Theo Francken

Theo Francken utilise une nouvelle fois la situation au parc Maximilien pour déshumaniser les personnes dont le seul crime est de fuir la guerre, la persécutions et la misère. Le nombre de migrants n’a pourtant pas augmenté ces derniers mois. S'ils doivent dormir dehors, c’est uniquement parce que le centre d’accueil où ils dormaient cet hiver a fermé ses portes.

Ce matin, au Parlement, la discussion du projet de loi sur les visites domiciliaires a de nouveau été ajournée. Les tensions au sein du gouvernement, où ce sont surtout le CD&V et le MR qui s’opposent au projet du secrétaire d’État Theo Francken, en seraient la cause. Le PTB en prend bonne note, mais met en garde contre le fait que quelques amendements ne pourront changer le caractère de la loi.

Contraste fort hier entre le diner à 145 euros au Cercle de Lorraine où Theo Francken était invité et la conférence alternative organisée par Amitié Sans Frontières et d’autres organisations de terrain dans un café des Marolles. Des associations que Francken accuse de n’avoir aucune solution mais qu’il a cependant toujours refusé de rencontrer.

« Ceux qui sont contre ma politique sont pour une politique de frontières ouvertes », selon Bart De Wever. « C’est ça ou la régularisation massive », affirme Charles Michel. Comme pour les pensions et tous les dossiers où le gouvernement Michel est en difficulté, c’est le même refrain : les opposants mentent et l’opposition n’a pas d’alternative. Vraiment ?

Malgré les nouvelles révélations selon lesquelles le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken a menti depuis le début dans l’affaire du renvoi de réfugiés vers le Soudan, le Premier ministre a décidé de continuer à le couvrir. Preuve que Charles Michel a besoin de la N-VA pour se maintenir au pouvoir et continuer sa politique d’austérité.

Pauvreté, flexijobs, pensions et attaques sur nos services publics tandis que des multinationales continuent de ne pas payer d’impôts et que Charles Michel & co gagnent plus de 11 000 euros par mois : le mécontentement de la population augmente et Michel le sent. Pour détourner la colère des gens, Michel couvre la politique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken qu’il qualifie même de « humaine ». Fact-check des propos de Michel à propos de la politique migratoire lors de son discours à la Chambre du 10 octobre dernier.

« Aucun Soudanais ne sera renvoyé au Soudan s'il y risque la torture ou des traitements inhumains et dégradants », affirmait ce matin le Premier ministre Charles Michel en Commission, reprenant à son compte la version défendue par le secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA). Faux, selon le Conseil du contentieux des étrangers qui contredit le Premier ministre : l'administration renvoie bel et bien des soudanais sans évaluation des risques de tortures en cas de retour.

Une délégation soudanaise est invitée par le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) pour venir identifier et ramener les réfugiés soudanais arrêtés dans le parc Maximilien et aux alentours de la gare du Nord à Bruxelles. Après les rafles policières des dernières semaines, la politique de #nettoyage de Francken prend une dimension supplémentaire.

Selon le secrétaire d’État Theo Francken, les 400 migrants qui dorment actuellement près de la gare de Bruxelles-Nord refuseraient tous de demander l’asile en Belgique. L’État n’aurait donc aucun devoir à leur égard et devrait même les expulser. Mais pendant que des mesures répressives sont prises par les autorités, des bénévoles de tout le pays se relaient quotidiennement pour apporter nourriture et chaleur humaine aux migrants. Parmi eux, ceux d’Amitié Sans Frontières, un réseau créé par le PTB.

Le 23 mars à la Chambre, le député PTB Raoul Hedebouw a interpellé Charles Michel sur les propos de Theo Francken – qui n’a même pas daigné être présent. Celui-ci avait en effet accusé Médecins Sans Frontières de « traite d’êtres humains » parce qu’ils sauvent des vies en Méditerranée. « Intolérable », a pointé Raoul Hedebouw, qui a demandé à Charles Michel de condamner les propos de Francken, et a dénoncé la N-VA, qui veut faire oublier les scandales dans lesquels elle est mouillée en tapant sur les plus faibles.

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