F-16

Une vraie mascarade. Réunie en « urgence » ce 13 avril, la commission Défense du parlement a été le théâtre d’un court-circuitage de haut niveau. Avec une mise en scène qui bafoue toute possibilité de contrôle démocratique, le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) a tenté de faire avaler à tout le monde que ni son parti, ni certains au sein de l’armée, ne roulent pour la multinationale de américaine Lockheed Martin.

Le PTB considère que le prix de l’avion de chasse Lockheed-Martin F-35, censé remplacer les F-16, est proprement effarant. Sur base d’une estimation du ministère néerlandais de la Défense, l’achat de tels appareils coûterait à l’Etat belge un pactole de 5 milliards, auquel s’ajoute le coût d’entretien annuel de 283 millions d’euros. Ce choix est antidémocratique. Selon une enquête de l’Université d’Anvers, seuls 25 % des Belges approuvent le remplacement des F-16. Logique : un tel achat ne répond à aucun besoin social, économique ou même militaire.

Dans son intervention au Parlement, Raoul Hedebouw a insisté sur le fait que, pour le PTB, non seulement les méthodes barbares, mais aussi les objectifs de l'EI étaient condamnables. Mais, pour le PTB, une intervention militaire en Irak ou en Syrie n'est pas la solution, mais une composant€ du problème. Raoul Hedebouw a également condamné le fait que des F16 étaient déjà partis avant le vote au Parlement.

En ce mois d’août 2014, les commémorations de la Première Guerre mondiale nous remontrent les images de l’horreur de la Grande Guerre qui, voici tout juste un siècle, semait la mort et la dévastation dans notre pays et dans le monde. Alors que les discours répètent à l’envi « Plus jamais ça ! », en ces mêmes jours d’août, la coalition de droite en négociation pour la formation du gouvernement fédéral entame le chapitre de la Défense dans ses projets gouvernementaux. Et quelle est la première décision qu’elle prend ? Acheter des avions de guerre !