#larésistancesociale

Le 13 janvier, les syndicats décidaient de donner une chance à la concertation sociale et suspendaient provisoirement de nouvelles actions. Après diverses négociations du groupe des 10 – qui comprend les dirigeants des organisations syndicales et patronales –, on est encore bien loin d’un accord sur une éventuelle marge salariale pour 2015-2016. Et le relèvement de l’âge de la pension à 67 ans, le maintien et la préservation des services publics et la mise à contribution des grosses fortunes n’ont même pas encore été abordés. Ces trois points constituent pourtant, outre la suppression du saut d’index et la libre négociation salariale, l’enjeu de la résistance sociale.

Alors que tout le monde parle ces temps-ci de liberté d’expression et de la défense des libertés démocratiques, Denis Ducarme (MR) annonce le dépôt en février d’une proposition de loi pour limiter le droit de grève et en particulier les piquets.

Le 15 janvier, le gouvernement, les employeurs et les syndicats se rencontreront dans le cadre d’une discussion sur la destination de l’enveloppe bien-être, sur la problématique de la fin de carrière et sur la création d’emplois. Au-dessus des têtes plane de spectre de nouvelles actions syndicales.

« Nous n’avons pas de passé commun, mais nous avons un présent commun et nous aurons un futur commun. » C’est par ces mots qu’Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue Politique et un des intervenants de l’ « apéro spécial Zemmour » organisé dans les Marolles par une série d’associations progressistes ce midi, a conclu son intervention. Retour sur les deux visages qu’a montré Bruxelles aujourd’hui.  

Mardi 30 décembre, Michaël Verbauwhede, député bruxellois du PTB, était l’invité de Bel RTL, dans le cadre d’une série sur les jeunes politiciens. Le parlementaire de 28 ans a évoqué de nombreux sujets, dont la situation à Bruxelles : « Il n’y a pas de coupes budgétaires parce qu’on est à l’os ! » a-t-il déclaré, en rappelant qu’une famille sur trois vit sous le seuil de pauvreté dans la capitale.

Que penser de la décision du gouvernement d'approuver le mini-accord conclu par les partenaires sociaux ? Charles Michel parle d'un gouvernement qui « place la paix sociale sous le sapin de Noël ».Il apparaît pourtant qu'aucune concession essentielle n'a été fait et que patrons et gouvernement n'essaient qu'une chose : gagner du temps.

Après 124 jours de grève – une grève historique ! –, les travailleurs de BM&S, cette entreprise de sous-traitance qui nettoie les trains de la SNCB, ont obtenu une victoire importante : les deux délégués et trois intérimaires abusivement licenciés sont réintégrés.

Raoul Hedebouw a accompli une promesse. A l’occasion des discussions sur le budget au Parlement, il a transmis au Premier Ministre les nombreux témoignages qu’il avait recueilli durant les journées de grève de ces dernières semaines.

Le bourgmestre de Belgique répète mille et mille fois les mêmes histoires. Un exemple : « Nous sommes tous assis sur la même branche. » Pourtant, « rien n’est moins vrai. Ce qui est bon pour le comte Lippens ne l’est pas nécessairement pour tous les autres » : c’est ce qu’explique Peter Mertens, le président du PTB, dans l’article d’opinion ci-dessous, paru dans l’hebdomadaire Knack.

« C’est la plus grande grève qu’a connue notre pays en trente ans ; le signal de la population est donc très clair. L’action a eu lieu dans pour ainsi dire tous les secteurs, les routes sont désertées, la population active s’est croisé les bras. Il est vraiment temps pour une autre politique, dans laquelle les gens tiennent la place centrale et qui ose investir dans le renouveau social », a réagi Peter Mertens, le président du PTB, en tournée de solidarité aux piquets ce lundi.

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