Kris Peeters

Dans la nuit du 25 au 26 juillet, le gouvernement Michel s’est mis d’accord sur une série de mesures, qu’il veut faire voter en octobre et novembre. Pense-t-il qu’elles passeront sans réaction ? Vu la gravité de ces mesures, plusieurs syndicalistes ont annoncé que l’automne serait socialement chaud.

Kris Peeters a sorti en juillet dernier – au milieu des vacances – son avant-projet de loi sur le « travail faisable et maniable ». Concrètement, si ce projet passe, il transformera la semaine des 38 heures en une coquille vide.

Le ministre de l’Emploi Peeters aime apparemment profiter de l’été pour lancer des réformes. Après celle de la semaine de travail de 38 heures dévoilée il y a quelques jours, Kris Peeters veut maintenant chipoter dans la loi qui régit nos salaires : ils resteront bloqués les prochaines années.

On doit tous travailler plus longtemps. Tous ? Non, des irréductibles parlementaires ont décidé de maintenir leurs privilèges...

Le président du CD&V, Wouter Beke, a récemment déclaré que son parti était « le plus féministe » du pays. Mais, au cours de la même semaine, son collègue de parti, le ministre de l'Emploi Kris Peeters, dépose un projet de loi sur le travail à temps partiel. Un projet que Michelle Heijens, spécialiste des soins de santé et collaboratrice du service d'étude du PTB, qualifie de « très hostile aux femmes ».

« - Chérie, tu termines à 14h vendredi ? Tu peux aller chercher les enfants ? - T’es fou, on est mardi, je ne sais pas encore si je travaille vendredi. » Voilà le genre de galère qui risque d’arriver avec la réforme du ministre Peeters pour les travailleurs à temps partiel (baptisé « contrat zéro heure »). Pour le PTB, il est temps d’aller à contre-courant en instaurant le semaine des 30 h.

Mardi, au Parlement, le débat sur le saut d’index s’est poursuivi jusqu’aux petites heures sous la pression du gouvernement qui veut à tout prix faire passer cette mesure. « Si vous voulez vraiment vous attaquer au handicap salarial, je vous invite à rejoindre les travailleurs berlinois qui manifestent pour réclamer une hausse des salaires », a déclaré Raoul Hedebouw au ministre de l’Economie Kris Peeters (CD&V).