Marc Botenga

 
 

La crise entre les dirigeants espagnols et catalans ne s’apaise pas. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, refuse tout dialogue et menace de prendre le contrôle direct sur la région. Les dirigeants européens soutiennent tacitement la répression. Le dirigeant catalan Puigdemont, de son côté, a organisé un référendum très discutable. Dans un jeu tactique, il a fait une déclaration d’indépendance, qu’il a de suite suspendue. Faut-il choisir entre l’autoritarisme de l’État espagnol et de l’Europe et l’indépendantisme ?

Ce dimanche 24 septembre, il n’était pas question de trouver beaucoup d’Allemands enthousiastes qui ont voté pour la continuité. Les deux partis gouvernementaux de la Grande coalition ont payé cash leur politique de pauvreté et d’austérité. Le grand vainqueur est l'extrême droite qui, pour la première fois depuis 1945, entre au Parlement. Dans ce contexte difficile, Die Linke progresse légèrement. Mais y aura-t-il aussi un changement de politique ?

Les images sont fortes. Au matin du 20 septembre, 14 hauts fonctionnaires de l'administration catalane ont été arrêtés par la Garde civile espagnole. L'objectif du gouvernement espagnol est d'éviter l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, programmé pour le 1 octobre.

Jeremy Corbyn, le dirigeant du Labour, est le surprenant gagnant des élections législatives britanniques. Avec son résultat, il prive le Parti conservateur de sa majorité absolue. Les médias, l’establishment et même son propre parti ont pourtant tout fait pour saboter Corbyn. Mais son discours de gauche authentique a fait mouche. Tout comme Mélenchon en France et Sanders aux États-Unis, Corbyn a avant tout rallié les voix des jeunes et des travailleurs. 63% des jeunes ont voté Labour. Ce succès peut désormais donner l’impulsion à un large mouvement social.

Piètre spectacle à la Chambre autour des relations belges avec l’Arabie saoudite. Les partis traditionnels ont totalement dénaturé un débat important. Didier Reynders (MR) a tenté de faire oublier son récent soutien à la nomination de l’Arabie saoudite à la Commission des droits des femmes de l'ONU. La N-VA voulait sanctionner la Wallonie, mais pas les exportations flamandes. Ni majorité, ni Verts n’ont d’ailleurs soutenu des mesures de compensation pour les travailleurs concernés proposés par le PTB.

La majorité des Français ne veulent heureusement pas de l’extrême-droite de Marine Le Pen, qui a quand même recueilli 34,5 % des voix exprimées. Malgré l’extrême défiance à l’égard du banquier Emmanuel Macron – avec une abstention et un nombre de votes blancs records –, beaucoup ont voté pour faire barrage au Front National. Loin d’un vote d’adhésion, le bulletin Macron a été un vote par défaut. Le combat contre le programme austéritaire du nouveau président commence.

Lire un rapport de la Commission européenne sur la Belgique n’est pas facile. D’une part, la Commission applaudit des mesures qui font payer les travailleurs, en critiquant souvent que celles-ci n’aillent pas suffisamment loin. D’autre part, elle est parfois obligée de souligner les échecs de certaines politiques libérales.

« Nous sommes les précurseurs d’un monde tout neuf. Vous autres, la jeune génération, vous avez un monde entièrement neuf devant vous. » C’est le message d’espoir porté par Jean-Luc Mélenchon. Dans les sondages, le candidat de gauche à la présidence française talonne les favoris. Il est même devenu le candidat le plus populaire parmi les jeunes.

Le président des États-Unis Donald Trump a envoyé plus de 50 missiles sur une base de l’armée syrienne, ce jeudi 6 avril. Trump affirme réagir à l'utilisation d'armes chimiques. Il s'agit surtout d'une escalade dangereuse du conflit.

À Rome, le champagne a coulé à flots ce 25 mars pour fêter l’anniversaire du Traité de Rome, signé voici exactement soixante ans et qui marquait le début de l’intégration européenne. Mais partout, la résistance contre ce qu’est réellement devenue l’Europe ne cesse de s’amplifier.

Pages