#larésistancesociale

Dans la province d’Anvers, la grève a démarré dès dimanche en fin d’après-midi, avec la mise à l’arrêt du pilotage portuaire. Dès 17 heures, plus aucun bateau ne pouvait entrer dans le port ni en sortir. Dans le nuit de dimanche à lundi, dès 2 heures, de grands piquets de grève ont bloqué tout accès aux grandes entreprises de pétrochimie. Toutes les grandes entreprises anversoises sont en grève.

140 militants du PTB sont allés à la rencontre des grévistes et ont visité des piquets dans l'industrie, les grands magasins, le transport, les administrations, les écoles, les hôpitaux et même des hôtels... La grève générale la plus large depuis des dizaines d'années, malgré les pressions.

Dans le Hainaut, dès tôt ce matin, la grève semblait encore plus suivie que le 24 novembre. « Cette grève est un succès, explique Germain Mugemangango, président provincial du PTB. La plupart des secteurs sont bloqués, comme peuvent en témoigner les membres du PTB qui ont été nombreux à apporter leur soutien aux piquets. » C'est en effet le cas des secteurs de production industrielle, mais aussi d’un grand nombre d'écoles, de structures hospitalières, de homes, d’administrations, de magasins de la grande distribution et même de certaines enseignes du petit commerce. On a même noté le blocage total de l'aéroport de Charleroi.

Depuis ce matin 5h30, six équipes de militants du PTB sillonnent la province de Namur, pour aller à la rencontre des travailleurs en grève, formant piquet devant leur entreprise ou zoning, voire bloquant des rond-points ou des routes nationales. Partout apparait une grande volonté de continuer le mouvement jusqu'au retrait des mesures antisociales du gouvernement Michel - De Wever. Le langage menaçant du patronat ces derniers jours semble n'avoir que renforcé cette détermination des travailleurs. "La peur va changer de camp" dit le calicot déployé par les métallos de MTS-Ariston, rejoints par leurs collègues de Ronveaux et Telewal (fermé) ont érigé cette banderole sur le rond-point de Bauce (N90 à Malonne): L'intimidation patronale ne fonctionne pas.

Après trois grèves tournantes les dernier lundi, une grève générale a eu lieu dans tout le pays ce lundi 15 décembre. Tout le pays à l'arrêt, et une grande détermination aux piquets. « Nous continuerons jusqu'à ce que le gouvernement plie », a-t-on entendu aux piquets. Sidérurgistes, aides soignants, personnel communal, petits commerçants, étudiants, artistes, journalistes, police : la mobilisation a été large. Reportage.

Beaucoup de monde vendredi soir à la Caserne Fonck au meeting du PTB « un soir pour la résistance sociale ». Les 400 participants ont pu, dans un cadre convivial et original, entendre et rencontrer la diversité et toute la richesse du mouvement social qui mène la lutte actuellement contre les politiques d’austérité des gouvernements.

Ces derniers jours, les patrons et le gouvernement se lancent dans des attaques contre la grève générale de ce lundi 15 décembre et même contre le droit de grève en général. Nous avons posé quelques questions à l’avocat Jan Buelens (Progress Lawyers Network), spécialisé entre autres dans le droit du travail collectif : Les barrages sont-ils punissables ? Le droit de grève doit-il être limité ? Et qu’en est-il de ce droit au travail ? 

La grève contre les plans sociaux et économiques du gouvernement de Michel – De Wever serait une « grève politique » selon Bart De Wever. Ce dernier va même qualifier la FGTB de « bras armé du PS » ou d’ennemi intérieur. Toute ressemblance avec Margaret Thatcher qui a brisé le mouvement syndical dans les années 1980 pour imposer sa politique ultra-libérale aux britanniques serait purement fortuite.

Le gouvernement prévoit une attaque sur plusieurs fronts contre les salaires. Si ces mesures passent, ce sont plusieurs centaines d'euros que perdront les travailleurs de ce pays. Le gouvernement dit que c'est indispensable pour relancer l'économie car "le coût salarial est trop élevé". Qu'en est-il et est-ce bien vrai? Le service d'études du PTB analyse les mesures de l'accord gouvernemental et répond aux arguments pro-patronaux du gouvernement Michel-DeWever. 

Vendredi 12 décembre à 11h, le PTB mènera une action « Taxe des millionnaires » devant la Tour du Midi à Bruxelles. Une nouvelle enquête montre que 85 % des Belges soutiennent un impôt sur les fortunes de plus d’un million d’euros. Le soutien à la taxe des millionnaires du PTB semble donc plus important que jamais.

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