Gérard Mugemangango

 
 

Le Conseil des ministres a approuvé vendredi passé un nouveau projet de loi sur les services postaux. Tout droit sorti des tiroirs de la Commission européenne, ce projet revoit à la baisse les conditions d'accès au marché postal belge pour les entreprises privées. Ce qui entraînera une diminution de la qualité du service et menacera directement la survie financière de notre service postal public.

Les postiers seront en grève ce lundi 13 juin. La tentative de rachat de la poste néerlandaise a fait déborder le vase, déjà rempli à ras bord depuis des décennies : suppression des emplois, fermetures de bureaux de poste par manque de personnel, augmentation de la productivité, flexibilité imposée, heures supplémentaires non rémunérées, les salaires mal calculés... Explications.

À bpost, les trois syndicats ont déposé un préavis de grève, au nord comme au sud du pays, pour « couvrir toute action qui pourrait éclater ». Les postiers ont des tas de raisons d’entrer en action. Une charge de travail encore et toujours bien trop lourde rendra la réforme des fins de carrière encore plus insupportable. Et des mesures supplémentaires du gouvernement attaquent les conditions et le volume de l’emploi ainsi que la qualité du service postal.

Le front commun syndical de la poste appelle à manifester le mercredi 2 juillet dès 11h devant le cabinet du Ministre de l’Economie Johan Vande Lanotte (sp.a). En effet, c’est cette semaine que le gouvernement (en affaires courantes) décidera quel opérateur postal pourra se porter candidat pour avoir le marché des journaux, et le subside qui va avec. Le front commun exige que lors de l’attribution du nouveau contrat, l’on tienne compte de la qualité des conditions de travail.