avec une résolution parlementaire qui répond aux demandes des manifestants Mais la bataille est loin d'être gagnée.

Frontex, l'agence européenne des garde-frontières et garde-côtes européens, laisse délibérément les réfugiés se noyer. C'est ce que nous apprennent des documents internes ayant « fuité ». Depuis le début de l’année, 7 personnes meurent chaque jour en tentant la traversée de la Méditerranée…

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