Syriza

Tout semble indiquer qu'il n'y aura pas d’accord entre l'Union européenne et le gouvernement grec. La « concertation de la dernière chance », à l'Eurogroupe du 18 juin, a été une vaste comédie et, normalement, une réunion des chefs d’État de la zone euro, lundi 22 juin au soir, doit confirmer cet échec. Il est désastreux et inacceptable que l'Union européenne s'obstine à imposer sa politique d'austérité à la population grecque. La solidarité avec le peuple grec et le soutien à la résistance grecque n'ont jamais été aussi importants.

Sept. C’est en autant de pages que, ce mercredi 3 juin, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a clairement affirmé que le démocratie grecque devrait, dans les faits, être supprimée.

Constatant que 5 ans de politiques d’austérité et de « plans de sauvetage » ont porté la Grèce au bord de la banqueroute, le nouveau gouvernement veut changer de cap. Les partisans de l’austérité crient au scandale : la Grèce voudrait faire payer sa dette aux contribuables européens. Qu’en est-il ?

La Banque centrale européenne (BCE) a sorti un bazooka. Non pas pour sauver la zone euro ou l’économie européenne, mais pour sauver l’austérité et couler la résistance du peuple grec. Ce jeudi 5 février au soir, des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement grec contre ce chantage.

Sur le plan politique, la Grèce d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier. Et c’est là une très bonne chose. Cela signifie en effet que le débat va pouvoir reprendre et que la pensée unique ne pèsera plus sur l’Europe telle une couverture de plomb, écrit Peter Mertens. Mais cela ne sera pas facile, il nous faut donc espérer que la population reste mobilisée.

Le PTB félicite Syriza pour son éclatante victoire électorale en Grèce. « En Grèce, après 40 ans de clientélisme de la Nouvelle Démocratie et du PASOK, et pour la première fois depuis 1974, c’est un autre parti qui a gagné les élections, déclare Peter Mertens, le président du PTB. Six ans après l’éclatement de la crise et après quatre années de mémorandums injustes de la Troïka, les Grecs ont tourné le dos à la politique d’austérité. Aujourd’hui, c’est un vent nouveau qui se lève en Grèce pour toute l’Europe ; espérons qu’il touche et inspire de plus en plus de gens sur notre continent. »

Dimanche 25 janvier auront lieu des élections grecques potentiellement historiques. La campagne électorale grecque, une des plus courte de son histoire, vit ses derniers jours. Tout comme le gouvernement sortant de Antonis Samaras. Syriza, le parti de la Gauche radicale, est donné en tête de tous les sondages.