Kim De Witte

Pensioenspecialist van de PVDA.

Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Les pensions dans notre pays sont parmi les plus faibles d’Europe. Le gouvernement Michel veut l’abaisser encore, via la pension à points.

Connaissez-vous ce sentiment désagréable de finir la soirée avec les poches vides et un ticket perdant de tombola en main ? Et si on vous disait que le gouvernement voulait instaurer ça pour nos pensions ? Cela porte même un nom : la pension à points. Voici tout ce que vous devez savoir à son sujet.

Les pensions sont hors de prix. Ou, du moins, c'est ce qu'on nous répète souvent. Kim De Witte, spécialiste pensions du PTB, indique que d'autres pays parviennent pourtant à financer des pensions plus élevées.

« Les propositions de pensions plus élevées semblent sympathiques mais, financièrement, c’est hors de prix », écrivait dans sa rubrique du Tijd Bart Van Craeynest, économiste en chef du gestionnaire de fortunes Econopolis. Réponse du spécialiste des pensions du PTB, Kim De Witte.

« Le gouvernement sait très bien que la mesure qui vise à priver les chômeurs de 50 ans et plus et les prépensionnés de 165 euros par mois pour leur pension est non seulement injuste, mais aussi illégale », ont réagi Peter Mertens, président du PTB, et Kim De Witte, spécialiste pensions du PTB dans une carte blanche parue sur LeVif.be.

Ce que les parlementaires veulent nous imposer ne vaut pas pour eux-mêmes. Travailler plus longtemps avant de pouvoir prendre sa pension ? Non, c’est bon pour les autres, pas pour eux. Pourquoi devrait-on continuer à appliquer d’autres règles aux politiciens professionnels qu’à toute la collectivité ?

Le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) annonçait en décembre que tout le monde pouvait désormais racheter ses années d’études pour avoir plus de pension. « En trois ans, l’investissement est récupéré », promettait-il. Kim De Witte, spécialiste des pensions du PTB, constate que « dans de très nombreux cas, il faut cinq, six ou même dix-huit ans avant de récupérer son investissement ».

Trois Belges sur quatre ne sont pas d’accord pour travailler jusque l’âge de 67 ans. C’est ce qui ressort d’une enquête de la société de travail intérimaire Tempo-Team auprès de 1 200 travailleurs.

Ce lundi 28 novembre, les trois syndicats mènent une action contre la diminution des pensions légales.

Cinq à sept ans de travail en plus, pour 300 euros en moins de pension. C’est la conséquence des décisions que le gouvernement a prises lors de son dernier conclave budgétaire, où il s’est attaqué aux pensions des agents de l’État, et notamment des professions lourdes. Mais les militaires n’ont pas l’intention de se laisser faire. Ce mardi 15 novembre, ils descendent dans la rue pour conserver leurs droits.

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