Theo Francken

Pauvreté, flexijobs, pensions et attaques sur nos services publics tandis que des multinationales continuent de ne pas payer d’impôts et que Charles Michel & co gagnent plus de 11 000 euros par mois : le mécontentement de la population augmente et Michel le sent. Pour détourner la colère des gens, Michel couvre la politique du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken qu’il qualifie même de « humaine ». Fact-check des propos de Michel à propos de la politique migratoire lors de son discours à la Chambre du 10 octobre dernier.

« Aucun Soudanais ne sera renvoyé au Soudan s'il y risque la torture ou des traitements inhumains et dégradants », affirmait ce matin le Premier ministre Charles Michel en Commission, reprenant à son compte la version défendue par le secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA). Faux, selon le Conseil du contentieux des étrangers qui contredit le Premier ministre : l'administration renvoie bel et bien des soudanais sans évaluation des risques de tortures en cas de retour.

Une délégation soudanaise est invitée par le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) pour venir identifier et ramener les réfugiés soudanais arrêtés dans le parc Maximilien et aux alentours de la gare du Nord à Bruxelles. Après les rafles policières des dernières semaines, la politique de #nettoyage de Francken prend une dimension supplémentaire.

Selon le secrétaire d’État Theo Francken, les 400 migrants qui dorment actuellement près de la gare de Bruxelles-Nord refuseraient tous de demander l’asile en Belgique. L’État n’aurait donc aucun devoir à leur égard et devrait même les expulser. Mais pendant que des mesures répressives sont prises par les autorités, des bénévoles de tout le pays se relaient quotidiennement pour apporter nourriture et chaleur humaine aux migrants. Parmi eux, ceux d’Amitié Sans Frontières, un réseau créé par le PTB.

Le 23 mars à la Chambre, le député PTB Raoul Hedebouw a interpellé Charles Michel sur les propos de Theo Francken – qui n’a même pas daigné être présent. Celui-ci avait en effet accusé Médecins Sans Frontières de « traite d’êtres humains » parce qu’ils sauvent des vies en Méditerranée. « Intolérable », a pointé Raoul Hedebouw, qui a demandé à Charles Michel de condamner les propos de Francken, et a dénoncé la N-VA, qui veut faire oublier les scandales dans lesquels elle est mouillée en tapant sur les plus faibles.

Lorsqu’une personne est exposée à des risques de torture ou à des traitements inhumains, un État doit-il lui octroyer un visa humanitaire ou peut-il la laisser souffrir ? La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), sous pression de la Commission et des États-membres de l’UE, s’est déclarée incompétente en la matière. La question reste donc ouverte.

Le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) ne veut pas tenir compte du jugement prononcé par le tribunal. Il persiste à refuser de délivrer un visa humanitaire à la famille d’Alep qu’une famille belge veut accueillir chez elle. « La seule option qu’il laisse à des gens en grand besoin d’aide humanitaire, c’est de tenter de venir en Europe via des passeurs », constate Me Mieke Van den Broeck, avocate de la famille.

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés de ce 20 juin, le réseau Amitié sans frontières appelle le gouvernement belge à changer de politique : « Au lieu de tout faire pour “décourager” les réfugiés de venir chercher l’asile ici, la Belgique devrait prendre sa part. »

Désormais, les nouveaux arrivants dans notre pays devront déclarer qu'ils respecteront les lois, normes et valeurs nationales, comme, entre autres, l'égalité entre homme et femme. Intégrer ces nouveaux venus à notre société est évidemment très important. Mais cette déclaration y contribuera-t-elle ? Ivo Flachet, avocat au PTB, réagit.

Le weekend dernier, le nonantième anniversaire de Bob Maes était fêté dans un cercle très fermé. Bob Maes est le fondateur de la milice privée d’extrême droite – entre temps interdite – VMO. Parmi les présents, il y avait entre autres le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts et le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Theo Francken, tous deux membres de la N-VA*.