OTAN

Dans quel genre de politique de défense désirons-nous engager les nouveaux avions de combat ? Désirons-nous surveiller notre espace aérien ou devons-nous jouer un rôle important dans les interventions militaires ? Et pourquoi la Belgique est l'un des rares pays où des ogives nucléaires américaines sont stockées ? Aucun débat démocratique et transparent n'est possible si nous ne posons pas avant tout ces questions fondamentales.

« Tiens-toi prête, la Russie, nos missiles arrivent. » Le tweet de Trump était clair : une confrontation directe entre les deux grandes puissances nucléaires semble très proche. La Grande-Bretagne et la France s’apprêtent à y participer. Pour le PTB, la priorité est l'arrêt de l'escalade guerrière et l'organisation de négociations de paix.

Pour le PTB, le gouvernement fait fausse route en pensant que la sécurité et la lutte contre le terrorisme passera par l’Otan, sa logique d'augmentation des dépenses militaires et ses politiques d'interventions. Il faut au contraire investir dans une politique active de paix. Plus de 12 000 personnes et des pans entiers du monde associatif belge et international l'ont dit hier clairement dans les rues de Bruxelles : ils refusent de suivre Trump et l'Otan sur le sentier de la guerre.

Didier Reynders dévoile la volonté du gouvernement de doter les remplaçants du F16 de capacité nucléaire. Le PTB condamne ce choix irresponsable.

Ces 8 et 9 juillet, à Varsovie, les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Otan se réunissent pour le sommet biennal de cette organisation. Notre pays y sera représenté par le Premier ministre Charles Michel et le ministre de la Défense Steven Vandeput. Or l’Otan engloutit des fortunes, déstabilise notre voisinage direct et risque d’entraîner la Belgique dans une nouvelle guerre froide.