Marc Botenga

 
 

Greenpeace Pays-Bas vient de publier 248 pages de documents confidentiels qui servent de base au 13e round de négociations du traité de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne (TTIP). Selon le PTB, les documents contredisent les promesses formelles qu’a formulées la commissaire européenne Cecilia Malmström devant le Parlement belge. Le PTB demande donc l’arrêt des négociations et une nouvelle audition de Malmström par la Chambre.

250 000 personnes ont manifesté à Berlin ce samedi contre le TTIP et les autres traités de libre-échange pour le lancement de la semaine d’action qui se tient actuellement jusqu’au 18 octobre. Trois millions de personnes ont signé la pétition contre le TTIP. Cela confirme que la contestation grandit et que les dirigeants européens ont de plus en plus de mal à convaincre des prétendus bienfaits de ces accords.

Ils dansaient ensemble pour la paix. Quelques instants plus tard, une bombe explosait en plein milieu de la foule. Ce samedi 10 octobre, plus de 90 manifestants ont été tués à Ankara, la capitale de la Turquie, et 250 à 500 personnes blessées.

L’actuelle crise des réfugiés doit être traitée à la racine. Bien des Syriens et des Irakiens fuient aussi et surtout parce qu’ils en ont assez des combats. Douze millions de Syriens, soit plus de la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire. Dans une telle situation, la toute première priorité doit toujours être de faire taire les armes. L’histoire montre que c’est possible. 

Le 5 juillet, les Grecs iront voter pour un référendum sur la politique austéritaire européenne. Le Premier ministre Alexis Tsipras a été clair : « Avec un non clair et massif, nous enverrons le message que la Grèce ne capitulera pas ». Mais la démocratie, cela ne plaît pas à la nouvelle aristocratie européenne.

Pour la plupart des observateurs, il y avait deux scénarios à l’issue du Sommet européen extraordinaire de lundi soir sur la Grèce. Soit une capitulation totale du gouvernement grec, soit une rupture définitive censée aboutir à la sortie de la zone euro. Si le Premier ministre Tsipras se cramponnait à ses « lignes rouges », ce second scénario semblait inévitable car, pour les gros pontes de l’Union européenne, il fallait une fois encore opérer des saignées sur les pensions et instaurer des tarifs TVA plus élevés. Avec sa nouvelle proposition, le gouvernement grec essaie de ménager la chèvre et le chou.

Sur invitation du Parlement grec, le député du PTB, Raoul Hedebouw, a participé à Athènes à la présentation du rapport sur la dette publique grecque. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, et Cephas Lumina, expert des Nations-Unies sur la dette et les droits de l'Homme, étaient également présents.

Le 25 janvier, le peuple grec a voté pour un gouvernement promettant de mettre en place un plan d’urgence humanitaire et relancer l’économie. Depuis, on assiste à une véritable épreuve de force entre la Grèce et l’Union européenne. A l’appel d’une large plateforme d’organisations, une manifestation de solidarité aura lieu le 21 juin à Bruxelles.

« Le TTIP, le traité transatlantique en cours de négociation, est un cheval de Troie antidémocratique qui menace nos normes sociales, environnementales ou alimentaires. Il doit être rejeté », déclare Raoul Hedebouw. Le PTB a participé à la journée internationale d’action contre le Traité de libre échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne ce samedi 18 avril et donne déjà de nouveaux rendez-vous.

En mars, la Grèce a dû rembourser plus de deux milliards d’euros au Fonds monétaire international (FMI). Pour le 9 avril la Grèce devrait rembourser encore 460 millions. Entre-temps, l’Union européenne refuse de débloquer les 7,2 milliards d’euros qu’attend la Grèce pour passer les prochains mois. La raison officielle ? Le gouvernement grec ne présenterait pas les réformes justifiant le déblocage de cette aide. Pourtant le gouvernement grec a présenté des plans de réformes, à plusieurs reprises. Va-t-on vers un clash entre Athènes et Bruxelles ?

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