Marc Botenga

 

Pourquoi les États-Unis ont-il décidé d’attaquer la Syrie le 13 avril dernier ? Le recours aux armes chimiques est évidemment intolérable, mais personne ne croit que Washington s’inquiète du sort des civils syriens. L’impérialisme se moque bien du sort des peuples arabes. Depuis 1990, les interventions militaires occidentales n’ont fait que semer le chaos et la destruction au Moyen-Orient.

« Tiens-toi prête, la Russie, nos missiles arrivent. » Le tweet de Trump était clair : une confrontation directe entre les deux grandes puissances nucléaires semble très proche. La Grande-Bretagne et la France s’apprêtent à y participer. Pour le PTB, la priorité est l'arrêt de l'escalade guerrière et l'organisation de négociations de paix.

Révolte des grands-parents en Espagne. Grève dans les universités britanniques. Mécontentement en France et en Italie. Pensions de misère en Allemagne. Et, chez nous, métiers pénibles et pension à points. Une résistance se lève en Europe face à une régression sociale coordonnée au niveau européen.

Attentat néonazi, corruption, mafia… Sur fond d’une crise inouïe, l’Italie s’approche des élections parlementaires du 4 mars prochain. Alors que la social-démocratie assume son virage ultra-libéral, la droite recycle Berlusconi et s’en prend aux étrangers. À gauche, un nouvel acteur essaie de remettre les pendules à l’heure : ce sont les partis traditionnels, et non les migrants, qui sont responsables du chômage et de la précarité.

Les ministres européens des Affaires sociales sont arrivés à un accord concernant un nouveau statut des travailleurs détachés. La Commissaire européenne pour l'Emploi et les Affaires sociales, Marianne Thyssen (CD&V) se félicite : ce futur accord est la preuve que les décideurs européens se préoccupent des travailleurs et que l'Europe sociale est en marche. Vraiment ?

La crise entre les dirigeants espagnols et catalans ne s’apaise pas. Le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, refuse tout dialogue et menace de prendre le contrôle direct sur la région. Les dirigeants européens soutiennent tacitement la répression. Le dirigeant catalan Puigdemont, de son côté, a organisé un référendum très discutable. Dans un jeu tactique, il a fait une déclaration d’indépendance, qu’il a de suite suspendue. Faut-il choisir entre l’autoritarisme de l’État espagnol et de l’Europe et l’indépendantisme ?

Ce dimanche 24 septembre, il n’était pas question de trouver beaucoup d’Allemands enthousiastes qui ont voté pour la continuité. Les deux partis gouvernementaux de la Grande coalition ont payé cash leur politique de pauvreté et d’austérité. Le grand vainqueur est l'extrême droite qui, pour la première fois depuis 1945, entre au Parlement. Dans ce contexte difficile, Die Linke progresse légèrement. Mais y aura-t-il aussi un changement de politique ?

Les images sont fortes. Au matin du 20 septembre, 14 hauts fonctionnaires de l'administration catalane ont été arrêtés par la Garde civile espagnole. L'objectif du gouvernement espagnol est d'éviter l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne, programmé pour le 1 octobre.

Jeremy Corbyn, le dirigeant du Labour, est le surprenant gagnant des élections législatives britanniques. Avec son résultat, il prive le Parti conservateur de sa majorité absolue. Les médias, l’establishment et même son propre parti ont pourtant tout fait pour saboter Corbyn. Mais son discours de gauche authentique a fait mouche. Tout comme Mélenchon en France et Sanders aux États-Unis, Corbyn a avant tout rallié les voix des jeunes et des travailleurs. 63% des jeunes ont voté Labour. Ce succès peut désormais donner l’impulsion à un large mouvement social.

Piètre spectacle à la Chambre autour des relations belges avec l’Arabie saoudite. Les partis traditionnels ont totalement dénaturé un débat important. Didier Reynders (MR) a tenté de faire oublier son récent soutien à la nomination de l’Arabie saoudite à la Commission des droits des femmes de l'ONU. La N-VA voulait sanctionner la Wallonie, mais pas les exportations flamandes. Ni majorité, ni Verts n’ont d’ailleurs soutenu des mesures de compensation pour les travailleurs concernés proposés par le PTB.

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