#leprintempssocial

« Face à la politique du gouvernement de l’élite Michel-De Wever, une vague de résistance sociale a déferlé sur le pays. Les syndicats en sont la colonne vertébrale, renforcés par plus de 1 000 organisations sociales au sein de mouvements citoyens comme Hart Boven Hard et Tout Autre Chose. Entre le gouvernement et le mouvement social, c’est 1-1 à la mi-temps », selon Peter Mertens. La seconde mi-temps est prévue en automne : une nouvelle manifestation nationale en front commun syndical est annoncée pour le 7 octobre à Bruxelles. Jetons un coup d’œil rétrospectif sur la première mi-temps pour que les mouvements sociaux gagnent la seconde. 

Depuis plus de 7 mois, la résistance sociale met la pression sur le gouvernement. Un mouvement sans précédent. Pourtant, depuis le début, il semble que certaines voix qui affirment s‘opposer aux mesures du gouvernement soient plus préoccupées par le résultat des élections de 2019 que par la nécessité de le faire reculer aujourd’hui.

Le 22 avril, les services publics étaient en grève. Précisément sept mois après que le mouvement citoyen Hart Boven Hard (le pendant néerlandophone de Tout autre chose) a mené ses premières actions contre l’austérité en Flandre. Le lendemain, le 23 septembre 2014, le front commun syndical organisait sa première concentration de militants. À l’époque, le gouvernement fédéral en était encore à ses premiers balbutiements. Où en est ce même gouvernement, après sept mois de résistance sociale ?

En cette semaine de résistance sociale, après la réussite de la Grande Parade de dimanche, les syndicats ont mobilisé, au total, 35 000 personnes contre les mesures des divers gouvernements de notre pays. 35 000 porte-parole syndicaux qui inaugurent le début d’un nouveau printemps social.

Des dizaines de milliers d’Italiens ont manifesté ce weekend à Rome à l’appel du syndicat du secteur de la sidérurgie FIOM, contre les mesures de réforme du marché du travail par le Premier ministre Matteo Renzi. Une manifestation avec un objectif clairement politique et offensif : abolir les lois du gouvernement, inspirées par la Banque centrale européenne (BCE).

Le lendemain de la Grande Parade de Tout Autre Chose et Hart Boven Hard, qui a rassemblé 20 000 personnes, 7 000 manifestants de Bruxelles et des deux Brabants se sont donné rendez-vous à l’appel du front commun syndical. C’est le lancement de la semaine de la résistance sociale, avec des manifestations partout en Belgique.

Au moment où des dizaines de milliers de délégués syndicaux se rassemblaient les 11 et 19 mars contre les mesures de ce gouvernement, la Libre Belgique a effectué un sondage dont les résultats montrent que 61% des Belges seraient pour l'instauration d'un impôt sur la fortune et que 25% des Belges seraient d'accord avec une augmentation de la TVA. La reprise des actions syndicales et les résultats de ce sondage provoquent de nouveaux tracas au sein du gouvernement Michel-De Wever.

Comme tous les autres, les gens qui travaillent au service de la société veulent des conditions de travail saines et vivables. Ce jeudi 19 mars, c’est ensemble qu’ils mèneront une première action place de la Monnaie à Bruxelles, en guise de préambule à la possible grève du 22 avril. • Télécharger le dépliant et le visuel pour les médias sociaux.

« Chacun, ou presque, peut faire appel à eux quotidiennement : facteurs, puéricultrices, pompiers, conducteurs de train, infirmières et enseignants... Ces personnes qui, jour après jour, prêtent une oreille attentive à la société ne sont, eux-mêmes, pas écoutés par leur employeur, l’État », écrit Peter Mertens dans une opinion publiée sur levif.be. « Voilà la source de nouvelles actions sociales. »