#larésistancesociale

Le PTB « comme un poisson dans l’eau » au sein du mouvement social, comme lors de la manifestation du 24 mai. C’est ce qu’explique Raoul Hedebouw dans ce reportage du JT de la RTBF de ce vendredi 27 mai.

« Face à la peur, nous voulons opposer la solidarité », tel était le message des organisations syndicales du Hainaut qui étaient en action ce lundi 23 novembre.

Plus de 100 000 personnes ont manifesté ce mercredi 7 octobre pour exprimer leur ras-le-bol des mesures d'austérité. Un récent sondage a montré que 84% des Belges estiment qu’avec le tax shift du gouvernement, il n’y aura pas d’impact positif sur le pouvoir d’achat. La majorité des Belges ne marchent manifestement pas dans le marketing du gouvernement et ils ont raison.

Ce 7 octobre, à nouveau 100.000 personnes sont descendues dans les rues de Bruxelles pour protester contre la politique antisociale du gouvernement. Il était frappant de constater le nombre de travailleurs, en particulier les jeunes, qui en ont ras-le-bol des mesures d’austérité et qui exigent que l’on fasse contribuer les nantis. Dans le cortège, on entendait ou lisait un peu partout l’exaspération par rapport au fait que, à chaque fois, ce sont les travailleurs qui doivent payer, alors qu’on laisse les très riches bien tranquilles.

Le gouvernement a profité des vacances d’été pour faire passer son tax shift (glissement fiscal) antisocial. A l'occasion de ManiFiesta, le PTB a lancé sa nouvelle campagne d’automne « Il y en a assez pour tout monde ». Une invitation à participer à la résistance et à proposer des alternatives. Dans cette interview à Solidaire, Peter Mertens, le président du PTB, revient sur ce faux tax shift et sur cette nouvelle campagne.

« Face à la politique du gouvernement de l’élite Michel-De Wever, une vague de résistance sociale a déferlé sur le pays. Les syndicats en sont la colonne vertébrale, renforcés par plus de 1 000 organisations sociales au sein de mouvements citoyens comme Hart Boven Hard et Tout Autre Chose. Entre le gouvernement et le mouvement social, c’est 1-1 à la mi-temps », selon Peter Mertens. La seconde mi-temps est prévue en automne : une nouvelle manifestation nationale en front commun syndical est annoncée pour le 7 octobre à Bruxelles. Jetons un coup d’œil rétrospectif sur la première mi-temps pour que les mouvements sociaux gagnent la seconde. 

Depuis plus de 7 mois, la résistance sociale met la pression sur le gouvernement. Un mouvement sans précédent. Pourtant, depuis le début, il semble que certaines voix qui affirment s‘opposer aux mesures du gouvernement soient plus préoccupées par le résultat des élections de 2019 que par la nécessité de le faire reculer aujourd’hui.

Le 22 avril, les services publics étaient en grève. Précisément sept mois après que le mouvement citoyen Hart Boven Hard (le pendant néerlandophone de Tout autre chose) a mené ses premières actions contre l’austérité en Flandre. Le lendemain, le 23 septembre 2014, le front commun syndical organisait sa première concentration de militants. À l’époque, le gouvernement fédéral en était encore à ses premiers balbutiements. Où en est ce même gouvernement, après sept mois de résistance sociale ?

La grève a démarré hier soir ou ce matin, selon les secteurs. Rail, poste, transports en commun, administrations, écoles, ... Au menu ? La défense de nos services publics.

Raoul Hedebouw, député fédéral et porte parole du PTB, a accompagné le dépôt d’une plainte pour vol de 34.000 €. Il accompagnait Stavros, ouvrier dans l’automobile. Le PTB veut ainsi dénoncer la perte de salaire qu’occasionnera le saut d’index pour tous les travailleurs.

Pages