Ivo Flachet

 

Depuis les élections de juin 2014, les partis au pouvoir au niveau fédéral bloquent le paiement de la totalité de la dotation publique à laquelle le PTB a droit.

Des factures d’eau, de gaz ou d’électricité qu’on vous réclame encore 5 ans plus tard ? Le gouvernement Michel veut s’assurer que c’est bien possible. Pour cela, il a glissé une modification du code civil au milieu d’un texte de loi fourre-tout, surnommé à juste titre « Pot-pourri ».

Ce jeudi 15 juin, le gouvernement Michel a tenté d'obtenir une majorité des deux tiers au Parlement pour prolonger la durée d'une garde à vue sans l'intervention d'un juge d'instruction. Il n'y est pas parvenu. Voici l'appel que le PTB avait lancé à toutes les forces démocratiques au Parlement pour voter contre cette modification de la Constitution.

La N-VA a pas mal de casseroles qui s’accumulent, ces derniers temps. Le parti nationaliste ne diffère pas des autres partis traditionnels. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes des citoyens, le parti de droite tente d’orienter les tirs sur tout autre chose que sa propre incompétence, sur Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, par exemple.

Ces derniers mois, il est beaucoup question du financement du PTB. En particulier parce que le parti, qui est représenté au Parlement depuis juin 2014, ne reçoit pas la totalité de la dotation publique à laquelle il a droit. Le 8 février, la Commission de contrôle sur les dépenses électorales et la comptabilité des partis politiques s’est à nouveau penchée sur la dotation du PTB. Comment fonctionne le système des dotations aux partis politiques ? Pourquoi, depuis deux ans et demi, le parti ne reçoit-il pas la dotation à laquelle il a droit ? Et en quoi le PTB est-il différent des autres partis ?

La réunion de la « Commission de contrôle des dépenses électorales et de la comptabilité des partis politiques » à la Chambre a été le théâtre d’un spectacle grotesque. Pour la cinquième fois, les partis au pouvoir ont refusé de prendre une décision sur la dotation publique à laquelle le PTB a droit, et sans qu’aucun nouvel élément ne soit mis sur la table.

Gwendolyn Rutten a un problème. La présidente de l’Open Vld a découvert que la résistance à la politique socioéconomique dont son parti est coresponsable ne cesse de croître. Elle veut donc axer davantage le débat sur les réfugiés.

Refuser six jugements ordonnés par des tribunaux et démarrer une campagne sur Twitter contre des « juges qui n’ont pas les pieds sur terre ». Si un simple citoyen osait faire ça… La N-VA y va très, très fort. Elle veut revoir la Convention européenne des Droits de l’homme, remettre en question la Convention de Genève et aimerait beaucoup pouvoir limiter la liberté d’expression. Et, comme l’a fait savoir le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken hier au Parlement, désormais, elle ne veut plus reconnaître l’État de droit non plus.

Aujourd'hui, dans la législation belge, tous les éléments sont présents pour intervenir avec fermeté contre les personnes radicalisées et les combattants de retour de Syrie lorsqu'ils se sont rendus coupables de faits punissables. La question est donc de savoir pourquoi on n'en fait pas davantage pour mieux suivre ces personnes et, au besoin, pour les poursuivre.

Mardi 7 juin, les magistrats et le personnel de la Justice se sont rassemblés à l'intérieur et à l'extérieur des palais de justice pour protester contre l’austérité dans la Justice. À Bruxelles, plus de 600 personnes étaient présentes ; à Anvers, ils étaient une bonne centaine. Tous dénoncent les coupes budgétaires, l’empiétement du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire et la limitation de l'accès à la Justice.

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