Doel

Le gouvernement permet que les centrales nucléaires restent ouvertes plus longtemps, mais un accord belge sur la distribution des efforts concernant le climat n'est toujours pas là. « Il n’est guère étonnant alors qu’hier, au sommet de Paris sur le climat, la Belgique ait été désignée comme “fossile du jour” », selon le PTB. Qui propose un plan climatique national sous contrôle citoyen et soutient l’appel à la manifestation nationale de ce dimanche 6 décembre, à Ostende.

Le gouvernement veut à tout prix maintenir les centrales nucléaires Doel 1 et Doel 2, malgré leur âge plus qu’avancé. Non pas en raison de la garantie d’approvisionnement, affirme le spécialiste PTB de l’énergie, Tom De Meester, mais uniquement pour assurer les profits d’Electrabel.

Le PTB s’oppose aux plans des négociateurs du gouvernement fédéral qui veulent prolonger l’activité des centrales nucléaires Doel 1 et 2. Le PTB souligne le danger mortel de cette option, et veut que les bénéfices exorbitants du nucléaire soient désormais consacrés à investir dans la production d’énergie durable.

Jan Bens, haut responsable du contrôle du nucléaire et ancien directeur de la centrale nucléaire de Doel peut bien estimer « très surprenant » que les réacteurs Doel 3 et Tihange 2 ne sont pas sûrs. Tom De Meester, spécialiste PTB de l’énergie, n’est pas étonné. Pas alors qu’il y peu, tous les experts ont qualifié leur redémarrage d’« irresponsable ». « Le gouvernement n’aurait jamais dû laisser tomber le principe de précaution », a-t-il déclaré dans une carte blanche parue ce 28 mars dans De Standaard.