Fiscalité

Il y a plus de six mois éclatait l’affaire Publifin. Puis Publilec et Brackegate en Flandre. Puis encore le Samusocial à Bruxelles. Le tout agrémenté des soubresauts du Kazakhgate. « Des brebis égarées », « des gens qui ont oublié leurs valeurs », « des personnalités corrompues », « des affaires différentes qui n’ont rien à voir entre elles », nous a-t-on juré, de M. Di Rupo à Mme Rutten en passant par MM. Chastel et De Wever. Vraiment ? La corruption est-elle une exception dans notre système ? Le conflit d’intérêt, un simple dérapage ? Ou s’agit-il d’une pratique généralisée qui permet au système de fonctionner ? Retour sur les affaires Publifin, Samusocial et autres Brackegate ou Kazakhgate.

« Il faut arrêter de prendre la population en otage. Peu importe qui le fait, il faut supprimer cette redevance TV ! » Voilà qui résume le sentiment de Damien Robert, responsable de la campagne pour la suppression de la redevance TV pour le PTB.

Le service d’études du PTB a analysé l’implication des dix plus grandes fortunes de Belgique dans les paradis fiscaux. Une des révélations de ce dossier concerne Alexia Bertrand, cheffe de cabinet du vice-Premier ministre Didier Reynders (MR) et administratrice du groupe AvH, actif dans de nombreux secteurs.

Le service d’études du PTB a analysé l’implication des dix plus grandes fortunes de Belgique dans les paradis fiscaux. Peter Mertens, président du PTB : « Les dix familles étudiées sont toutes milliardaires. Toutes sont impliquées dans des paradis fiscaux. À ce niveau, ce n’est donc pas l’exception, mais la règle. »

Ce mardi 14 mars 2017, la commission des Finances de la Chambre devrait voter la « proposition visant à instituer une commission d’enquête parlementaire chargée de finaliser la mission de la commission spéciale fraude fiscale internationale/Panama Papers ». Mais ce changement de statut s'accompagne d'une exclusion des partis qui ne sont pas membres d'un groupe parlementaire reconnu. Comme le PTB...

Le dossier du PTB sur le top 50 des ristournes fiscales dont profitent les multinationales en Belgique n'a pas plus à la fédération patronale FEB, ni à la banque KBC, dont le nom figure en tête de ce classement. Marco Van Hees, député et expert fiscal du PTB, répond.

Une nouvelle étude du PTB révèle que les cadeaux fiscaux aux multinationales ont fait perdre des milliards d’euros à la collectivité. Moyenne pour le top 50 de ces entreprises ? 2,7% d’impôts, au lieu des 33,99 % du taux normal. Un manque à gagner de 6,9 milliards d’euros : c’est plus que le trou budgétaire que le gouvernement cherche à combler. C'est là qu’il doit aller chercher l’argent, et pas dans les poches des simples citoyens. Explication au JT de RTL avec Marco Van Hees, député et expert fiscal du PTB.

Le PTB a analysé les 50 sociétés qui ont le plus bénéficié des ristournes fiscales. En 2015, elles ont empoché 6,9 milliards d’euros de cadeaux fiscaux. Où va cet argent ? Qui sont les fortunes derrière ces multinationales qui ne paient (quasiment) pas d’impôts ?

Ce lundi 5 septembre, à l’appel du PTB de Seraing, quelque 350 habitants de la ville ont manifesté pour protester contre l’augmentation astronomique de la taxe sur les déchets décidée par la majorité communale. De très nombreux ménages ont ainsi vu leur facture doubler ou tripler, atteignant parfois plusieurs centaines d’euros.

La multinationale Caterpillar a manifesté son intention de fermer son usine située à Gosselies. « On ne peut pas accepter cette fermeture, a expliqué Raoul Hedebouw, le porte-parole national du PTB sur les plateaux de télévision. Les travailleurs ont besoin d’une négociation ferme pour maintenir l’entreprise ouverte, le monde politique doit les y aider. »

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