Damien Robert

 

Plus de 4000 travailleurs des services publics liégeois risquent de voir une partie de leur pension partie en fumée. En cause, la direction du fonds de pension Ogeo Fund, qui a utilisé cet argent pour spéculer dans l’immobilier. Explications d’un dossier sur lequel planent les ombres de la corruption et des petits arrangements de la caste politique.

Il y a quelques semaines, le gouvernement wallon MR-cdH a décidé de s’attaquer frontalement aux services publics et plus particulièrement aux transports publics wallons. Il envisage de faire passer toute une série de mesures qui vont rendre la vie des travailleurs des TEC et des usagers beaucoup plus pénible…

Le grand architecte du système corrompu de Nethys/Publifin Stéphane Moreau semble indéboulonnable, malgré les pressions de la population et d’une commission d’enquête. L’homme qui gagnait un million d’euros d’argent public est-il en train de négocier discrètement son départ sans poursuites ? Ou essaie-t-il de gagner du temps pour protéger d’autres secrets ? 25 minutes pour comprendre.

Il y a plus de six mois éclatait l’affaire Publifin. Puis Publilec et Brackegate en Flandre. Puis encore le Samusocial à Bruxelles. Le tout agrémenté des soubresauts du Kazakhgate. « Des brebis égarées », « des gens qui ont oublié leurs valeurs », « des personnalités corrompues », « des affaires différentes qui n’ont rien à voir entre elles », nous a-t-on juré, de M. Di Rupo à Mme Rutten en passant par MM. Chastel et De Wever. Vraiment ? La corruption est-elle une exception dans notre système ? Le conflit d’intérêt, un simple dérapage ? Ou s’agit-il d’une pratique généralisée qui permet au système de fonctionner ? Retour sur les affaires Publifin, Samusocial et autres Brackegate ou Kazakhgate.

L’affaire Publifin rebondit en Flandre, dans une nouvelle affaire qui implique aussi des élus flamands de tous les partis via la filiale Publipart. Celle-ci investit de l’argent public dans des fonds qui bafouent les droits humains. Le PTB veut le démantèlement immédiat de ce holding et demande également que les politiciens concernés restituent les sommes totalement disproportionnées qu’ils ont perçues. 

 Le PTB sera donc présent dans la commission d'enquête parlementaire concernant l’affaire Publifin. « Ce qui était impossible hier est devenu possible aujourd'hui », constate, satisfait, Frédéric Gillot, député régional wallon du PTB.

La commission d’enquête du Parlement wallon sur le scandale Publifin sera-t-elle aussi transparente qu’un mur de brique ? En se basant sur le règlement du parlement, les partis traditionnels excluent le PTB et Ecolo de la commission. Pourtant, le PTB est le seul parti à ne pas être du tout impliqué dans l’affaire Publifin. L’entre-soi est une mauvaise habitude très tenace.

Suite au scandale Publifin, une note a été discutée au bureau du PS sur la gouvernance et l’éthique. Avec ces règles, rien ne changera pour Stéphane Moreau et ses rentrées de 960 000 euros par an. Tout juste devra-t-il arrêter d’exercer sa fonction de bourgmestre.

Le scandale Publifin n’est pas un accident, c’est la faillite d’un système. Publifin est le résultat d’une façon de faire de la politique qui mélange une absence totale d’éthique et une vision libérale de la gestion des intercommunales qui permet à quelques individus de s’enrichir honteusement sur le dos de la collectivité. Pour le PTB, le dossier doit aboutir à une refonte des intercommunales, de leurs principes et de leurs règles.

Mardi 17h. C’est l’effervescence à la maison médicale de Médecine Pour le Peuple Seraing. Pour beaucoup, la tête est déjà à la fête des gens d’abord de samedi soir, que Médecine Pour le Peuple organise avec la section du PTB Seraing. Tout à coup, un homme fait irruption dans la salle d’attente et dépose une enveloppe sur le comptoir de la salle d’attente. Il part sans dire un mot.

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