N-VA

Redouane Ahrouch, conseiller communal à Anderlecht, a été licencié par la STIB. Fondateur du parti Islam, il avait défendu la séparation des entrées des hommes et des femmes dans les transports en commun. Lors de son passage à RTL, il avait refusé de regarder une chroniqueuse dans les yeux. Il en a ensuite fait de même face à la secrétaire d’État N-VA, Zuhal Demir sur le plateau de l'émission « De Afspraak ». Le comportement d’Ahrouch a choqué. Mais comment combattre ses idées ? Et à qui profite réellement la polémique ?

Selon Bart De Wever, la sortie du nucléaire pour 2025, prévue depuis 2003, ferait exploser le prix de l'électricité et coûterait très cher aux citoyens. Mais les faits le contredisent : la seule véritable issue est un choix résolu pour les énergies alternatives.

« Ceux qui sont contre ma politique sont pour une politique de frontières ouvertes », selon Bart De Wever. « C’est ça ou la régularisation massive », affirme Charles Michel. Comme pour les pensions et tous les dossiers où le gouvernement Michel est en difficulté, c’est le même refrain : les opposants mentent et l’opposition n’a pas d’alternative. Vraiment ?

Malgré les nouvelles révélations selon lesquelles le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration Theo Francken a menti depuis le début dans l’affaire du renvoi de réfugiés vers le Soudan, le Premier ministre a décidé de continuer à le couvrir. Preuve que Charles Michel a besoin de la N-VA pour se maintenir au pouvoir et continuer sa politique d’austérité.

La N-VA a pas mal de casseroles qui s’accumulent, ces derniers temps. Le parti nationaliste ne diffère pas des autres partis traditionnels. Au lieu de s’occuper des vrais problèmes des citoyens, le parti de droite tente d’orienter les tirs sur tout autre chose que sa propre incompétence, sur Unia, le Centre interfédéral pour l’égalité des chances, par exemple.

Aujourd'hui, dans la législation belge, tous les éléments sont présents pour intervenir avec fermeté contre les personnes radicalisées et les combattants de retour de Syrie lorsqu'ils se sont rendus coupables de faits punissables. La question est donc de savoir pourquoi on n'en fait pas davantage pour mieux suivre ces personnes et, au besoin, pour les poursuivre.

Marc Descheemaecker a été le CEO de la SNCB. En 2013, il annonce son ralliement à la N-VA. Grand partisan du plan de la ministre MR, Jacqueline Galant, il accuse régulièrement les syndicats d'être responsables de tous les maux de la SNCB et annonce sans détours qu'il faudra encore détruire des milliers d'emplois dans les chemins de fer. Mais au fond, quel est le vrai bilan du « règne » de Descheemaecker ?

Michaël Verbauwhede, spécialiste SNCB du Parti du Travail de Belgique (PTB) : « le bon sens recommande de fusionner SNCB et Infrabel. Pas de morceler nos trains en 6 sociétés comme le veut la N-VA. »

Qu'il s'agisse de politique intérieure, de politique européenne ou de négociations autour de l'accord de libre échange transatlantique (TTIP), c'est à un rythme accéléré que Bart De Wever a fait de son parti, qu'il dit populaire, un parti de la classe ultra supérieure. Il pourrait avoir l'honnêteté de le reconnaître.

« Ceci n’est plus du #dailyracism, mais du #organizedracism. Par ses déclarations, le Premier ministre de l’ombre donne simplement raison à tous les racistes, a réagi Zohra Othman, échevine PTB de la Jeunesse dans le district anversois de Borgerhout. La guerre menée par la NVA à l’encontre de la lutte contre les discriminations donne carte blanche aux entreprises pour discriminer en toute impunité. » Le PTB propose tout au contraire de dépister plus systématiquement la discrimination et de la sanctionner via une inspection de l’égalité.

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