#larésistancesociale

Cette semaine, l’association de femmes Femma, les organisations écologiques et les syndicats ont dû, à nouveau, encaisser une avalanche de critiques. « Soit le mouvement dissout la politique gouvernementale, soit le gouvernement dissout la société » écrit Peter Mertens, le président du PTB, sur Knack.be. Le texte a ensuite été traduit et publié sur levif.be. Le voici.

Ce lundi matin, nous avons fait le tour des piquets autour de l’aéroport de Zaventem. Et il y en avait beaucoup… Partout, c’est l’obligation de travailler plus longtemps qui suscite le plus de colère. « La flexibilité ajoutée à un métier lourd, ça veut dire travailler jusqu’à ce qu’on finisse par dépendre de la mutuelle. »

Zonings bloqués, centres commerciaux fermés, écoles à l’arrêt, étudiants solidaires des grévistes... Dans le Brabant-wallon, la grève a été très bien suivie ce lundi 8 décembre. La combativité était claire aux piquets, et au grand rassemblement syndical qui a eu lieu au centre de Wavre, au cœur même de la ville du Premier ministre Charles Michel.

Ce lundi 8 décembre était jour de grève tournante, pour le troisième lundi de suite. Cette fois, c’est au tour des Brabants et, donc, de Bruxelles. Retour sur une grève qui a paralysé la capitale, mais pas ses travailleurs.

« Après les 120 000 du 6 novembre, ce troisième lundi de grève est l’expression démocratique d’un mouvement d’opposition profond, national et  interprofessionnel contre le gouvernement Michel - De Wever. Ce mouvement prend de l’ampleur au fur à mesure des semaines et s’enracine dans de plus en plus de couches de la société. Aujourd’hui, le centre du pays est quasiment paralysé et la détermination est bien présente pour gagner le bras de fer contre le gouvernement », commentait ce matin Peter Mertens, le président du PTB, en visite aux piquets de grève à l’aéroport national, à la RTBF -VRT, à la SNCB et à Audi. 

Plus de 150 militants du Parti du Travail de Belgique (PTB) sont allés soutenir les travailleurs et délégués à plus de 200 piquets d'entreprises, administrations, écoles et nombreuses autres petites et moyennes entreprises en grève aujourd'hui en Région Bruxelles-Capitale. Ils étaient accompagnés de Peter Mertens, président du PTB, Raoul Hedebouw, député fédéral du PTB et les députés régionaux bruxellois Michael Verbauwhede, Mathilde El Bakri, Youssef Handichi et Claire Geraets.

« Une mobilisation jamais vue dans le Brabant Wallon », explique Liza Lebrun, présidente du PTB Brabant Wallon. Nous avons plusieurs retours dans ce sens. Nivelles et Wavre sont bloqués. Les ronds-points du zoning de Rixensart sont barrés. Même le campus de Louvain-la-Neuve est en partie bloqué. »

« Dans le Brabant flamand, cette grève provinciale est également un succès, déclare Sander Vandecapelle, président du PTB Brabant flamand. A 7 heures ce matin, plus de 300 entreprises de la province étaient déjà en grève. Aux piquets, on est frappé de la grande détermination des grévistes à poursuivre l’action jusqu’à ce que les plans du gouvernement soient retirés de la table.

Ce 6 décembre, quelque 250 personnes sont parties à la chasse aux cadeaux avec Saint-Nicolas à Anvers. Elles montraient ainsi qu’elles n’appréciaient pas qu’énormément d’enfants reçoivent très peu alors que d’autres croulent sous les cadeaux.

« La grève ne sert à rien » a dit Bart De Wever, le Premier ministre de l’ombre.
Deux grèves générales régionales d’Anvers au Hainaut, des Flandres jusqu’au Luxembourg, en passant par le Limbourg, Namur et Liège et 120 000 manifestants plus tard, les inquiétudes s’expriment : « Côté patronal c’est plutôt la sidération (non feinte). L’ampleur du mouvement surprend et agace », admet Le Soir1.

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